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HAUTE NUBIE

la population est dense, plus elle doit se fractionner en groupes indépendants les uns des autres, n'ayant de rapports mutuels que par l'entremise de rares marchands. Toutefois des États indigènes, devenus puissants par l'agriculture et le commerce, se sont constitués dans cette région, en étendant au loin le cercle de leur domination sur les peuplades envi- : ronnantes, Ainsi se fonda jadis, sous l'influence de la civilisation égyp-

tienne, le royaume de Méroé, qui comprenait non seulement « l'ile »

limitée par l'Astapus et l'Astaboras, mais aussi les contrées voisines.

N° 63, — ITINÉHAIRES DES PRINCIPAUX VOYAGEURS DANS LA PROVINCE DE TAKA ET LES PAYS VOISINS.

Est de Paris

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Est de Greenwich

Itinéraires Routes des caravanes Lignes tele sr 3phioues B. Burkhardt, 1814, Sa, Sapeto, 1851 Bk. Baker, 1861. R. Reil, 1858. HI, Rüppell, 1852, Hu. Hanilton, 1854, St. Steudner, 1861-65 R. Rokebly, 1870-71. A. Kaite, 1856 M. Muuzinger, 1955-01-75. E. Ernst de Cobourg, 1862, P. Prout, 1872 Ab, D'Abbadie, 1858-48. €, Courval, 1857 L. Lejean, 1864. I Hildebrandt, 1872, F.etG, Ferret et Galinier. Hg. Houglin, 1857-61-02-64-76. K. Krockow, 1865, J. Junker, 1876 W, Werne, 1840, Be Beurmann, 1860-05, S. Schweinfurth, 1865-68. Mi. Mittehell, 1877 Le, Lefchvre, 1842, Hi, Hansal, 1861. Ha. Halëvy, 1868. MI. Müller, 189),

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Après la naissance de l’Islam, se développa le royaume de Senär, qui dépassait aussi les bornes de son « île » ou presqu'ile, entre le fleuve Blane et le fleuve Bleu. Mais là position de la haute Nubie entre les plataux de l'Éthiopie et les rivages du Nil appartenant à l'Égypte en fait un champ elos naturel pour les souverains de ces deux contrées. Depuis plus

d'un demi-sièele, les Égyptiens ont envahi la zone intermédiaire, et mal- fi TE gré leurs désastreux conflits avec les Abyssins, on à pu croire qu'ils daicnl définitivement conquis le Soudan. Une révolte formidable due à leurs exactions ne leur à plus laissé qu'un petit nombre de places dans

le pays annexé naguère à leurs vastes domaines, et ee sont maintenant les Anglais qui se substituent à eux pour occuper les points du littoral d'où ils pourront un jour, par la construction de routes, procéder paisiblement à la reconquête du territoire, En vertu des proclamations officielles adre.. sées à lous les habitants de la contrée par le gouverneur général Gordon, «au nom du khédive le très élevé et de Britannia la toute-puissante, » le Soudan devra « jouir désormais de sa pleine indépendance et régir ses propres affaires, sans aucune immixtion d'un gouvernement étranger ». Actuellement la force stratégique des États musulmans qui se sont consitués dans cette région du Soudan oriental est tout entière dans le manque de voies d'accès, Test vrai qu'au premier abord le pays semble comple.

lement ouvert aux Ethiopiens qui peuplent les plateaux : ils n'ont qu'à

suivre les vallées des rivières qui descendent de leurs montagnes ; mais le elimat des basses terres est pour eux un ennemi plus redoutable que les indigènes : ils ne peuvent respirer longtemps une atmosphère méphitique s'ils font des conquêtes, elles ne peuvent être que passagères et, par la force des choses, elles leur sont bientôt enlevées. D'autre part, S'il leur est pres que interdit par la nature de conquérir pour eux-mêmes les territoires d'en bas, ils seraient fort gênants pour des envahisseurs de Ja haute Nubie qui voudraient utiliser la route des avant-monts fertiles, par Massaoual elles pays des Mensa et des Bogos : les Égyptiens ont appris à leurs dépeus ce qu'il en coûtait de se hasarder sur celle route, exposés aux marches de flane des guerriers d'Éthiopie. Plus au nord, de Souakin au Nil, l'eau des puits suffit à peine aux tribus errantes, et récemment les régiments anglais ont refusé de s’aventurer dans ces steppes rocheuses où la lance des Bichärin eût percé tous les trainards affolés par la soif, Tant que roule ou voie ferrée n'auront pas été construiles, il ne reste done pour l'invasion des plaines du fleuve Bleu et de P'Athâra que les trois voies lraditionnelles du nord, celle qui remonte le Nil de cataracte en cataracte, par tous les détours du fleuve, et celles qui évitent les grandes courbes du Nil, à l'ouest par le désert de Bayouda, entre Debbel W um, à l'est par celui de Nubie, entre Korosko et Abon-[ned Ces trois routes, on le sait, ont été fermées aux Égyptiens par | Uon musulnme et c'est

à coups de canon que les Anglais ont à le vrir,

En dehors des plateaux éthiopiens, les provinces du Soudan oriental ont aussi leurs montagnes, isolées où en massifs, formant au milieu des plaines de véritables archipels. Plusieurs de ces hautes saillies qui sont

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