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terminent par un simple chainon de collines revêtues de forêts. La face
méridionale des montagnes est la plus escarpée; en quelques endroits, elle LITE apparaît comme un véritable mur de gneiss s'élevant vers le ciel. Les pla- tits KA teaux herbeux des hauts Palni n’ont pas la fertilité du Nil ghiri, où la RE Ne roche, en se décomposant, se mêle aux débris végétaux et constitue un sol des plus fertiles ; le sous-sol des Palni est en général une argile compacte, sur laquelle s’amasse l'humidité et où les racmes des plantes se changent en couche tourbeuse *. Cependant il ne manque pas d'excellentes terres dans les dépressions du plateau et dans les vallons inférieurs, et les petites colo-
nies européennes fondées sur ce massif lui font mériter son nom de
t Jon. Duncan, Asiatic Researches, 4799 ; — Burton, Goa and the Blue Mountains. 2 Clements Markham, Travels in Peru aœud Indiu .
Palni, qui signifie « Monts des Fruits »: jardins et vergers ressemblent aux plus beaux de l'Europe par leur variété en légumes et leur richesse en arbres fruitiers.
Au sud de l'Anamalah et des Palni, les montagnes qui complètent le massif terminal de l'Inde, comparable à l'île de Ceylan par sa forme et ses dimensions, s'abaissent peu à peu. Les monts des Gardamomes n’alteignent pas 1000 mètres en moyenne, cependant leurs crêtes constituent une barrière franchie seulement en un petit nombre de brèches. La eime la plus haute, l'Agastya, où le radjah de Travancore avait fait établir un observa- Loire’, abandonné bientôt après, est consacrée au personnage mythique, à la fois homme et dieu, que la tradition dil avoir converti les populations de la contrée au culte brahmanique. Couvertes de forêts où des animaux sauvages vivent en multitudes, ces montagnes extrêmes de l'Inde sont redoutées à cause de leurs miasmes; naguère, quelques indigènes seulement les pareouraient pour la chasse, la eueilleite des fruits et la récolte des gommes el des écorces ; mais là aussi pénètrent graduellement les routes, et récemment le radjah de Travancore, imitant ses protecteurs les Anglais, y a londé un village de santé, Mouttoukoulinyal, situé à 1200 mètres d'altitude. À l'est, le chaînon d'Ali ghiri, qui se détache de la chaîne méridienne, s'avance au loin dans les campagnes de Madoura; en outre, un grand nombre de buttes isolées, jadis des îles, s'élèvent au milieu de Ja plaine, « pareilles à des meules de foin éparses à la surface d'une prairie ».
Ces monticules sont les dernières saillies des Ghat orientales, représenlées au nord de la Cavert par le massif du Chivaraï ou Siva-radj, le « souverain Siva », dont un pie s'élève à 1648 mètres, et par un grand nombre d'autres groupes de hauteurs, des chaînons et des monticules. La région sud-orientale du plateau de Maïsour est ainsi flanquée d'un labyrinthe de montagnes, mais, en se prolongeant vers le nord, le système des Ghat orientales se développe régulièrement sous forme de chaîne bordière, dressant ses prineipaux sommets à des hauteurs variables de 1000 à 1500 mètres. Dans l’espace triangulaire limité par les Ghat occidentales, les Ghat orientales, le Nil ghiri et le Chivaraï, la partie méridionale du plateau du Dekkan, c'est-à-dire le Maïsour, d'une élévation moyenne de 600 à 900 m&res, est parsemée de rocs détachés que l'on désigne sous le nom de droug où « Inaccessibles », Quelques-unes de ces masses, dominant de trois à cinq cents mètres l'étendue du plateau accidenté, ressemblent à des tours et ne peuvent être escaladées que par des escaliers taillés dans la
1 Elements Markham, The Geographical Magazine, dec. 1, #ST#.
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