‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 33 sur 225 · SOBAT, NIL BLANC, NIL BLEU · texte numérisé non relu

SOBAT, NIL BLANC, NIL BLEU

Cest en aval du Sobat que le Nil prend'enfin dans le langage commun ce non arabe de Bale elAbiad où «Fleuve Blane », sous lequel il est en général désigné par les Européens en amont de Khartoum, où l'autre il, le Babe elAzraq, le «Fleuve Bleu », vient à sa rencontre. Les deux cours d'eau contrastent en effet par la nuance de leurs eaux +? celles du fleuve

Blanc, mélangées de débris organiques, sont limoneuses, sans Lanspa-

A LE ri:

LE NIL A KIHARTOUM,

Dessin de Taylor, d'après une photographie de M. R, Buchta,

rence; celles du fleuve Bleu, qui descendent d'un pays de rochers, sont généralement plus Timpides. Mais le grand contraste entre les courants rivaux provient de la différence de leur débit, suivant les saisons. Le Nil occidental, — qui est de beaucoup le plus considérable par la longueur du cours, puisque de Khartoum à sa source, encore inconnue, la distance est plus grande que de li même ville à la Méditerranée, — est aussi ie fleuve dont la tenue est la plus régulière : sa masse liquide, égalisée par les grands lacs el par les marais voisins du lac No, se maintient plus égale pendant toute année; elle est plus forte lors des maigres, et plus faible lors

Xe

i NOUVELLE GÉOGRAPITÉE UNIVERSELLE,

des crues, L'impétueux Bale elAzraq participe à la nature des torrents; à peine les grandes averses sont-elles tombées sur les plateaux d'Éthiopie que déjà les vagues d'inondation roulent dans le Hit fluvial; alors le débit du fleuve Bleu dépasse celui du fleuve Blanc, et c'est en arguant de cette imposante masse d'eau que des voyageurs ont pu longtemps, à l'exemple de Bruce, revendiquer le premier rang pour Le Niloriental, Mais depuis les

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