‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 23 sur 225 · C.FPerron · texte numérisé non relu

C.FPerron

Ù Les cours des rrveres et les contours des lacs Les contrees bien connues dont les cartes , Se fonda ne sont pas dessines sur celte carte précises ont été dejà dessinees s07t teintees en rs

"Allemand à 2 75 000 000 ros et les û 2300 kil.

en entier 4 — f no Miss tance des recherches, el maint voyage peu considérable par la distance parcourue n'en à pas moins marqué dans l’histoire géographique du continent. On a déjà pu dresser des cartes de détail précises pour cer Laure taines régions du pourtour africain, le Cap, le delta du Nil, Tunis, l’Algéu delà de la rie, désormais reliée à l’Europe par des signaux qui brillent de montagne à montagne par-dessus la manche d’Almeria, et la liste des positions déter-

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minées astronomiquement, qui comprend déjà plusieurs milliers de noms, s'accroît de jour en jour. Il ne se passe guère de semaine dans laquelle ne nous soit apportée la nouvelle de quelque conquête géographique, Les

routes des explorateurs s'entrecroisent sur la carte de manière à ne plus laisser beaucoup de vides d'une grande étendue, et là où s'étendent des régions inconnues, on connait du moins les amorces de vallées, de fleuves ou de crêtes qui faciliteront les recherches aux expéditions futu cluellement, le plus grand espace de « terre inconnue » qui reste encore à découvrir en Afrique est celui qui se prolonge, parallèlement à l'équateur, au nord de l'Ogôwé et du Congo, entre la Serra do Cristal et les monts Mfoumbiro et Gambaragara d'entre Nil et Congo : c'est une superficie d'au moins un million de kilomètres carrés, soit une fois et demie la France, environ la trentième partie du continent. Mais en ce moment même ces régions sont atlaquées par les voyageurs sur plusieurs points de leur pourtour, et c’est par la voie du Congo que vient de se souder, en décembre 1885, le dernier anneau de la chaîne de stations hospitalières tendue de la rive atlantique aux bords de l'océan Indien, Un chemin d'exploration traverse le contine nt de part en part.

Certainement l'Afrique serait déjà découverte dans son enti si tous les blancs qui ont pénétré dans le pays avaient su être justes rs les

indigènes et frayer ainsi la route à leurs successeurs. Les hommes ui passent en faisant le bien comme Barth, Speke, Livingstone, Piaggia, Gessi, Schweinfurth, Emin-bey, protègent par leurs actions mêmes tous ceux qui les suivent; tel homme violent qui menace et qui tue fait par contre-coup tomber les têtes de ceux qui viendront après lui. Mais quel que soit le désintéressement des hommes qui s'élancent à la conquête scientifique des pays inconnus, les naturels, qui se méfient des étrangers, les considérant comme l'avant-garde d'expéditions guerrières, ne se sont point trompés : ilest bien vrai que l'Européen, même celui qui aime les indigènes et se fait aimer d'eux, est, à certains égards, un ennemi; il fraye la voie à des successeurs moins dévoués que lui. Que de fois l'explorateur honnête, recevant l'hospitalité dans un kraal, doit penser avec une sorte de remords à l'avenir qu'il prépare à ses hôtes : même sans le vouloir, il amène après lui les marchands et les soldats, il livre d'avance ceux qui l’accucillent et le caressent. Pour s’excuser à ses propres yeux, il doit se dire que les guerres de conquête et les annexions violentes sont les phénomènes préliminaires de l'union consciente et pacifique entre les peuples.

5 JL. l'uveyrier, Liste de positions géographiques en Afrique (continents et îles).

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