‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 216 sur 225 · RS MURAT · texte numérisé non relu

RS MURAT

614 NOUVELLE GÉOGRAPITE UNIVERSELLE,

soient encore de simples kouttàb, annexés aux mosquées ou aux fontaines, et que l'étude s'y borne à enseigner la lecture et la récitation du Coran”, Outre les écoles primaires, il existe quelques hautes écoles, où se font aussi des cours de mathématiques et de jurisprudence, comme dans l’université d'El-Azhar, Des écoles primaires sur le modèle européen ont été londées depuis Mohammed-Ali; mais la plupart de ces établissements se sont fermés, et des écoles ouvertes par les diverses colonies européennes et des communautés religieuses les ont remplacées*. Le gouvernement égyptien à voulu imiter aussi les États d'Europe en fondant des écoles d'enseignement secondaire, supérieur et spécial ; on trouve au Caire une école de médecine, des écoles polytechnique, de droit, des arts et métiers, de langues, d'arpentage et autres ; toutefois la plupart des jeunes gens qui cherchent à s'instruire sérieusement dans les sciences vont poursuivre leurs études dans les écoles de l'Europe. La langue étrangère la plus connue en Égypte est le français®, mais le nouveau gouvernement à réduit le budget de l'instruction publique en frappant surtout les professeurs français, afin de proscrire, dans un terme plus où moins éloigné, l'emploi de leur langue dans les écoles civiles et militaires.

L'Égypte est un pays de despolisme: d'après la tradition politique, le peuple n'y a d'autre droit que celui de payer les impôts et d'obéir; mais par une singulière bizarrerie, causée par l'enchevêtrement de mille intrigues, les Égyptiens ne sauraient dire quels sont leurs maitres. Il leur suffit de répéter le vieux proverbe arabe : «Le peuple est comme la graine de sésame : on l'écrase lant qu'il donne de l'huile". » Officiellement, le souverain de l'Égypte estun prince de la famille de Mohammed-Ali, qui porte le titre de khédive, supérieur à celui de vice-roi, et le suzerain du pays est le sullan de Constantinople, au nom duquel les impôts sont prélevés et les monnaies frappéess il reçoit toujours un tribut de 18 millions de francs, comme si l'intervention de la Grande-Bretagne n'avait pas effacé jusqu'à l'ombre de son pouvoir ; il perçoit en outre de 7 à 8 millions de

4 Nombre des élèves en 1820 : 3000 Ù ù 1866 : 60 000 ) ù 1875: 90000 Û » 1878 : 157 590 en 0570 kouttàb.

2 Écules étrangères en 1880 : 102.

Élèves : 12 247, — 7622 garçons, 40% filles. — 6419 Égyptiens, 2828 étrangers.

* Journaux en 1879 : 29, dont 9 français, 7 arabes, à italiens, 3 grecs.

Heinrich Stephan, Das heutige Ægypten.

FN 0 vice AGE

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