N° 79, — HÉGION CENTRALE DU FÜR
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D'après Turner, Nachtigal et dautres voyaëeurs
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I830 mètres, soit environ 800 mètres au-dessus des plaines du bas Darlour. De nombreuses cavernes, dont plusieurs servaient jadis de prisons, les unes pour les fils de princes, les autres pour les vizirs', s'ouvrent dans les roches du Marrah.
Au nord, au sud, s'élèvent des chaînes secondaires et des massifs isolés comme ceux du Kordofân : tels sont, au nord-ouest, la superbe monlayne de Gourger, el, complètement isolé dans la plaine, le Djebel-Si, lerminé par un énorme rocher en forme de trône; un village se blottit
! Mohammed el Tounsv, ouvrage cité,
autour des escarpements, protégé par une enceinte circulaire’, Dans les .«ÿ ll régions éloignées du Fôr central se trouvent aussi quelques massifs indépendants, Les confins du Wadaï, vers l'angle nord-occidental du Dartour, c sont signalés au loin par le Djebel-Aboû-Ahraz ou la « montagne du Père l des Acacias »; un autre massif, mieux connu parce qu'il domine à l'ouest | fl la route des caravanes de Kobé à Siout, aligne ses pointes, Djebel-Dor, ll Djebel-Anka, sur le prolongement septentrional de l'axe des monts Mar- ù rah; au nord-est du Darfour, le Djebel-Medob dresse à 1100 mètres des r parois de grès et des coupoles de granit, rompues çà et là par des coulées \ de lave ; au delà s’allonge le plateau du Djebel-Aïn, bordé par le ouadi e « Royal ». A l’est, le Djebel el-Hillet, que contourne la route d'El-Fâcher | d à El-Obeïd, et au sud, dans le bassin hydrographique du Babr el-Arab, ] P nombre de massifs sont également isolés, ne se rattachant par aucune s’ saillie intermédiaire au système des monts Marrah. Un de ces groupes a de collines, le Djebel-Hadid, est très riche en mines de fer. À une cin- pi quantaine de kilomètres au sud-ouest d’un autre massif, le Djebel-Dango, ni dans un pays complètement plat, sont les mines de cuivre de Hofrah, le célèbres dans toute l'Afrique centrale. Le filon de minerai exploité actuelle- d ment se trouve sur la rive droite du Bahr el-Fertit, affluent du Babr el elArab : une excavation de 150 mètres de long, de 15 mètres de large vi et de 5 mètres en profondeur moyenne, a été creusée par les chercheurs te Ke de minerai; des puits de mine, abandonnés aujourd'hui, ont été forés de in ue Lous les côtés dans un rayon de 500 mètres autour de la fosse”. Cest ( he principalement en vue de la conquête de ces mines de cuivre que le khédive ri th avait fait occuper le Darfour”. Peu de régions ont causé plus de guerres sa 4 entre les populations africaines que ces gisements miniers, maintenant él if sans valeur.
dan) Les pluies et les eaux des ouâdi sont réglées par le régime des courants la ë 4: atmosphériques, le même que dans le Kordofàän; cependant il paraitrait et Hi à que la plus forte élévation moyenne et la plus grande étendue des hauteurs di ï de du Darfour ont pour résultat d'arrêter au passage plus de vents pluvieux, cl (Que ti, M A assurant ainsi à la contrée une irrigation plus abondante. Vers le centre de di (83 CE la région montueuse, dans un amphithéâtre fermé, dort un lac, qui n'a al él pas encore été visité par des voyageurs européens. Les pluies sont plus pl AS RAR d abondantes dans la région occidentale du Darfour; en outre, la conca- h bi à Rd LE vité du croissant des montagnes étant tournée vers l’ouest, les cours in
AUS 1 Messedaglia, Esploratore, 1880, n° 2.
EN Ut * l'urdy, Bulletin de la Société de Géographie du Caire,mai 1880. 1e 5 Wilson and Felkin, Uganda and the Egyptian Soudan.
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