N° 104, — ENTRÉE DU OUADI-TOUMILAT, TELL EL-KEDIR
PL
it
‘ RER CT à AR EU F ds Re 1 We
nÊ .
* POTIR 7 ° 7 Quad * Tell el-Kebin *, &
û 10 kil.
tiges d'un édifice élevé par Ramsès IL. Au delà, Belbeïs, Bordeïn se succèdent dans l'immense plaine bien arrosée. Des champs de cotonniers entourent tous les villages, que domine uniformément, se dressant au milieu des palmiers, la haute cheminée d’une usine à vapeur où des agents grecs font nettoyer la fibre et la compriment en balles pour l'expédition. Le grand entrepôt des cotons et des céréales de cette région du delta est la ville populeuse de Zagazig, située à la jonction de plusieurs chemins de fer, en face de l'issue occidentale du Ouâdi-Toumilât; sa population, enrichie par la culture du coton, a quintuplé depuis 1860. Au sud des jardins de Zagazig, de hautes buttes, dites Tell el-Bastah, portent encore le nom de l'antique cité Pabast, la Bubastis des Grecs, qui fut la capitale de
BELBEIS, ZAGAZIG, ISMAILIAH. 589
Rouge l'Égypte, il y a de vingt-sept à vingt-huit siècles, sous la vingt-deuxième
» pour dynastie, alors que les guerres fréquentes avec l’Assyrie devaient reporter | icienne vers l’est le centre de gravité du royaume. Des fragments de colonnes, des + | lébreux blocs sculptés témoignent de la splendeur qu’eut cette grande ville. Au | » vivent nord-est, aux confins du désert, et sur les derniers canaux dérivés du Nil, | près de ï le village de Karaïm est entouré de palmiers qui produisent les meilleures | « Bulte dattes de l'Égypte. Ft es ves- L'entrée du Ouàdi-Toumilàt est gardée à l’ouest par la station de Tell el- Kébir ou de la « Grande-Buute », que les Égyptiens avaient tenté vainement | en 1882 de défendre contre les Anglais par des fortifications, d’ailleurs peu ER redoutables et faciles à tourner. Un palais qui s'élève dans le voisinage |
est le centre de la ferme du « Ouâdi », domaine d'environ 10 000 hectares que fit exploiter pendant plusieurs années la Compagnie du canal de Suez. Près de l'extrémité orientale du Ouâdi-Toumilât, d’autres monticules, comme celui de la Grande-Butte, ceux de Tell el-Maskhouta, rappellent la ville de Pithom, la « cité des trésors », bâtie par les captifs hébreux pour Ramsès Il; M. Naville a récemment fouillé ces débris, que l'on croyait être ceux de la ville de Ramsès, mais qui appartenaient à une ville sœur, probablement voisine, construite à la même époque et par les mêmes esclaves ; | du temps des Grecs et des Romains, Pithom était connue sous le nom de 4h | Héro et Héroopolis. Près de là, à Nefich, la voie de Suez et le canal d’eau | douce se dirigent vers le sud-est, tandis qu’un embranchement va rejoindre
au nord-est, sur la rive du lac Timsah, la ville nouvelle d'Ismaïlia, qui, lors 14 du creusement des seuils, eut une grande importance comme centre de |
« ravitaillement pour les travaux du canal; elle est trop vaste maintenant 1 : pour sa rare population; ses places sont désertes et ses rues, ombragées Ft
d'arbres, bordées de jardins, ressemblent plus aux allées d’un parce qu’à des chemins destinés au trafic. Cependant Ismailia pourrait se repeupler
e succè- : si l’eau, amenée par le canal d’eau douce, était employée plus largement
s entou- * à la fécondation des terres de l’oasis, conquise sur le désert; le canal
1 milieu n’est guère utilisé non plus pour la navigation, quoiqu'il ait une profon- 4
s agents deur normals de plus de 5 mètres et une largeur de 55 mètres, suffisante À
lition. Le pour laisser passer des navires de 400 tonneaux. Quelques bâtiments venus |
la ville î | du canal de Suez sont toujours mouillés dans le port et la rade est parse-
de fer, Fee mée de grands navires". D'Ismaïlia à Port-Saïd par le canal, une seule Fo
on, enri- station mérite le nom de village, el-Kantara ou « le Pont », ainsi nommé ‘|
s jardins | |
e le nom # Mouvement du port d'Ismaïlia, sans le transit, en 1882 : #
pitale de 271 bateaux à vapeur, jaugeant 596 000 tonnes.
d'un ponceau qui se trouvait en cet endroit sur une coulée, entre le lac Rallah et le lac Menzaleh. Situé sur un isthme, entre des espaces inondés, el-Kantara était le lieu de passage obligé des caravanes sur le chemin d'Afrique en Asie: il y passe chaque année quelques milliers de chameaux, que l'on abreuve en de grands réservoirs creusés par la Compagnie, près de la rive du canal. À l’ouest du village, on doit creuser dans le lac Ballah une grande gare d’évitement pour les bateaux à vapeur.
Port-Saïd, ville neuve comme Ismaïlia, mais en pleine voie de prospérilé, grâce au mouvement croissant de la navigation dans le canal, est placée sur l'étroite plage sablonneuse qui sépare le lac Menzaleh de la Méditerranée. La création de cette ville sur un estran battu des vagues, à 40 kilomètres de toute coulée d’eau douce, de toute culture, du moindre bouquet d'arbres, est un des triomphes de l’industrie moderne, Entre la grande rade et les bassins intérieurs du port, la ville se compose d’une cinquantaine d’îlets séparés les uns des autres par de larges rues se coupant à angles droits; les maisons, bâties en bois, en briques, en fer, sont pour la plupart des entrepôts de denrées et de provisions diverses, aussi riches et aussi bien fournis que ceux des cités commerçantes de l'Europe. À quelques centaines de mètres à l'ouest de la ville européenne, s'étend la ville arabe, où plus d’une maison est déjà bâtie comme celles des infidèles et qui finira par être englobée dans la cité grandissante ; d’ailleurs le lit du lac Menzaleh, recouvert d'une très faible épaisseur d'eau, offre aux constructeurs un espace illimité. La rade extérieure est abrilée par deux briselames en blocs de béton de 20 tonnes; l’une des jetées, celle de l'ouest, à 2500 mètres de longueur, l’autre, à l'est, a 1900 mètres; ensemble elles limitent un avant-port d'environ 2 kilomètres carrés où peuvent évoluer les plus grands navires, et qui se ramifie devant la ville en divers bassins ayant près de 50 hectares en superficie. En face de la ville, sur la rive asiatique, sont des amas de charbon’; au sud, sur la rive africaine, se trouvent les ateliers pour la construction et la réparation des barques et des dragues; les yoles, les bateaux à vapeur vont et viennent entre les rives; les gros bâtiments de commerce mouillent près des quais, les vaisseaux de guerre s’ancrent dans la rade au pied du phare. Port-Saïd, quoique sur lerrioire égyptien, est, par ses habitants, son commerce, ses mœurs, une ville d'Europe, ou plutôt une ville française. Le français est la langue dominante, celle que l’on parle aux quinze cents écoliers dans les deux établissements rivaux des capucins et des francs-maçons. Port-Saïd est la
! Importation du charbon de terre à Port-Saïd en 1885 : 542 221 tonnes,
ntre le lac s inondés, le chemin hameaux, gnie, près
ns le lac
le prospé- ‘anal, est leh de la S VAgues, du moinne, Entre ose d’une s se Cou- : fer, sont ses, aussi Europe. À s'étend la s infidèles s Je lit du aux coneux brisel'ouest, à nble elles voluer les %s bassins ur la rive icaine, se arques el entre les , les vais- , quoique s MŒUrS, la langue : les deux Saïd est la
DELTA ET CÂNL
Nouvelle Géographie Universelle, TX, PLU
it de l'aris qu" - m Teen RER RENE ENTER EPE mines A" Bouche Sébanmytinue 4 Vert" Louche de Rovette LUe4 (alhitin { % F , 1 ,.-° Phard)à Port Y LA NX V3) F4 84 Juhign M NT ni e vd À dosettes" B' QG U/é L'ar j Æaie «d'Hbouki” LA Derimbat
CANOPE-Aboukir, 2 | tons f dheu d } :
Mondersh, Nage j | P'mareubie C
+ JMaddiéb ; © D ru : l yéue £Edhors.), fcnnatrus è | : \eh . NN # [4 PA Aleuand GE Ar EUR TT roue QUE L Phe 78 di Gaben SQL hboukir, à | LR *Mandourah g U Î , / \ À + Aurph® Kau Aie Charuay Mess eut!" sat Tamsmeh |, Î ñ# We fers F4 (TL KafésDouar Kértoun Fr EE Ansmou Dossoux 2 ÿ \ 7 ,Kérous ‘ À Er Chen, à 2 Ÿ Abeu-Hommos” +. “Zaghat el:Ghwral Rome Mal) | RC :S r { * \ + Talkæ 4 o Î Satioh À # ,| P” ACT « * pKafr el: Baragir ni " | sv TS € Damanhour è # PEN, ) X Chebrekhet { ) #6, Mariout # À is / \ & À ÿ &S$AIÉ ( e Nikigh.. SèelHagur L HAUT Tell Aboë Oman Hayaten, AE he (BU Sol: Hugur # 4 Ati eBarud L ne { Mt Abo VH , 'Dilingat Le \ Mehellet: Mono # ù es \ Lu Karel: Zaïat | Ne M Damait 4 Tantah À € à Bite \eKpm-Hamaden LE | Kabr Boutin. Nagileh, | u
| << Asset Tell Abou-Billou |rusanet ; * à Ve A Van | Lret FRA “. jm À « [ Abom Nichau w
Achmoun
| : Pyramides de 51
Est de Greenwich ET si
CPerron «épée da «Nouvelle Grographie Crniverselle et dtautres documents
plus dei00000 plus de 20000 plus de 5000 moins de 5000 hab
Echelle
Hachette et Ce, Paris,
'hatniti,
Le 10," Vique Damtetsé Fiat * |iammatms) LU C4 Aenit "à ji] } ConinLL , CE Darnietle N f f PA 4 } où Nedi* set Wakala ALUELLET Ancienne Bouche Mendiaisime 4 4 à] | 3416 Demiaha À ù . té dote el 4 autel | L — ‘ rares ei en è D), ,Rascei:Halig e > + Port Swid | ?. \ [ANT ss Née 2 Terrauh PATIO Me h ® , ! Su | 74 Char sy al: AR (Nenit Séisilen - | " / 4 Berimbal el:Kebir ‘Maraer RQ A Bourhe Tan ñ# / "A Aneimne Hrurhe Tanihque // w *Mänaaleh Chek t Achémaun Gollë de Lé a SU j* ee " / haha : + dsl etrMubie | “Ron el-Ceh Golf de Liluse \ ( \ka i + À ? % Jersh DEN gnvienne Bouche élus \pKafr ol: Baragir Î SMansourat \ PE Ehe - + 4 \ Teliel Dibgut FELUSE At à Labs / Maleheh e Le Mehelles e / \ +) UV ‘roteé San el:Hater Sethrour FAIR (OPA \ Tan:s (Avar di . n Ë PhetHoir fdol | ‘Sd elkHager 4 \ ad” |, LA | .
Héyaten, luir(Busiris) VV + # } Tel/lelDefenh “1 seu ï a Mi AvayHaret Soumbellaouin zu à eh 4 N A Mehelleii Menoët # \ ce j à ci Later ÿ n. Kafr ol: Zaïat F eu Abou Cholet Seléh. le «BirChenun D Tantah + \ + Salihieh: CON À:
j . ,# à “. à + + Arin 7 'Battalin Le !
Û DEEE L Las Balluh | Hymedun Fa re CT ET Air Abou Erauk Nagileh, 1. % ‘ ou-Kebir 1 4 } | ee. « {. e n Mit Ghame &, Sswalah lelferdan | L “<\ L] N / be / n \ CAT Q APE kr deiGise à CL } Kenayet, Zégazié lsmailia. | |. £ n : de, \Tè o Chebin el ss > 7e/ Beta Pr ner LT = « LTimsnh | CS o Cr à Ce ouai Ti cmitut (rare et v. abas No, Bir Morreh | ‘N ‘ Le sat} Tell el Kebi äamêus Moussnun ader ARETK Abgu Hamed” we Ÿ $ | \ ke € inslKem | 4 - f ytho in \ m Menouf \ de
Dillou |"Tananeh®
Le Q { Abos Nichab " »
Achmoun ‘Chibig el Kanator
Tell el Yohoud
de f. »° Foret petrifiue
.Sarokoës % Chemin FF vhandonné LA KE RÉ RIE " = 4 À “ :4 « Pa ABC € LEE SN À Ni à #7 \ lives Hotissol? n V2 LEP \ | Ÿ R'Igpelts PRE RE ÉD PE | Ma me Pr
QE CAIRE, je. Lay
Ai Dj démhatenr:
l (RC are (Fo ete sr
Clysomé Jue fre