‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 147 sur 225 · CARAVANES DU FÜR, EL-FACHER, KOBÉ, TORA · texte numérisé non relu

CARAVANES DU FÜR, EL-FACHER, KOBÉ, TORA

ou « de l'Est », Ouma ou « du Sud », Dima ou « du Sud-Ouest », El-Gharb ou « de l'Occident »; en outre, tous les districts bien limités comme régions naturelles portent le nom de dr ou « pays », indépendamment des divisions politiques ou administratives.

Le Fâcher actuel, c’est-à-dire la « Résidence », est situé, à 757 mètres d'altitude, sur le versant oriental du Fôr, entre deux collines sableuses et au bord de l'étang Tendelti, qu’alimente un ouàdi descendu des monlagnes septentrionales du Marrah : un barrage, qui retient le courant, assure une provision d'eau suffisante aux habitants pendant plus d'une moitié de l'année; cependant avant la saison des pluies 1] faut creuser le sol de l'étang jusqu’à dix mètres de profondeur pour trouver de l'eau potable, El-Fâcher est à peu près à moitié chemin de la capitale du Kordofän à celle du Wadaï, sur la route habituelle des caravanes. Groupe de cabanes en pisé et à toits de chaume, ce n'est pas la plus grande ville du pays: elle n'avait en 1875, d'après Ensor, que 2650 habitants ; la principale cité, qui était aussi la « résidence » à la fin du siècle dernier, est Kobé, située également sur la route des caravanes, à une cinquantaine de kilomètres vers le nord-ouest. Seule parmi les villes du Darfour, elle à quelques maisons en pierre qui témoignent de l'influence de la civilisation lointaine : ces maisons appartiennent aux marchands où chefs de earavane et sont entourées de huttes semblables à celles que l'on rencontre dans boules les autres villes ou bourgades du pays; à la fin du siècle dernier, Browne évaluait à 6000 le nombre de ses habitants, Omchanga, située à peu près à moitié chemin sur la route d'El-Fâcher à El-Obeïd, à la jonelion de la route de Ghekka, est aussi une « grande ville », abondamment pourvue d'une eau excellente que lui fournissent des puits de 40 mètres de profondeur ‘. Au sud-ouest d'El-Fâcher, dans une haute vallée des monlagnes, le bourg de Tora, Torra ou Toran, qui a donné son nom au dâr central du Fôr, serait aussi considérée comme une sorte de capitale : c'est que se trouvent les sépultures royales. Depuis que les Égyptiens s'étaient emparés du pays, de nouvelles villes avaient été fondées; la principale, comme point d'arrivée des caravanes égyptiennes, est Fojé ou Fodja. L'oasis d'Om-Bedr, à une centaine de kilomètres au nord, n’a point de ville permanente, mais c’est le centre de population des Homr; parfois plus de six mille personnes et cinquante mille chameaux se trouvent réunis dans le campement temporaire.

1 Wilson and Felkin, ouvrage cité.

CN nn + Û « + Lil , Sidney Ensor, ouvrage cité; — Purds, Petermann's Mittheilungen, 1875, n° IX.

Dans la partie méridionale de là province, Dara avait naguère une sort de prééminence comme résidence d'un moudir égyplien el station de earavanes entre Dem-Souleïman et EObeïd : simple groupe de tokoul, elle est située près de la rive gauche du Ouàdi-Amour, sur lequel se trouve également, à une centaine de kilomètres en amont, le village de Menovatchi, Près de à se livra, en 1874, la bataille décisive qui coûta la vie au roi Brahim et fit du Darfour une province égyptienne. Au sud-est, le bourg de Chekka où Chakka, qui se trouve encore dans les limites de l'ancien Fôr, était, sous le régime khédivial, le chef-lieu de la province de Bahr el-Ghazàl. Il est peuplé de djellabi où marchands, de même qu'un groupe de villages qui porte le nom général de Kobech, et que lon désigne ordinairement par l'appellation de Kalaka, comme le dâr environnant, À moitié chemin entre Chekka et ElFâächer, la stalion principale des caravanes est un autre groupe de villages, Touecha, dont le nom est trop connu dans tout le monde musulman : est un entrepôt d'esclaves et une fabrique d’eunuques; les chemins de Touccha sont parsemés des ossements d'infortunés qu'on ne s'est pas mème

donné la peine d’enfouir dans le sol",

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