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parents doivent se procurer par adoption où par achat un héritiers qui prenne le nom du défunt et maintienne pour bai la perpétuité de la fmille, L'adoption des enfants est fréquente dans le pays galla, La femme présente le sein au fils adoptif, l'homme lui donne son pouce à teter, et le Lien de parenté est désormais indestruetible !,
C'est par centaines que l'on pourrait énumérer les groupes de Galla, tri bus ou fractions de tribus, qui portent un nom distinet et qui se difléven. cient plus où moins suivant les pays qu'ils habitent, plateau, plaine on vallée, et les conditions politiques dans lesquelles ils se trouvent. Quel. ques-unes des peuplades sont devenues abyssines par les mariages et pur le genre de vie : ee sont principalement les Meteha du Godjam, les Djaggad du Beghemeder, tous chrétiens de nom, les Wollo mahométans du gran plateau, entre Ankober et Magdala, les idolâtres Borena, dans le koualla de l'Abäï, Sur les brèches de la chaîne éthiopienne et sur les versants orientaux, les Assebo redoutés, les Raya, les Edjou, les Daouri, ont gardé pour la plupart leurs mœurs primitives, Ien est de même des Tm-Orma indé pendants ou tributaires qui vivent à l'ouest du Choa, vers les sources de l'Aouach et sur le faite de partage entre l'Abâï et la Gougsa : Djilli, Soddo, {ada, Finfini, Metta, Nonno, Liben, Goudrou, Limmou, Horro, Djimma v! autres peuplades de la région connue jadis sous le nom de « Grand Damot », Les Ittou et les Aroussi, au sud et au sud-est du Choa, vers le Harrar, occupent un très vaste territoire, Enfin les Sidama qui peuplent l'innarya (Enarea) et le Kaffa dans la région sud-occidentale de l'Éthiopie sont considérés comme formant une branche des Galla : c'est parmi eux que le chris lianisme avait jadis le plus d'adhérents et que l'influence de la eivilisation éthiopienne s'est fait ie plus sentir, IS ont pour la plupart le teint un peu plus elair que les autres Im-Orma; les Arabes comparent li couleur des jeunes filles sidama à celle du einnamome. Au nord, un certain nombre de Sidama parleni le songa, langue qui se rapproche de l'agaou et qu'emploient aussi les Abvssins du Damot, au nord du fleuve Bleu.
Le centre politique du pays de Choa occupe la région du faite, sur les deux versants de la chaîne éthiopienne, à l'est vers le bassin de F'Aouach, à l'ouest vers celui du Nil Bleu, C'est dans cette contrée, à climat tempéré, où la terre, mieux cultivée qu'en toute autre région de l'Éthiopie,
fournit en abondance les grains et les fruits, que se sont groupées les è , =
1 Arnaud d'Abbadie, Douse ans dans la ha:le Éthiopie.
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GALLA, SIDAMA, LITCHÉ, ANGOLOLA, 513
populations policées d'origine abyssinienne et que s'élevérent les cités
choisies successivement comme capitales du royaume de Choa, Les paluis n'étant que des cases de grandes dimensions, il n'est pas difficile de dépli. cer les chefs-lieux, et la résidence du souverain a changé plusieurs fois pendant ce siècle, suivant les avantages stratégiques ou le caprice royal,
La capitale actuelle, Litché, fondée par le roi Menelik, est située sur une terrasse, à la base occidentale de montagnes que couronne le Métatité, entre deux ravins où coulent des affluents du Nil Bleu par la Djemma : en pre nant rang comme chef-lieu du royaume, elle est devenue aussi le plus grand marché de la contrée, À lorient, sur un roc isolé plus rapproché
N° 67, == CAPITALES DU CHOA OMIENTAL,
LITCHÉ Don — ob
de la crête, et dans le voisinage de l'Abime ou Wat, est la ruine de ce qui fut Tegoulet, la « ville des Loups »; elle devint, après Aksoum, le cheflieu de l'Éthiopie et son nom servit longtemps à désigner tout le Choa : la forteresse de Tegoulet, qui commandait le pays, fut prise d'assaut et détraite en 1528 par Mohammed Grañhé, le conquérant de l'Éthiopie. A quelques kilomètres au sud, sur une autre terrasse d'où s'écoulent, en cascades imposantes, des ruisseaux aurifères, se montre Debra-Berham où « Mont- Lumière », qui fut la résidence royale jusqu'au commencement du dixhuitième siècle. Au sud-ouest, dans le même bassin fluvial de la Djemma, deux petites hauteurs boisées, entourées de cluses formidables, portent, à 2800 mètres d'altitude, les cases d'une autre capitale abandonnée, Angolala, fondée en 830 par le roi Sehla Sellasié. Enfin, il existe une cinquième capitale, historiquement plus fameuse que les autres, comme lieu de sé- £. 49
14 NOUVELLE GÉOGRAPITE UNIVERSELLE,
jour de nombreux voyageurs européens et point de départ où d'arrivée des caravanes de la mer Rouge. Le nom même de cette ville, Ankober on « Péage des Bois », rappelle que de toute antiquité les droits furent pré levés en cet endroit sur les marchandises étrangères !, Là résident aussi les membres du haut clergé, Dédale de sentiers sinueux entre des cases en pisé, Ankober est dans une situation délicieuse, sur les eroupes d'une monlagne en forme de sphinx qui s'avance à l'est de la grande chaine, domi. nant une vallée d'où les eaux S'épanchent au sud dans le courant de l'Aouach. Dans le voisinage, vers le nord, est la station de Let-Marefia, choisie par les voyageurs italiens, Cecchi, Chiarini, Antonelli, pour leurs observations astronomiques et leurs études. Let-Marelia est située dans le fond d'un ancien cratère, duquel les laves sont descendues au sud-est; un amphithéâtre de montagnes entoure les anciennes bouches de laves et les terrasses adjacentes, et deux de ces montagnes, où plutôt deux fragments du plateau éthiopien, rattachées à la table des hautes terres par d'élroites arêtes bordées de précipices, portent des fortifications considérées comme inexpugnables par les Abyssins : ce sont les deux amba d'Emanbre ou Ememre et de Fekeré-Gemb, revètus à la base d’'admirables forêts. Le dernier fort renferme dans son enceinte terminale les trésors du roi Menelik et les approvisionnements de son armée”. Au nord, dans les vallées des avant-monts, se succèdent plusieurs villes jusque dans le pays des Edjou Galla: Aramba, Kok fara, Daoué, Madjettié,
Dans un avenir peut-être éloigné, lorsqu'on pourra s'occuper sérieusement de relier l'Éthiopie méridionale aux bords de la mer Rouge par des voies de communication rapides, on ne manquera pas d'explorer trois routes naturelles indiquées par les eaux courantes : au nord, celle qui descend des plateaux du Lasta méridional par la rivière Golima el qui va se perdre dans une dépression occupée par des eaux salines ; plus au sud, sous la latitude de Magdala, celle qui suit le Mellé où l'Addifouah jusqu'à leur confluent, puis jusqu'à l'Aouach et au lac Aoussa, où elle va rejoindre la route des caravanes vers la baie de Tadjourah ; une autre route descend de l'\rgohba vers l'Aouach, par Les marchés de Daoué et de Madjettié; mais aucun Européen n’a encore suivi cel itinéraire, M, Abargues de Sosten dit avoir parcouru les deux routes du nord dans leur partie supérieure?, malgré le redoutable voisinage de la tribu des Daouri. Récemment, M. Bianchi a tenté une autre route plus septentrionale, de Makalé au port d'Assab par le pays
4 Rochet d'Héricourt, ouvrage cité.
2 G, Chiarini et À. Cecchi, Bollettino della Società Geografica ltaliana, anno XHT, vol, AVI 5 Notas del Viaje por Ehwopia,
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