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phant », sur la rive droite du Bahr el-Azraq : on y a trouvé quelques dé. bris de colonnes et de sculptures témoignant d'une civilisation supérieure à celle des États qui succédèrent aux Bedja d'Moa, De nos jours, il ne reste plus de cette ville que d'informes débris revêtus de broussailles ; les derniers restes de constructions ont été utilisés par les bâtisseurs de Khartoum : un village arabe, le « vieux Soba », s'élève près des ruines, et sur la rive op posée se montrentles tuileries et les briqueteries du « Soba Neuf», Quelques sites sont désignés comme étant ceux d'anciennes églises et portent le nom de kenissé, évidemment dérivé du mot kilissa qui désigne les temples chrétiens dans les pays tures d'Europe et d'Asie; près de Khartoum même, à Bouri, se trouve une de ces kénissé, Non loin de Wod-Medineh, on a découvert des eryptes d'origine chrétienne : ce sont les vestiges d'antiquités les plus reculés vers le sud que lon ait observés jusqu'à nos jours dans les plaines que parcourt le Nil Bleu, au sortir de l'Éthiopie.
Après la destruction de l'empire des Bedja, la ville du confluent, compris désormais dans le royaume des Foundj, s'éleva plus au nord, à une douzaine de kilomètres en aval de la jonetion actuelle des deux bahr : cette ville, qui existe encore, mais fort déchue, est Halfaya, résidence du grand cheïkh des Djalin., Un bras du Nil Bleu, desséché maintenant où ne se remplissant qu'en temps d'inondation, s'unit au lit principal, à l'ougst de Halfaya; un jardin de palmiers l'entoure, ombrageant ses cabanes; en face, non loin de la rive gauche, un petit massif de collines abrite quelques arbres dans ses vallons et donne naissance, en temps de pluie, à des kherân qui serpentent dans la plaine. Prise en 1824 par les Égyptiens, Halfaya conserva pendant quelques années encore une certaine importance comme gardienne stratégique et entrepôt commercial du confluent ; mais le bec même des deux fleuves, dit le « Bout de la Trompe » ou Ràs el- Khartoum, parut à Mohammed-Ali un emplacement plus convenable pour la future capitale de ses immenses possessions du sud et c'est là qu'il fit bâtir casernes et magasins; en 1850, il ne se trouvait qu’une hutte là où, dix ans après, s'élevait la première cité du bassin nilotique en dehors de l'Égypte. Khartoum, protégée au nord et à l'ouest par les larges lits de ses deux fleuves, est certainement fort bien placée pour la défense, et des murs, flanqués de bastions, longés par un fossé, la mettent à l'abri d'un conp de main au sud et à l'est; en outre, un camp fortifié établi sur la rive droite du Bahr el-Abiad, près du village d'Omdourman, facilite à la garnison le passage du fleuve vers la rive occidentale et commande la route du Kordofân ; grâce aux fleuves, les bateaux à vapeur qui vont et viennent en aval de Khartoum, dominent toute la contrée, d'un côté jusqu'au pays
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