N° 3, — ÉCOULEMENT DU NYANZA, D'APRÈS SPEKE
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a un 7 presque toutes les traces de glaciers et de moraines. C’est peut-être à une tout autre cause qu'est due la forme rudimentaire des bassins fluviaux : il est possible que le elimat, beaucoup plus humide jadis dans le Sahara, l'ait été beaucoup moins dans les régions orientales, sur le plateau du Nyanza; les pluies, y tombant rarement comme dans les déserts du Sahara et du Kalahari, n'y ravinaient point les roches, n'élargissaient point les
* Elia Lombardini, Essai sur l'hydrologie du Nil.
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10 NOUVELLE GÉOGRAPIHE UNIVERSELLE,
cluses, et les cavités qu'emplissent aujourd'hui les lacs ne pouvaient se combler par l'effet des alluvions'. Pendant les eyeles de la Terre, les zones climatiques se déplacent incessamment. Ni dans certaines contrées les pluies sont plus abondantes qu'autrefois, elles sont plus rares ailleurs : ainsi le bassin de l'igharghar, dans l'Afrique nord-occidentale, appartient à l'une de ces régions desséchées.
A l'est du Nilet de la région des grands laes, le versant des plateaux et des montagnes est trop étroit pour que des fleuves puissent s'y développer en un vaste cours : la mer Rouge ne reçoit des monts égypliens que des ouadi au cours temporaire, et l'océan Indien jusqu'au sud du Mozambique, sur un littoral développé d'environ 4000 kilomètres, n’a pour tributaires que des cours d'eau où les embarealions vogüent difficilement entre les trones d'arbre échoués : tels sont Le Djouba, le Tana, le Loufidji, le Rovouma. Mais au sud des grands plateaux du centre, parsemés de bassins lacustres, le Zambézi, dont les premières eaux prennent naissance dans le voisinage de la côte occidentale, porte à la mer l'excédent liquide d'un très vaste tervitoire, dont la superficie est évaluée à 1450000 kilomètres carrés, près de trois fois la France; la portée de son courant lui donne le troisième rang parmi les fleuves africains, tandis que la longueur de son lit le place seulement au quatrième. Plus au sud, le Limpopo roule aussi une masse d'eau considérable, tandis que l'Oranje, dont le bassin comprend plus d’un million de kilomètres carrés, apporte à l'Atlantique austral un faible reste de l'eau tombée dans les ravins de son bassin supérieur, Plus abondants, le Kounèné, le Koanza, qui se succèdent du sud au nord, ne sont relativement que de faibles cours d'eau par les dimensions de leur terriloire d'écoulement, et lon peut en dire autant de FOgôwé, qui nait dans la presqu'île formée par la grande courbe du Congo, à l'est de la Guinée équatoriale.
Avee le Nil, le Zambézi, le Congo, le Niger ou « Nil des Noirs » est l’un des quatre principaux fleuves africains, Encore au commencement du sièele, Dureau de la Malle énumère les raisons qui lui font croire à la jonction du Niger et du Nil à travers le continent”. Mainte ancienne carte représente le « Nil des Noirs » comme naissant dans le même lac que le Nil oriental, landis que sa source maîtresse, loin de se trouver dans le centre de l'Afrique, est, au contraire, dans le voisinage de la côte occidentale, au mont Loma, sur le versant des montagnes de la Pokelle, Les origines des deux
1 Albrecht Penck, Etufluss des Klima auf de Gestalt der Erdoberfläche. 2 Géographie physique de la mer Noire, de l'intérieur de P'Ajrique et de la Méditerranée, AS07
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