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effet d'optique, par le contraste de la roche Sombre et des eaux grises, montre comme s'élevant à une grande hauteur, IE faut arriver jusqu'à la roche même pour apercevoir les tortueuses ruelles par lesquelles s'échappent les filets écumeux du Nil et où les matelots ne peuvent même engaser leurs barques; le Hit n'est pas assez large pour les laisser passer. En temps d'inondation, le barrage de Kaïbar disparaît en entier sous le flot : on ne voit plus une saillie de rochers, plus un tourbillon. Le fleuve coule majestueusement entre les falaises.
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ss NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE,
La « deuxième » cataracte, appelée aussi de Ouädi-Halfà, est celle où s'arrêtent la plupart des visiteurs d'Europe où du Nouveau Monde qui font leur « tour du Nil » : le rocher d'Aboûü-Sir, qui domine le tumulte des eaux et d'où l’on jette un long regard vers l'horizon du sud, est tout griffonné des noms qu'y ont écrits les voyageurs, fiers d’avoir pénétré si loin sur le fleuve mystérieux". La cataracte se prolonge sur un espace de plus de 2» kilomètres, mais elle ne forme que la partie inférieure d’une série de rapides appelée Batn el-Hagär ou le « Ventre des Pierres » et se développant sur une longueur de 150 kilomètres”. Dans ce long parcours, le fleuve présente partout le même aspect : le large lit est semé de rochers, la plupart arrondis comme les pierres « mohtonnées » qu'ont polies les glaciers; d’autres divisés verticalement comme des colonnades basalliques, ou bien découpés en erètes inégales, hérissées de pointes et d'aiguilles, Entre ces blocs s'élancent les courants sinueux, ayant chacun sa cascalelle ; ailleurs s'ouvrent des vasques où l'eau tournoyante semble à jamais emprisonnée ; puis viennent d'autres rapides, d’autres chutes, d’autres remous : c'est en milliers de chutes partielles que se décompose la cataracte, Mais quand les eaux sont basses, c'est à peine si l'on voit ces lilets minces qui se perdent dans l'immense labyrinthe, L’archipel se compose de 555 iles ou îlots, sans compter les écueils, ayant tous leur nom nubien; plus de cinquante sont habitées et cultivées *. Au nord, le long de la rive droite, un chaos de volcans éteints succède à celui des rochers de la cataracte, Cônes à cratères, saillies de roches boursouflées, buttes de cendres solidifiées, monticules de scories, découpent de leurs mille dentelures l'horizon du désert de Libye*.
La « première » cataracte, celle d'Asouân, est moins longue, moins uniforme, et n'a point l'aspect désolé que présente la cataracte de Ouàdi-Halfà, mais’elle ne mérite pas davantage le nom que nous ont légué les anciens : c'est également une série de rapides se ramifiant à l'infini entre des rocs granitiques, de diverses formes et de diverses couleurs, presque tous sans végélalion, mais offrant aussi çà et là des tableaux grandioses ou charmants, par l’entassement des blocs entourés d'écume ou par le groupement pittoresque des palmiers, des tamaris ou des buissons enguirlandés de lianes, En amont, l'île de Philae, à la fois temple et jardin ; en aval, Éléphantine, l'île « des Fleurs », gardent les approches de la cataracte et