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graphie hindoue 5, sur les plaines inférieures du Gange. Près de quarante ans après, en [S02, Lambton commençait près de Madras le travail de trian-
gulation, qui n'est pas encore complètement terminé (IS82). [est vrai que
cette œuvre est immense, et les fatigues à endurer, les fièvres à braver dans
les jongles etles marécages la rendent plus périlleuse que les batailles ; la mor-
lalité a toujours été moins forte sur les soldats des Indes en campagne que
CONTOURS ET RELIEF DE L'HINDOUSTAN. De Ft blit gra- sur les géographes de la brigade topographique". Maintenant les opéra- | les ob- tions géodésiques se poursuivent au delà du Soulaïman-dagh dans l'Mghi- ï u milieu nistan et le Baloutchistan; au nord, elles pénètrent dans les vallées et sur lent seu- les erètes de l'Himalaya, en attendant que l'on puisse continuer à travers e la géo- le Tibet la mesure du € grand are », qui commence au cap Comorin et LE
doit aboutir un jour aux promontoires de la Sibérie, sur l'océan Glacial : ï
à l'est, le réseau de triangles pénètre de F'Assam dans li haute Barmanie 0" et se rattache à Bangkok par les bassins de lirraouaddi et du Kalouen.
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La carte définitive de 177 feuilles qui doit résumer l'exploration de l'inde
Û et en même temps celle de la côte occidentale de lindo-Chine et de la £' à presqu'ile de Malacea, jusqu'à Singapour, est achevée aux deux tiers, et
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NN des milliers de cartes spéciales et de plans révèlent les détails géogra-
phiques de la contrée.
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Dans l'ensemble de son relief, l'Inde Cisgangétique se compose de deux Ë régions de forme triangulaire ayant une base commune et contrastant l'une pi avec l'autre; ces deux régions sont linde du sud et la plaine indo-gangé- f |
R tique du nord, que dans ses mémoires de géographie Carl Ritter compa- ù à SS rail à la presqu'île d'Italie et aux campagnes du Po, entourées par le rem- {1 Ÿ part demi-cireulaire des Mpes. \maints égards, ki configuration des terres È Ÿ dans le continent d'Asie est rappelée par les contours de l'Europe. Chacune je à des deux parties du monde se découpe au midi en trois péninsules se res- 4 = semblant d'une manière générale par quelques-uns de leurs traits. L'Inde fi S est l'italie asiatique. Mais tant que la vraie raison de ces analogies loin- 5 DU laines entre les formes continentales nous reste inconnue, il suffit de les ‘4 À signaler, sans y chercher, comme on l'a fait souvent, une serte de corres- . | ||] pondance mystique entre les diverses parties de la Terre, J Ut Le triangle méridional de inde, dont les côtes se développent de la : sys bouche de la Narbadah à celles de la Maha naddi, est le terre haute, celle è des montagnes et des plateaux : c'est la moitié de l'Hindoustan à laquelle ï on aurait dù laisser spécialement le nom de € Péninsule ». La partie centrale de ce territoire, le Dekkan, l'ancien Dekchin où Dakehina path, | 4 quarante c'est-à-dire le Midi où « pays qui se trouve à main droite » quand on ; de trian- regarde lorient, est une région de hauteur inégale, variant en moyenne si vrai que de 500 à 1000 mètres d'altitude et s'inclinant d'une manière générale dans & # aver dans de :
s; la mor- 1 Clements Markham, 4 Memoir on the Indian Surveys. 1F agne que # Carl Ritter. Aster. ê: }l vil. 4 1 ki LH:
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le sens de l'ouest à l'est. Le Dekkan consiste, dans presque toute son étendue, en un plateau de gneiss et de couches de transition qui forma jadis un groupe presque insulaire, lorsque l'Inde septentrionale était en partie recouverte par les eaux de l'Océan. Mais ces assises premières du Dekkan sont revètues, sur un espace de plus de 500000 kilomètres carrés, — autant que la superficie de la France, — par des coulées de trapps basaltiques d'une grande épaisseur, ayant en certains endroits une puissance de plusieurs centaines et même de plus d'un millier de mètres; çà et là sur le plateau de laves, des esearpements ravinés, se dressant en collines, indiquent le talus terminal de cheires sorties à l'état liquide de bouches d'éruption depuis longtemps oblitérées, C'est pendant la période crélacée et jusque dans les premicrs temps des âges éocènes que se produisirent ces épanchements volcaniques ; mais le sol du Dekkan se repose depuis cette époque, et l'alternance des pluies, des vents, du soleil et des froidures, accomplissant son œuvre de dénudation, a en maints endroits fait disparaitre le revêtement des laves, qui jadis occupaient une étendue beaucoup plus considérable que de nos jours. En outre, la surface des trapps s'est décomposée sous l'influence des intempéries et transformée en une couche de latérite, roche qui ne se retrouve peut-être, en dehors de l'Hindoustan et de l’Indo-Chine, qu'au cap de Bonne-Espérance : c'est une argile ferrugineuse ayant une épaisseur variable de 10 à 60 mètres, et se prolongeant en interminables plaines grises ou rougeâtres, revêtues d'une maigre végétation; ses rubans de rouille lui donnent fréquemment l'apparence du jaspe; ailleurs on dirait des laves. L'eau de pluie disparait aussitôt dans les pores de cette roche, et la terre superficielle, d’ailleurs très mince, reste toujours altérée. Des couches épaisses de cette formation, mèlées à des débris de toute espèce, graviers et sables, ont été entrainées des plateaux et portées par les vents et les pluies dans les vallées et les plaines inférieures; jusqu’au bord de la mer, on rencontre de ces latérites remaniées par les vagues. Elles appartiennent pour la plupart à une époque récente, et probablement il s’en forme encore de nos jours",
Sur ses trois côtés, le plateau triangulaire du Dekkan est limité par des chaines bordières. La plus régulière est celle des Ghat occidentales, appelée aussi monts Sahyadri, surtout vers son extrémité du nord. Interrompue de distance en distance par des brèches et même de larges seuils, les Ghat forment dans leur ensemble une série de crêtes parallèles courant de l'ouest à l'est et s'unissant par leur rebord occidental. Du littoral, elles apparais-
{ Medlicott and Blanford, Manual of the Geology of India.
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