‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 151 sur 225 · DÉSERTS DE LA NUBIE · texte numérisé non relu

DÉSERTS DE LA NUBIE

d'environ 500 kilomètres où se succèdent les sites les plus remarquables, offrant des exeraples de toutes les formations géologiques de la contrée : c'est la région à laquelle on donne spécialement le nom d’atmour, probablement d'origine berbère, car dans la langue des Touareg temoura à le sens de «terres, étendues »', Après avoir gravi des monts aux dômes de trachyte, puis franchi des escarpements de granit, la route des caravanes rpente de brèche en brèche entre les collines de grès et traverse même une plaine qui, d’après les Arabes, serait un ancien fond lacustre, le Bahr belä-mà ou « fleuve sans Eau »; toutefois aucun indice ne permet de reconnaître en cet endroit le passage d'eaux courantes ou le séjour d’un lac; un seul puits, celui de Morad, fournit un peu d’eau douce aux voyazeurs dans la traversée de latmour, Mais il est des régions du désert où le sable renferme en abondance des substances salines, qui proviennent ans doute d'anciens lacs évaporés; dans le voisinage du fleuve, des indigenes exploitent ces salines et en vendent les produits aux caravanes. La plus considérable des vallées sèches qui serpentent dans le désert de Nubie est celle du Ouàdi-Ailaki; prenant son origine dans les montagnes de l'Etbaï, elle se dirige vers le nord-ouest et débouche dans le Nil en aval de Korosko : l’ensemble de son bassin dépasse 25 000 kilomètres carrés. I est arrivé parfois que le Ouädi-Allaki, empli soudain par des averses, est devenu pour quelques heures un puissant affluent du Nil, barrant complètement le fleuve par la violence de son courant; mais presque toujours la vallée du ouädi et les gorges tributaires sont à sec; Loutefois l'humidité cachée se révèle par des arbres, sous lesquels campent habituellement les Pichärin ?,

\ l'occident du Nil, dont la longue bande d'argent, bordée de vert, déploie ses deux grandes courbes à travers là Nubie, s'élèvent des montanes de même formation que celles de lorient, roches primitives, massifs zréveux, laves etscories volcaniques. Les groupes de cimes les plus élevés, Djebel-Magaga, Djebel-Gekdoul, Djebel-Gilif, occupent précisément le centre

de l'immense circonférence décrite aux trois quaris par le cours du Nil

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