N° 106, — MARAIS DE SAN
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drie, du Caire et de Zagazig : un viaduc y traverse le fleuve, Non loin le la station, un «tell » de décombres, situé comme la ville actuelle sur la rive droile du Nil dé Damiette, est tout ce qui reste de l’ancienne Athribis. Mit Ghamr et Ziftah, qui se font face l’une à l’autre, sur les deux rives du fleuve, sont parmi les villes les plus populeuses du delta. Plus bas, sur la rive droite, Samanhoud, la Sebennytos des Grecs, et la patrie de l'annaliste Manéthon, possède dans le voisinage les restes d'un temple, l’Iseum de Ptolémée Philadelphe, désigné de nos jours sous le nom de Behbeït el-Hagar. Mansourah ou la « Victorieuse », qui se montre ensuite sur la rive droile, n’a pas de souvenirs antiques, mais c'est une des villes les plus commergçantes et les plus industrieuses de l'Égypte et la capitale d’une province : c'est à que Louis IX Lomba entre les mains des musulmans; déjà vingteneuf années auparavant, en 1221, les croisés avaient été vaincus
au même endroit et c’est pour rappeler leur défaite que la ville avait été fondée. À Mansourah, une coulée, le Bahr es-Sogheïr, s'échappe du Nil pour se jeter dans le lac Menzaleh, qu’elle divise en deux bassins par une péninsule d'alluvions, et près de l'extrémité de cette presqu'ile basse, entourée de marais, se succèdent les deux villes de Menzaleh et de Matarich, peuplées de pêcheurs misérables, que leur type démontre, d’après Mariette, ètre les descendants des Hyksos. Le profit de la pêche est presque entièrement accaparé par les cheikh de Matarieh : quelques-uns de ces personnages sont millionnaires'.
Damirtte ou Doumiât, qui donne son nom au Nil oriental, est restée la plus grue viile d ses bords. Toutefois elle n’est pas située au même endroit qu: 4 l'umiathis des Grecs. Celle-ci se trouvait tout près de la bouche fluviie. “ur la rive occidentale ; mais immédiatement après le siège infructueux tenté par Louis IX, le sultan Bibars la fit démolir et transporta les habitants à une dizaine de kilomètres en amont, dans un endroit moins accessible aux navires, près d'un coude brusque du fleuve facile à défendre contre une escadre. La Damiette nouvelle fabrique des étolfes diverses et fait un assez grand commerce de riz, de sel, de poissons, et les petits caboteurs de la Syrie, de l'Asie Mineure, de la mer Égée, viennent y chercher des vivres en échange de marchandises diverses”; mais l'entrée du port est dangereuse; quelquefois les vagues empêchent pendant des journées entières les navires de pénétrer dans le fleuve. La grande mosquée de Damiette, bâtie par Amrou et remarquable par la richesse et la variété de ses marbres, doit la célébrité exceptionnelle dont elle jouit à sa colonne « miraculeuse » couverte de sang coagulé et de bave desséchée ; d’après la tradition, tous les malades qui viennent avec foi en lécher la
ierre jusqu’à ce que le sang découle de leur langue, peuvent être assurés [e) Le) ’
de leur guérison, Toutefois l’histoire récente de Damiette prouve suffisam-
ment que pour éviter les épidémies il eût mieux valu’ se débarrasser des
immondices qui encombrent les rues de la cité. Au sud-ouest de la ville,
dans la plaine souvent inondée qui s'étend vers le lac de Bourlos, se trouve
un autre « lieu de miracles », mais accomplis par une sainte chrétienne
et non par des hadji musulmans : c’est le couvent copte de Setti-Damiana
ou « Notre-Dame Damienne ».
1 Amici, L'Égypte ancienne et moderne.
# Mouvement du port de Damictte, en 1880, d'après Amici :
Entrées... . , . . . . , . . 1198 navires, jaugeant 85 215 tonnes ROBHER nue 0 à 5 40007 PAT 0 » 19996 »
Ensemble. , , : ,. . . . .« . 2574 navires, jaugeant 165 211 tonnes, Jaus