‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 186 sur 471 · PAT · texte numérisé non relu

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Aux veux des Hindous, la branche maitresse du haut Brahmapoutra n’est point le cours d’eau le plus abondant de tous les affluents supérieurs. Le « Fils de Brahma », le Niang des Abor, le Talou-ka des Singp'o, le Haraniya des Assamais de la plaine, l'Amawari des Garro, le Bourham-pouter des Bengali, est considéré comme naissant au Bralhimakound ou «ae de Brahma » que la rivière Lohit forme en tournoyant au pied d'un rocher d'où s'épanche une cascade: quelques pèlerins hindous viennent y faire

le fleuve t rains d'avi

Au con dans la sai Là où ses kilomètre

de rive à

leurs cérémonies religieuses el garder la € source sainte », peuplée de grands poissons que vénèrent les indigènes comme de saints fakirs ayant changé de corps". Les Michmi s'accordent à dire que le Lohitou le « Rouge » provient d'une montagne neigeuse du Tibet à quelques journées de marche au nord, et qu'on peut le traverser à gué à une faible distance en amont de la bourgade chinoise de Roumah; il n'a qu'un faible débit, comparé °° rivières qui S'unissent avec Jui dans la plaine de Kadiya et dont la jonction constitue le vrai Brahmapoutra. Le Dihong, de beaucoup la plus abondante de ces rivières, vient du nord-ouest; sa porlée, pendas la suison des eaux basses, n’est pas moindre de 1550 mètres par seconde, et, lors d'une grande inondation, Woodthorpe évalua son débit de 10000 à 12000 mètres cubes. On sait que le Dihong est le fleuve

dans lequel, depuis Rennell, la plupart des géographes anglais croient retrouver le Tsangbo du Tibet, reconnu jusqu'à une distance de 155 kilo-

mètres au nord du point le plus élevé que l'on ait visité sur le Dihong. Une

autre rivière, le Dibong, qui se réunit à la précédente à quelques kilomètres

CAES CYAN en amont du confluent du Lohit, a été également signalée par quelques AC UE séographes comme étant la continuation du Tsangbho; de même, le Souban- LUN ER siri, qui rejoint le Brahmapoutra bien au-dessous de la plaine de conver- 1: CRE ence à Nadiva, a été mentionné comme le cours d'eau qui continue le grand MR TRIER fleuve tibétain. Toutefois il est certain désormais que ni le Dibang, ni le a Mi ur Soubansiri ne sont le fleuve sacré naissant sur le versant septentrional du : Av Re DES Trans-Himalaya : ni l'un ni l’autre ne roulent une masse d’eau égale à celle REA) ‘ e Le) F., PAR que l'on à mesurée dans le Tsangbo, près de la ville de Tehetang, au sud- de Ta pla “, À HU é ÿ : . à ©:

PRE UE est de Lassa. Or, sous un climat où les pluies tombent en si grande abon- et à gau EAU dance, les cours d’eau ne peuvent que grossir de l'amont à l'aval. Keuls, mètres. | HAE AN parmi les fleuves du versant méridional des monts, le Dihong et l'Irraouaddi lement d + id ont en moyenne un débit supérieur à celui du Tsangbo : c’est done entre ces des eaux DA PR Et deux courants que le débat se trouve désormais limité. Les blocs de bois considér ICS HEC SE numérotés que les explorateurs hindous du Tsangbo devaient lancer dans qui reco OS ONE PE se trouv FIN Î LR 1 dt EE sis # Cooper, New routes for Commerce. Khasia, CE AE:

BRANMAPOUTRA. c91

le fleuve tibétain sont vainement attendus depuis des années par les riverains d'aval.

Au confluent de la plaine de Sadiva, le Brahmapoutra est déjà, même dans la saison sèche, un fleuve plus considérable que le Rhône ou le Rhin. Là où ses eaux sont réunies dans le même canal, il a d'ordinaire plus d'un kilomètre de large, et çà et là il se ramifie en une multitude de bras offrant de rive à rive une largeur totale de 40 kilomètres. En certains endroits

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