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COLS DE L'IIMALAYA. 4 k lan, est indiquée dans la plus grande partie de son développement, non par la chaine continue du Trans-Himalaya, mais par les massifs fragmen-
aires de l'Himalaya proprement dit.
Les brèches par lesquelles S'échappent les rivières sont trop obstruées po Ë de rochers, trop coupées de précipices pour que des chemins puissent RUE | en longer le cours et c'est presque uniquement par les cols ouverts entre [à les sommets neigeux qu'il faut s'élever vers le socle qui porte les deux LR chaines himalayennes; les seuils les plus bas entre les versants oppo- V à sés se trouvent tantôt sur Pimalaya, tantôt sur le Trans-Himalaya ou EE mème dans l'espace intermédiaire, Ces cols, inférieurs en élévation à ceux HA du Karakoroum, offrent aussi aux voyageurs l'avantage d’être situés sous 1% une latitude plus méridionale de 6 à 8 degrés, mais la plupart d'entre eux à n'en sont pas moins complètement infranchissables pendant la mousson du [ie sud-ouest, lorsque le vent soulève les neiges en tourbillons. La différence {? des elimats entre les plateaux et les plaines inférieures est telle que les À à { habitants des contrées respectives seraient moins séparés les uns des autres, Lol si un large bras de l'Océan passait entre eux, Ge n’est point des Bod des il hautes terres que les cullivateurs de l'Inde eurent jamais à redouter des hi F
incursions ; ils n'eurent à se défendre que des peuplades guerrières vivant
sur les pentes et dans les vallées jusqu'à 2000 où 3000 mètres d'altitude ;
au delà s'étend la zone, presque inhabitée, des pierres, des gazons el des f || neiges, Seuls, les voyageurs, habitués déjà, soit par le genre de vie, soit pi par les escalades, à respirer l'air des hautes montagnes peuvent se hasarder fl à franchir les erêtes himalayennes: la rareté de l'air y rend le moindre ti travail physique extrêmement pénible; les voyageurs indigènes se disent jen. enpoisonnés par les émanations du bis ou soran, qu'ils disent être, soil pou! une Meur, — surtout une espèce d'aconitf, — soit un air particulier de ou. la montagne, En 18595, Adolphe et Robert Schlagintweit, les premiers 4 l parmi les voyageurs européens, traversèrent le col de F'Hbi Gamin, dont la 24 hauteur égale celle qu'aurait le Pay de Dôme placé sur le mont Blanc. 4 f Depuis, Johnston à dépassé cette altitude : le sommet gravi par lui n'a pas moins de 6900 mètres, Jusqu'à présent, nul voyageur, si ce n'est parmi fi. 4 ceux qui se sontenlevés par des ballons dans les espaces aériens, n'attei- % 24 onit de hauteurs plus grandes. pe: A Le système de l'Himalaya ne parait pas être aussi ancien que le Kouenlun if h dans l'histoire de la Terre, Autant qu'on peut en juger par les observations je, ji que de rares Voyageurs ont faites sur là partie du Kouenlun voisine du HA: "ip
EWallieh: — Hiunilton, An account of Nepal
46 NOUVELLE GÉOGRAPIHE UNIVERSELLE,
Khotan, la crête médiane du continent d'Asie en serait aussi la saillie primilive; elle consisterait en roches anciennes, tandis que loutes les chaines qui se succèdent du nord au sud de cette première rangée, seraient des plissements formés à une époque plus récente. Les granits proprement dits sont ares dans l'Himalaya! ; les roches cristallines qui constituent la masse centrale sont pour la plupart des gneïss et des schistes métamorphiques ; certaines régions de l'Himalaya devaient être, à l'époque miocène, peu élevées au-dessus de la mer et jouir d'un climat aussi tempéré que l'Europe centrale : on à trouvé dans le Tibet les restes fossiles d'un hippopotame à plus de 4850 mètres d'altitude”, Cependant on à découvert dans les assises de la chaine des fossiles appartenant à toute la série des roches depuis l’é-
N° 11. — COUPE LONGITUDINALE DE L'HIMALAYA, DE L'INDUS AU BRANMAPOUTHA,
Los hauteurs sont vingt-cinq fois plus grandes en proportion que les longueurs
0 500 kil.
poque silurienne*; çà et [à quelques formations ignées se sont fait jour à lravers les strates supérieures, mais nulle part on n’a reconnu l'existence de bouches d'éruption. Quel que soit l'âge des deux chaînes de l'Himalaya et du Trans-Himalaya, les couches qui se déposèrent sur les flanes méridionaux des monts lournés vers les plaines de l'Hindoustan appartiennent aux dernières périodes des âges tertiaires. Disposés en chaînes parallèles à l'axe principal du faite de l'Asie, les avant-monts, connus par les géologues sous le nom de Sub-Himalaya, se composent presque tous de grès massifs, associés diversement à des conglomérats el à des argiles. Des rives du Brahmapoutra à celles de l'Indus, ces chaînes se succèdent régulièrement vers l'ouest, puis vers le nord-ouest, interrompues seulement de distance en distance par les « portes » qu'y ont ouvertes les torrents pour s'é- 1 Hermann von Schlagintweit, Reisen in Indien und Hochasien, M.
# Alfred R. Wallace, Proceedings of the Geographical Society of London, sept. 19, 1877. 5 Theobald; — Lyddeker; — Stoliczka; — Godwin Austen,
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