NIL, BAIR EL-ARAB, PAYS DES RIVIÈRES
eq ravins qui débouchent dans sa vallée ne roulent, lors de rares averses, qu'un
d'aval à flot bientôt desséché, Le grand fleuve de la zone torride ressemble à un À , 1 «o » * U L 2 CE
Ro arbre frappé par le feu n'ayant plus gardé que deux faisceaux de branches.
Me Unique parmi les cours d'eau de la surface terrestre, le Nil paraît être dans
beau, el
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la plus grande partie de son développement un fleuve sans bassin tribuquelque
taire, Sur sa rive occidentale, il faut remonter jusqu'à 3700 kilomètres de ECRIRE l'embouchure avant de trouver un affluent durant plus longtemps que les
FAR pluies d'averse; mais là le contraste est soudain : par l'effet d'un chan- W s la pre- gement de climat qui se reproduit sur le sol, une région où les eaux cou- il vingt où lent en surabondance succède aux plaines et aux rochers arides. ; Le alors pk Toute la contrée de forme triangulaire comprise entre le cours du Bahr ml HEURES el-Djebel, la ligne de partage d’entre Nil et Congo et les hautes terres du Ah Lroubles, Fôr est parcourue de rivières, convergeant presque loules dans la direc- le j La les tion de l'ancien lac comblé par les débris de plantes. Avee leurs affluents et ii
RAS ENG sous-affluents, elles forment un vaste labyrinthe dans lequel les explora- : el
teurs ont grand'peine à se reconnaître, surlout à eause de la multitude
le bassin des noms, chaque cours d'eau ayant, comme le Nil lui-même, autant d'ap- A RIAUER pellations qu'il y a de tribus dans sa vallée où dans le voisinage. Pour ne la direc- citer que les principaux, ee sont le Yei, qui va se perdre dans les marais fluent ; le riverains du Nil; le Rôl, qui rejoint le Bahr el-Ghazàl; le Roa, qui s’unit k praires el au Tondj, pour former l'Apabou; le Dioûr, qui s’'unit au Bahr el-Ghazâl
s Ce co près de Mechra er-Rêk, l« embareadère de Rêk », et donne à la rivière
ières qui plus d'eau que tous les autres affluents; le Pango, affluent du Dioûr; enfin
e avec la le Famikam, plus connu sous le nom de Bahr el-Arab, le « Fleuve des
au nord Arabes » : c’est la rivière qui limite au nord toute la région d'écoulement h:
ù ramure et qui, en se continuant par le Bahr el-Ghazäl, entraîne le Nil dans la diree- 1
à rendre lion de l’est, La pente générale de la plupart de ces rivières est très faible; “A sources, les plus rapides naissent dans les montagnes voisines du M'woutan-N’rigé,
taires de mais il en est dont le cours se trouve complètement dans la région des
en quan- plaines et dont on dépasse les sources pour entrer dans le bassin du “A tous les Congo sans remarquer de seuil intermédiaire. Dans la partie inférieure ll zigé les de leur cours, le Rôf, le Dioûr et autres affluents du Nil, ne pouvant 5; la partie s'écouler assez rapidement dans le fleuve obstrué d'herbes, débordent |
les cours comme lui, et pendant la période d'inondation la contrée, sur un espace
dent des de plusieurs milliers de kilomètres carrés, se trouve transformée en un
de 2900 marais infranchissable, Une forte part de l'eau tombée dans cette région
uche; les du bassin nilotique s'évapore sans atteindre le courant du fleuve : dans +!
cette seule partie du bassin fluvial, les pluies annuelles représentent une masse d'eau plus considérable que la portée du Nil devant le Caire:
Au coude que forme le Nil, en aval de la région des embarras, pour reprendre sa direction normale vers le nord, il reçoit un affluent oriental, le Sobat, que l'on désigne aussi par une grande variété de noms, Le Sobat, dont le bassin de réception est fort étendu, et que Russegger croyait être le vrai Nil, est le premier affluent qui reçoive des montagnes éthiopiennes une partie de sa masse liquide : en effet, 11 roule fréquemment une plus grande quantité d'eau que le Bahr el-Djebel; quand il est en pleine crue, les eaux du fleuve principal s'arrêtent devant son courant et refluent avec les herbes qu'elles avaient apportées * : si l'on en juge par la couleur de son flot blanchâtre, où se perd l'eau noirâtre du Nil, c'est bien le Sobat qui devrait S'appeler Bahr el-Abiad où « Fleuve Blane »°. Tandis que parmi ses affluents les uns naissent dans les terres basses qui s'étendent à lorient du Nil, le plus important prend sa source beaucoup plus à l'est dans les hautes vallées des monts Ghecha, qui forment le faite de partage entre le versant de Ta Méditerranée et celui de li mer des Indes. Cette rivière, le Baro, désignée en outre, comme tous les autres cours d'eau du bassin, par une dizaine de noms différents, traverse à son entrée dans la plaine un lac marécageux, le Behâir des Arabes, que le Hollandais Sehuver, en souvenir de sa patrie, dénomma « mer de Haarlem ». Le Baro apporte au Sobat, dans la saison des pluies, une grande quantité d'eau. A 120 kilomètres du confluent avec le Nil, Pruyssenacre mesura le débit de la rivière, le 15 juin 1862; elle roulait alors plus de 1200 mètres cubes d'eau à la seconde, Aussi la navigation est-elle facile à l'époque des crues dans toute la partie inférieure du Sobat; mais si les navigateurs ne se retirent pas à temps, ils risquent fort de rester échonés sur un bane de sable, ainsi qu'il arriva au marchand Andrea Debono,
prisonnier du fleuve pendant onze mois.
1 Noms du haut Nil et de ses aMuents :
Nil: Kivira, Somerset (entre les deux grands lacs); Meri, chez les Madi: Karré, chez les Pàri : Kir, chez les Denka; Yer, chez les Noûer; Bahr el-Djebel, pour les Arabes entre Le M'woutan-\'zigé et le No; Bahr el-Abiad, en aval du Sobat.
Yei : Avi, Doghourgourou, Djemid, Rodi, Bahr Laou,
Rôl : Nan Rohl, Ferial, Welli, Yabo, Nam Gel,
Roa : Meriddi, Bahr Djaou.
Tondj : Lessi, Doggorou, Kouan.
Dioùr : Heré, Nvenam, Bahr Waou, Ougoul, Reliba.
Pango : Dji, Dichi, Ongakaer, Babe el-Homr,
Famikam où Bahr el-Arab : Lialoui, Lol, Lollo, Komkom.
Sobat : Bahr el-Moqatè des Arabes; Waik, Telfiou, Wah où Tah des Clulouk; Pinvin ou Tilfi des Nouèr : Biel, Kieti, Kidi ou Kiradid des Denka. à
2 Samuel Baker, /smaïlia,
3 Russegger; Hansal; Beke, Sources of the Nile.
di
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