‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 201 sur 471 · MONTAGNES ET RIVIÈRES DE L’ORISSA. M · texte numérisé non relu

MONTAGNES ET RIVIÈRES DE L’ORISSA. M

Brahmani, la Baïtarani et leurs affluents; et, quoique se ratlachant aux terres élevées de l’intérieur, elles se présentent pour la plupart sous l'aspect de promontoires isolés s’avançant au loin dans les plaines. Un des groupes de hauteurs est celui des monts Taltehir, où l'on trouve des gisements de charbon dont les fossiles diffèrent à peine de ceux des houilles australiennes. Un autre massif se termine brusquement au-dessus des plaines de Balasor par le pie bien nommé Maghasani ou « Kiège des Nuages » : c'est le plus élevé des sommets de la région; il atteint 1165 mètres. Au sud de ce mont dominateur, où l’on à souvent proposé d'établir un « sanatoire », une petite rangée de collines, connue sous le nom de Nil ghiri où «€ montagnes Bleues », se dresse en forme de rempart au-dessus de la plaine alluviale de l'Orissa.

La Soubarnarekha ou le € Ruban d'or », qui naît sur les hauteurs du Tehota-Nagpore, constitue un bassin fluvial isolé, tandis que la Baïtarani, la Brahmani, la Maha naddi s'unissent par un mème delta à la sortie de la région des montagnes. De ces trois rivières, la Baïtarani est la plus courte el la moins abondante ; ceperdant sa bouche est celle dont les troubles s'avancent le plus loin dans la mer, à la pointe Palmyras, redoutée des navires; la Brahmani et des branches de la basse Maha naddi lui apportent leurs alluvions et lui permettent ainsi d’accroitre son della. Au sud, les bras principaux de la Maha naddi ne cessent d'agrandir aussi la surface du continent. L'ensemble de toutes les terres d'Orissa, déposées par les fleuves en dehors de l’ancien liltoral rocheux, développe la ligne de ses

rivages sur une longueur de 525 kilomètres; la superficie de cette con- -

trée, de formation nouvelle, dépasse 15 000 kilomètres carrés. En tenant comple de la profondeur des strates d’ailuvions, on voit que les campagnes d'Orissa représentent une forte part du déblai des plateaux de l'Inde centrale; en outre, une proportion considérable des troubles à formé un delta sous-marin au devant des bouches fluviales et s'est déposée sur les fonds du large. Les marées, de 2 à # mètres d'amplitude, qui viennent frapper la eôte dans la direction du sud-est au nord-ouest et qui recourbent vers le nord Loutes les bouches des rivières!, emportent avec le reflux une grande quanlité des alluvions de Ta Maha naddi et des autres rivières; par le heurt conlinuel des vagues et les courants de houle, la mer remanie aussi les apports fluviaux et leur donne une régularité de contours presque géomérique, La résultante des forces en conflit est un accreissement incessant des terres. Cependant toute la région embrassée par les cordons littoraux

1 Ilunter, Orissa,

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du delta n’est pas encore entièrement conquise : quelques lacs et des ma- 1e rais, restes de baies et d’estuaires, se sont maintenus en dedans de la ligne art des rivages. Le plus grand de ces lacs est le Chilka, situé au midi du delta, ie à l'endroit qui reçoit le moins d'alluvions pendant la saison des erues ; il a ne près de 900 kilomètres carrés de superficie lors des sécheresses, 1170 pen- ea la :

N° 92. — LAC CHILKA. mo SUBULES RG 73%, 0 Garh Kohpurig : - CScänakhqule 7 we ù À Lie rl + fe AS ik DIF Mr de Gr 85° RL NP D Um nd Li Me E=4 ail 14 Le Me 1 : 650 00 LÉ RATES PR OT AU: nadi URSS CU ANT 2) kil.

TER SR ; 4 Lure FR TE dant la saison des pluies, mais il est profond de 2? mètres à peine, et par- litto J'NETIAS semé d'ilots el de banes de sable, Suivant l'alternance des apports, de sel «

k ie l'une à l’autre saison, il est tantôt réservoir d'eau douce, tantôt bassin d'eau pou

Re ER salée. Les terres cultivées qui s'appuient sur le cordon littoral s’accrois- autr à J sent rapidement en étendue, la levée extérieure se consolide et s'élargit. ln doper ŒUr A Elle n'avait qu'un kilomètre de large au commencement du siècle; elle en a cu | ASE l, Lois de nos jours, Il y à cent ans, le grau offrait aux bâtiments une en-

ON PES EE EURE à # \ ‘ ; ; : ‘6

A CRINE trée de 1700 mètres, que traversaient des barques d'un fort tirant d’eau: (

LAC CHILKA, MAHA NADDI. 17 1152 : 1 #4 2 “a mais depuis 1825 les communications sont entretenues par nn canal lim 12 : ; Hoi VAE DIE artificiel souvent à demi comblé et que les ingénieurs ont fréquemment à HE BEA: e) . > . D Es ET Fe : . F © ?

La rouvrir. Le flux de marée qui se précipite par le grau s'étale sur l'immense 192 | nt D LE] Li " . F : * F “ € ” : +2 je surface du bassin, sans en élever jamais le niveau à la hauteur du flot AE 1 16 8! L E 112477 L ‘1 1 © ai extérieur : landis que l'écart de la marée est de 1,50 sur le rivage de 4-7 | 1 #48 CI1- ‘ 2 : Le? | . < . . TR . : & 2° « la mer, il est à peine du tiers dans le lac Chilka; mais lorsque la MU 1 © 6 mousson empêche l4 sortie du reflux et que les eaux débordées de Ta Maha 4 Ft En JEU ORLES.

RO MER N° 95. — DELTA DE LA MAHA NADDIe # EU EME + ui HDE = ! CE 0.

À ‘ 12 ; 1 Le - ts PR -— -Nù 21.74 EE :

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CA Fri CIE LL 1 * Là 4 CLS De HE es 24 c | . 3 Fe. < naddi et d’autres rivières se précipitent dans le réservoir lacustre, les eul- | y Ee 0 tures des bords sont inondées ; en moyenne, les malheureux paysans du 1 HUE TEE A io littoral ne comptent que sur une année de récolte tous les quatre ans. Le FPS RSAE: al ‘ } ù ; de sel que l'on recueille près du grau, sur les sables de Parikoud, est utilisé Hi LH 6: at pour le service des temples; les Hindous d'Orissa refusent le sel de toute " 8 | L ’ : A 2" + nes autre provenance, que la chaleur solaire n'a pas fait eristalliser au bord de ET è qi la mer‘, Quelques bateaux plats, en forme de cercueils, glissent sur les LED I:Z | | 4 . \: - 2 tie à A eaux du ae, portant les pèlerins des Girear au temple de Djagganath. HA TIES $ . :

au : ? Cotton, Report of professional tours; — W. W, Hunter, Orissa. 141 EUX ' LA EL k vin 55 le F1 HE:

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