‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 207 sur 225 · N9 107, == DAMIETTE · texte numérisé non relu

N9 107, == DAMIETTE

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de cotonniers. Tantah, capitale de la province de Garbieh, est, de toutes

les villes du delta, celle qui occupe la portion la plus centrale; elle est

hrétienne FE PAT à « , . n * bumiiann précisément à moitié route entre Alexandrie et le Caire, de même lc CALE qu'entre la branche de Rosette et celle de Damiette ; canaux, chemins et voies ferrées viennent s’y croiser : telles sont les causes qui, avec la répulation de la mosquée de Seïa el-Radawi, le plus grand saint musulman de l'Égypte, expliquent l'importance considérable des trois foires annuelles 10s

de Tantah; aux yeux des pèlerins, la mare qui reçoit les immondices de

la mosquée rivalise de vertus curatives avec la colonne de Damiette. Pour

la population, Tantah dispute à Damiette le troisième rang parmi les cités de l'Égypte. Elle possède une école, El-Ahmadi, qui occupe, après celle d'El-Azhar au Caire, le premier rang en Égypte parmi les écoles arabes ; on y comptait 4885 élèves en 1877".

La branche de Rosette, longée sur une moitié de son cours par un chemin de fer qui s'appuie sur les premiers renflements de la chaîne libyque, n’a qu'une ville importante sur ses bords, celle d’après laquelle on la désigne, Terraneh, peut-être l'ancienne Terenuthis, est l’entrepôt du natron recueilli dans les lacs salins du Ouädi-Natroun, près du couvent de Saint-Macaire ; plus bas, Teïrieh, à l'issue de l'étroite avenue de cultures ménagée entre les rochers et la rive gauche du Nil, a succédé aussi à une ville ancienne dont on voit les débris dans une butte voisine, Tell el-Odameh ou « Tertre des Ossements ». Kafr el-Zaïat, où la voie ferrée d'Alexandrie au Caire traverse le fle ‘: sur un grand pont de fer de douze travées, n’a pas de ruines pharaoniques dans les alentours, mais à une vingtaine de kilomètres en aval, sur la même rive orientale du Nil de Rosette, se trouvent les grandes ruines de 3, la sais des Grecs, appelées maintenant Sa el-Hagar par les fellähin. Sâ, qui était la capitale de l'Égypte lorsque Cambyse envahit la contrée, est peut-être une des villes vers lesquelles l'humanité doit regarder avec piété filiale, car c’est de là, suivant la légende, que partirent les colons qui fondèrent Athènes, apportant avec eux l’image de la déesse Neïth, qui devint l’Athéné des Grecs et la Minerve des Romains; de là vinrent les Danaïdes, assidues au labeur ingrat de la culture sur les terres stériles d’Argos, si différentes des campagnes natales, inondées par le Nil. Des anciens temples de Saïs il ne reste guère que des décombres, et ses nécropoles ne livrent plus que de rares objets; mais l'enceinte, d’un pourtour de plus de 2 kilomètres, étonne encore par ses énormes dimensions : elle a 25 mètres de haut et plus de 16 mètres d'épaisseur. L'ancien lac sacré n’est plus qu’un marais.

En aval de Dessouk, où une voie ferrée traverse le fleuve et dont les foires ne sont dépassées en animation que par celles de Tantah, la ville charmante de Fouah ou de la « Garance », aux nombreux minarets, est située sur la rive droite du Nil, presque en face de l’entrée du grand canal navigable de Mahmoudieh, qui se dirige vers Alexandrie. Fouah, qui fut la rivale du Caire au quatorzième siècle, n’a plus les cultures qui lui ont donné son nom, mais elle a quelque industrie poyr la fabrication des tarbouch. Actuellement, Fouah le cède en importance à Rechid on

1 Fed. Bonola. Notes manuscrites.

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