‹ Nouvelle géographie illustrée à l'usage des écoles chrétiennes de la puissance du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 257 sur 272 · L'ATMOSPHÈRE-—MÉTÉOROLOGIE · texte numérisé non relu

L'ATMOSPHÈRE-—MÉTÉOROLOGIE

665.—L'atmosphère est la masse d'air qui ersoure le globe terrestre sur une hauteur d'environ 60 milles. L'air cest un gaz formé d’un mélange d'oxygène et d'azote et renfermant quelques parties d'acide carbonique, ete, éléments nécessaires à la vie des animaux et des végétaux.

666.—Les Météores sont les phénomènes qui se produisent dans l'atmosphère sous l'influence principale de la chaleur : on distingue les météores aériens, les météores aqueux et les météores lumineux.

667.—Les Météores aériens sont en général les vents,modifiés sous différents noms, Les vents sont des mouvements de translation de l'air, ayant pour cause principale les différences de température entre deux points de la masse atmosphérique.

668.—C'est ainsi que l'air chaud et léger de l'équateur s'élève vers les régions supérieures et se dirige vers les pôles, tandis que, pour rétablir l'équilibre rompu, l'air froid et plus lourd des pôles glisse en courants inférieurs vers l'équateur, Mais la régularité théorique de ces mouvements, ou de ces vents, est sans cesse modifiée par la rotation de la terre (qui produit les vents aisés), par la déclinaison du soleil (d'où résultent les moussons), par la disposition des con-

| tinents, qui s'échauffent plus facilement et se refroidissent plus rapidement que

les mers (climats excessifs et constants) ; enfin par une foule de circonstances accidentelles ou locales qui donnent lieu aux vents variables.

669..—Les vents alizés sont des vents constants qui souMent entre les tropiques, dans le sens de la marche du Soleil et contrairement à la rotation de la Terre, c'est-à-dire, de l'Est à l'Ouest, où mieux du N-E au S.-O., dans l'hémisphère boréal, et du S.-E, au N-0., dans l'hémisphère austral, En dehors des tropiques, des contre-alizés soufflent en sens différents des alizés. Les quatre zones de vents alizés sont séparées pur trois zones de calmes, situées, l'une un peu au Nord de l'équateur, les autres vers les tropiques.

670.—Les moussons (de l'arabe moussin, saison) sont des vents dérivés des alizés et périodiques qui, d'octobre en avril, souflent du N.-©., ct d'avril en octobre, du S.-0., elles sont surtout spéciales à l'Océan Indien, et sont produites par l'échauffement de l'air alternativement sur le continent Asiatique, on été, et le continent Africain en hiver. Le changement d'un mousson à l'autre cause de violents ouragans appelés {yphons, dans les mers de Chine, et cyclones (vents tournoyants), dans l'Inde et les Antilles.

671-—-Météores aqueux. Par l'immense évaporation qui 8: fait surtout à la surface des mers chaudes, l'air se sature d'hunidité, que les vents transportent sur l'étendue des continents; le refroidissement y donne lieu aux divers phénomènes des brouillards, des nuages, des pluies, de la rosée, de la gelée blanche, de la neige, de la gréle, ete. Nous ne pouvons traiter ici que des pluies,

672.—Les pluies vont porter la vie sur les continents et y alimentent los fleu-

| ves: mais elles ne se distribue as également partout : les régions chaudes en Bruges, Anvers, ete., au moyen-âge ; le Portugal, l'Espagne, la Hollande, du | ves ; mais elles ne se distribuent pas également pe t £

obtiennent beaucoup plus que les régions froides, les parties montagneuses, plus que les plaines, et les régions maritimes, plus que le centre des continents, surtout si elles sont situées sous un vent de mer dominant. Ainsi les pays où il pleut le plus, sont les parties intertropicales et orientales de l'Amérique, de l'Afrique, des Indes et de la Chine (à cause des vents alizés), et l'Ouest de l'Europe (à cause des contre-alzés).—La hauteur moyenne d'eau tombée annuellement est 6 fois plus considérable dans le bassin de l'Amazone qu'à Québec (ou elle est d'environ 27 pouces.) Les pays où il pleut le moins sont marqués par les déserts des trois Continents.

573.—3, Température. La température moyenne annuelle de l'air, qui est d'environ 44 farh. à Montréal, s'élève à 76° au Sénégal, s'abaisse à 30° à l'hospice du St-Bernard, et à 5° dans le Groënland. Les températures extrêmes constatées sont de 149 dans le Sahara, et de — 76° en Sibérie. I’étude des températures fait partie de la Climatologie.

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