‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 186 sur 225 · on · texte numérisé non relu

on

5000 kil,

lacs riverains, surtout élargir la voie, de manière à remplacer les gares

d'évilement, qui se succèdent sur le canal actuel de dix en dix kilomètres :

on avait prévu un tralie annuel de six millions de tonnes, il faut mainte-

uant prévoir un mouvement double où même quadruple pour un avenir

peu éloigné, On projette de porter au triple la largeur actuelle de la voie,

de sorte que les bateaux à vapeur se croiseront sans ralentir leur marche

el qu'un échouement pourra se produire sans bloquer la voie pour les

autres bâtiments, Et c'est précisément l'Angleterre, si opposée jadis à l'ou-

1 l'art des pavillons dans le eanal de Suez en 1883 :

Navires anglais, jaugeant, 6 156 847 tonnes,

» francais à 782135 »

D néerlandais » 909 085 »

v allemands 215666 »

ù divers ù 609 078 »

verture du canal, qui réclame maintenant avee le plus d'insistance l'agrandissement du canal! Les événements expliquent ce changement d'attitude, Par le pavillon des navires qui utilisent le détroit, celui-ci est devenu une voie presque exclusivement anglaise; environ la huitième partie de tout le commerce de la Grande-Bretagne, soit une valeur de plus de 2 milliards, passe par l'isthme de Suez. En outre, le gouvernement britannique est devenu l'un des principaux actionnaires du canal et, par la prise de possession de l'Égypte, il dispose de cette voie, qu'il peut ouvrir ou fermer à sa guise, comme il Fa déjà fait avant la bataille de Tell el-Kebir, insoucieux des conventions qui garantissent la neutralité du passage entre les deux mers. Ainsi la Grande-Bretagne, qui craignait de voir le chemin maritime des Indes tomber aux mains de ses adversaires, à réussi à s'en assurer la possession. Mais il ne saurait en être ainsi du chemin de fer transcontinental par l'Asie Mineure, la Mésopotamie, la Perse, qui se fera tt où tard et qui primera en importance la route lortueuse des navires, Ce fuiur chemin des Indes n’appartiendra point à l'Angleterre,

Tandis que des villes nouvelles se fondent en Égypte, des cités antiques se réduisent en poussière : la plupart des groupes de population considé- “bles s'élèvent à distance des ruines qu'ont laissées les capitales d'autrefois. Mais ces débris, plus intéressants que la plupart des villes modernes, racontent l’histoire du peuple égyptien. En maints endroits, les cases des fellähin, petits cubes de brique ou de pisé, recouverts d’un toit de jones ou d'une terrasse en argile battue, se voient à peine à côté des pylônes

et des péristyles des temples. Depuis que l'exploration scientifique de

PÉgyple a commencé, de beaux monuments ont été dégagés des sables qui

les avaient enfouis, mais beaucoup d’autres ont disparu : le salpètre qui salure les sables et les poussières alluviales ronge les pierres des monuments; les chercheurs de trésors démolissent les murs; les agriculteurs, qui mélangent la poudre des ruines avec la terre pour en faire un excellent compost, le sebakh, détruisent plus encore. Les fours à chaux ont consumé assise par assise les temples construits en calcaire; les monuments de orès, qu'on ne peut guère utiliser pour les constructions modernes, son ceux qui ont été le plus épargnés Les villages égyptiens portent les noms les plus divers, suivant l’origine des habitants où la tenure du sol: ce sont des nakieh, des kafr, ezbeh, nag, abadieh où menchdt; les villages fondés par les Arabes, de nomades devenus ecultivateurs, sont des nazleh, c'est-à-dire des « descentes » ou colonies. Les villages changent fréquem-

lance l'agrannt d'attitude.

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PIHILÆ, MATATTA. 039

ment de place, par suite des inondations ou d’un nouveau tracé des canaux ; souvent aussi ils changent de nom, suivant les propriétaires qui en deviennent les acquéreurs", C'est dans les villages que se voit encore la vieille Égypte : le pays est un « palimpseste dans lequel la Bible est écrite par-dessus Hérodote et le Coran par-dessus la Bible » ; dans les villes, c'est le Coran qui est le plus visible; dans l'intérieur de la contrée, Hérodote reparail*,

L'Égypte classique commence à la première cataracte, à l'endroit où les barques de Nubie viennent débarquer la gomme, l'ivoire et l'ébène sur la plage de Mahatla, à l'ombre des sycomores et des palmiers. Devant ce bourg de la rive droite, le fleuve est encore uni comme un lac, mais vers le nord on voit déjà les rochers noirs entre lesquels serpentent les filets écumeux des rapides. Avant de s'engager dans le dédale des chutes, les eaux lentes baignent un archipel d'îles verdoyantes, dont l’une est la célèbre Phike, l'Iak des Égyptiens, l'ile sainte où le tombeau d'Osiris fut transféré d'Abydos : de tous les serments, le plus redoutable était celui que l'on jurail par l'Osiris qui est à Phike ». L'ile est petite, moindre d'un kilomètre en circonférence, mais elle se développe en un gracieux ovale, et nul monument d'Égypte n'est plus charmant que le kiosque de la rive orientale, dont les colonnes eflilées, à chapiteaux en forme de fleurs, rivalisent d'élégance avec les fûts de palmiers qui l'entourent : cet édifice égvpüen, du temps de Tibère, est celui que la peinture a le plus souvent reproduit; il ne porte ni relief ni écriture, mais il rappelle la forme de l'Érechthéon d'Athènes et le site en est enchanteur’, Les autres monuments de l'ile, *temples d'Isis! reconstruits après: la ‘conquête de l'Égypte par Alexandre, sont plus remarquables par leurs inscriptions que par leur architecture ; des peintures parfaitement conservées se voient encore sur les colonnes, Philæ est devenue fameuse dans l'histoire des sciences par ses deux inscriptions bilingues, dont lue, reproduction de la célèbre « pierre de Rosetle », glorifie en caractères hiéroglyphiques et démotiques les victoires et la grandeur de Ptolémée V, « l’Immortel », C'est aussi à Philæ que se trouvait l’obélisque sur lequel Champollion, après avoir déjà découvert le mystère des écrilures sacrées, déchiffra le nom de Cléopâtre; ce monument précieux, emporté par Banks et Belzoni, fait maintenant partie d’une collection privée de l'Angleterre‘. Une autre inscription de

* Jomard, Description de l'Égypte; — Amicr, l'Égyple ancienne et moderne. ? Lucy Duff Gordon, Letters fron Egypt.

5 Ampère; — Ernest Desjardins, Notes manuscrites.

LU 4 Ainelia Edwards, À Thousand Miles up the Nile.

Phike, du LS ventôse de l'an VIE, rappelle le passage de la première division del'armée française, sous la conduite de Desaix, poursuivant les mamelouks au delà des cataractes, Un tunnel passait sous l'étroit canal qui sépare l'ile de Phil de celle de Biggeh, qui jadis fut aussi terre sainte!

La vallée par laquelle s'épanchaient autrefois les eaux du Nil, quand elles coulaient à un niveau supérieur, sert de grand chemin aux caravanes qui contournent les cataractes pour transporter les marchandises par terre entre Mahatta et Assouân; le khédive Ismaël y a fait construire un chemin de fer de 15 kilomètres pour le transport des troupes. L'importance qu'eut, depuis quarante-sept siècles au moins, cette route commerciale, se voit aux inscriptions de langues diverses gravées sur les parois de rochers; sa valeur stratégique fut aussi reconnue, ainsi que le prouve un reste de muraille qui défendail Syène contre les attaques des Blemmyes. La ville est située en aval de la cataracte, au bord de Ia rive droite du Neuve et sur des pentes rocheuses où les maisons s’étagent en amphithéâtre, Des bateaux, loutefois moins nombreux que ceux de Mahatta, se pressent dans la crique d’Assouân et les chellali ou « gens de la cataracte » s'élancent vers fa plage dès qu'une dahabiyé lève lanere pour se diriger vers les rapides : le bazar est empli de marchandises apportées de la Nubie et du haut Nil, armes el ornements, plumes d'autruche, peaux de fauves, ivoire, bois, drogues précieuses ; autour de la ville, des bosquets de dattiers fournissent en surabondance des régimes que les bateaux transportent au Caire et dans le delta, L'ancien nom égyptien de Souân, arabisé en As-souân, s'est maintenu pendant près de cinquante siècles et, sous sa forme grecque de Syène, est devenu fameux dans l'antiquité classique : aux géologues il rappelle les carrières de granit et de «svénite » qui ont entaillé les rochers au sud de la ville sur un espace de plus de 6 kilomètres, et où l'on voit encore un obélisque de 56 mètres de longueur, à demi détaché de la pierre; aux astronomes, il dit les expériences d'Ératosthène, faites il Vi plus de vingt et un siècles, Admettant que la ville des cataractes se trouvil exactement sous la ligne des tropiques, ce qui n'est pas tout à fait exact", el constatant qu'à Alexandrie ombre du gnomon était au jour du solstice d'été d'un cinquantieme, ilen déduisit le degré de courbure de la Terre el par conséquent les dimensions de lt planète, ne mesura point directement la distance qui sépare Syène d'Alexandrie; mais un peuple qui savait

aussi bien que le peuple égyptien tourner ses édifices vers le soleil levant

! Noward Wyse, Operalions carried on at the Pyramids of Ghizeh. # Latitude d'Assouàn, 240525".

re division mamelouks

sépare l'ile

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soleil levant

ASSOUAN, ÉLÉPHANTINE. 54t devait connaitre non seulement les distances, mais aussi orientation précise, et l'évaluation populaire reproduite par Évatosthène n'a dû différer que faiblement de La vérité, Si la mesure du méridien prise par Fastronome d'Alexandrie était en pieds égyptiens, comme il est probable, il ne se

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Lompa guère que d'un 60", La longueur réelle de lare du méridien entre \exandrie et le parallèle de Syène est de TNT 760 mètres, La mesure d'Ératosthène était de ST0 000 mètres!

L'ile d'Éléphantine, qui fait face à Assouân, de l'autre côté d'un bras fluvial de 150 mètres de largeur, portait aussi une ville célébre. Là se

trouvait Abou, là « eité de PÉléphant »; peut-être fut-elle ensuite, aux

! Faye, Journal officiel de la République Française, 4 avril 1881.

542 NOUVELLE GÉOGRAPIHEÉ UNIVERSELLE,

époques grecque el romaine, le lieu d'entrepôt de l'ivoire apporté du Haut-

Nil! Maintenant Eléphantine n'a plus guère de monuments des lenapis

anciens : ses temples ont été démolis en 1822 comme matériaux à bâtir; on n'y trouve plus qu'un nilomètre, restauré en FN70, et des amas de poteries antiques, sur lesquelles les douaniers de l'époque romaine griffonnaient leurs recus: deux villages de Baräbra s'élèvent sur les décombres, Mais Eléphantine, File « Fleurie » des Arabes, a ses admirables groupes de daliers el l'éclat de sa verdure contrastant avec les roches noires qui uardent l'issue de la cataracte,

L'emplacement de la cité d'Ombos n'est plus indiqué maintenant que par un village, Kôm-Ombo, situé sur un méandre de a rive orientale, el par les ruines de deux temples accolés, consacrés à deux divinités opposées, Horus, le dieu de la lumière, Sebek, le génie des ténèbres : les eaux du fleuve qui rongent la rive droite auront bientôt emporté, pierre à pierre el grain de sable à grain de sable, les sanetuaires et la dune qui l'emplit. C'est en aval de Kôm-Ombo, au défilé de Silsileh ou « de la chaîne », qu'il serait le plus facile d'établir un barrage pour élever le niveau fluvial et rejeter une partie du courant dans les canaux d'irrigation : d'après ce projet, la fosse principale longerait la base de la chaîne libyque en arrosant toutes les terres, maintenant stériles, qui s'étendent à l'ouest du Bahr-Yoûsef, Le défilé « de la Chaine, formé par des roches de grès, est un des sites les

plus remarquables de P'Égypte. À l'est, les falaises ont été entaillées par les carriers en avenues el en cirques, où Fon admire Part avec lequel ils choisissaient les couches du grain le plus fin et le plus égal et le soin qu'ils mellaient à les exploiter, A cet égard, les carrières de Nilsileh peuvent servir de modèles : «il semble, dit Mariette, qu'on ait débité la mon- Lagne par morceaux réguliers comme un habile charpentier débite en planches le trone d'un arbre précieux ». Sur a rive occidentale, les falaises ont été moins entamées, mais elles sont plus riches en sculp- Lures et en inseriplions, Un temple excavé offre parmi ses bas-reliels l'image de la déesse Isis nourrissant Horus de son lait: c'est un des tableaux les plus gracieux et les plus nobles que nous ait laissés l'antiquité égyplienne*.

Deux pylônes gigantesques annoncent de loin au voyageur l'approche de la ville d'Edfou, la Teb des anciens, l'Apollonipolis magna des Grecs et des Romains. Parmi les temples d'Égypte, celui d'Edfou est le mieux con-

! Jacques de Rongé, Textes géographiques du temple d'Edfou.

# Mariette, Hinéraire de la Haute-Égypte ; — Charles Blanc, Voyage de la Haute-Égyple; — Elie Reelus, Philosophie positive, murs, avril 1870.

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ÉLÉPIHANTINE, KOM-0MBO, EDFOU, 543

servé dans toutes ses parties, et bien qu'il ait été bâti seulement à l'époque des Ptolémées, 1loffre une pureté de lignes et une harmonie de proportions qui permeltent de le comparer aux monuments des grandes époques de l'art égyptien; nulle part les traditions architecturales n'ont été mieux respeclées, C'est grâce au sable du désert que cette merveille de construction a été respectée par le temps; lorsque Mariette, après avoir démoli les quatre-vingt-douze masures éparses sur le montieule du temple, eut déblayé le sable qui l'entourait et le comblait à demi, l'édifice apparut presque aussi parfait qu'au lendemain de Finauguration + rien n'y manque, si ce n'est quelques pierres des pylônes et du toit; même l'enceinte extérieure qui cachait le temple aux regards profanes est restée tout entière, De l'entrée de la cour on voit la perspective des colonnades et des salles se prolongeant jusqu'à près de 150 mètres, et dans cette immense étendue il n'est pas un réduit dont le bon entretien, les ornements et les inseriptions n'expliquent parfaitement l'usage; d'ailleurs chaque salle porte un nom: Pune d'elles est la bibliothèque ou « maison des livres » et le catalogue de ces documents est gravé sur les parois. L'édifice tout entier est lui-même une bibliothèque immense, qui renferme non seulement des prières el des actions de grâce en l'honneur de la Sainte Triade, Harhout, Hathor et Harpokhrot, mais aussi des scènes religieuses de toute nature, des tableaux astronomiques, des récits de campagnes, des représentations de sièges et de batailles; le temple offre une encyclopédie de l'histoire et de la mythologie égyptiennes, Mais le principal intérêt du monument d'Edlou provient de ses vingt-sept listes géographiques de l'Égypte et de li Nubie, énumérant tous les nomes avec leurs produits, leurs eités et leurs divinités tutélaires!: c'est grâce à ces nomenclatures, complétées par quinze autres listes plus où moins complètes trouvées sur divers monuments des bords du Nit, plus qu'à celles d'aucun autre temple égyptien, que Bragseh a pu reconstituer la géographie de l'ancienne Égypte*. En montant sur l'un des pylônes, qui dominent de 58 mètres l'entrée du temple, on voit à ses pieds la petite ville actuelle, damier de petits cubes en terre jaune entourant une coupole de mosquée et un minaret, bien modestes édifices en comparaison du temple des dieux égyptiens.

En aval d'Edfou s'ouvre, à l'est, une gorge par laquelle descendaient les pillards Heroucha, ancètres des Ababdeh, Aussi des remparts avaient-ils été construits en travers de la gorge et une forteresse en dominait-elle l'entrée,

! Jacques de Rougé, Tertes géographiques du temple d'Edfou, levu: Archéologique, voi, XI. 2 Geographie des allen Ægypten.

Le village d'EIKab a succédé à cette place forte, Ta Nekhab des ancien. Égyptiens, l'Eilethia des Grecs, Parmi les nombreuses grottes funéraires creusées dans les roches voisines, ilen est une où sont représentées les vicloires d'Ahimèsou \mosis sur les rois Pasteurs et les tribus de l'Éthiopie,

Plus bas, la vallée du Nil s'élargit et la moderne Esneh, Ta Latopolis de Grecs, gardant encore son nom primitif de Sni, se prolonge sur la rive gauche, entre les champs et les jardins. Esneh, chefieu de province et centre industriel, où l'on fabrique des cotonnades bleues, des châles, des gargoulettes et d'autres poteries, est une des villes commerçantes de la haute Égypte ; des plantations de canne à sucre oceupent une partie de la plaine ; quelques nalniers doum s'y montrent encore; mais plus bas. le long du fleuve, on ne voit plus que des dattiers. La population d'Esnel: est très mélangée : aux coptes chrétiens el aux fellähin musulmans se joienent les gens des oasis, les Nubiens, les Bedja de diverses tribus: e'està Esneh que les almées du Caire avaient été exilées par Mohammed-Ali el dans cette ville qu'elles sont encore le plus nombreuses, L'ancien temple de Sui, consacré à Kneph, « l'âme du snonde », à été partiellement dégaze, en 1847, des amas de débris et des sables qui le couvraient, mais il ressemble encore plus à un sanctuaire de eatacombe qu'à un édifice bät en pleine lumière; 1lest d'un art très inférieur à celui d'Edfou.

Après avoir décrit un grand méandre en aval d'Esneh et dépassé le gracieux village et les sucreries d'Erment, le Nilentre dans la plaine où se montrent, sur les deux rives, les monuments, entiers où ruinés de lagglomération thébaine, monde de palais, de colonnades, de temples et d'h\-

pogées : nulle part autant d'édilices religieux n'offrent un plus magnifique

ensemble, Pourtant ilne reste plus qu'une faible partie de ce qui fut Thèbes aux cent porüuques : les quatre groupes principaux des ruines qui subsistent encore Timitent un espace n'ayant pas plus de 12 kilomètres earrés. Aux lemps où No. Er Ville » par excellence, mieux connue sous à

le nom de Pa-\inen, « demeure d'Ammon », était le centre du commerce

et de la puissance de lEgxpte elle S'étendait beaucoup plus au nord, dans

les plaines qui bordent la rive droite. Lors de la erue du il, les groupes

de monuments s'élèvent en ilots au milieu des eaux,

Louqsor (El-Aksoreïin) ou « les deux Paluis », le village le plus populeu

bâti sur l'emplacement de Fantique cité, n'oceuse qu'un montieule arti-

ficiel, amas de débris éeroulés; mais dans cette butte est partiellemen

enfout un beau temple que l'on s'occupe actuellement de dégager : devant

le monument S'élevaient deux obélisques portant des inscriptions en Fhon-

neur de Ramsès 15 il n'en reste plus qu'un; Fautre est celui qu'on à

des anciens s funéraires ntées les vic- "Éthiopie.

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ESNEH, ERMENT, THEBES, o4n

dressé dans Part: Autour du temple où ne voit que d’informes décombres et des champs cultivés; mais vers le nord-est se prolonge une avenue de 2 kilomètres bordée de piédestaux et çà et là de restes de sphinx à corps de lion, à tête de femme, tenant entre leurs pattes antérieure l'effigie d'Amenhotep HE A cette avenue succède une allée de sphinx à têtes de

bélier, et lon se trouve au milieu des monuments de Karnak, pylônes,

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