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COTE DE MALABAR

pierre; ilen est qui sont revètues de verdure au sommet et où les pluies déposent une humidité suffisante pour former de petits lacs où rejaillir en sources : ces rocs étaient tout désignés pour devenir des forteresses, et c'est pour s'en emparer que les potentats de la contrée se sont le plus fréquemment combattus. La partie occidentale du plateau, appuyée sur les Ghat, est un pays agreste de vallons et de collines, vert de forêts et bruyant de ruisseaux; des cabanes isolées se montrent sur toutes les pentes audessus des rizières, dans le feuillage ‘des aréquiers et des bananiers. Les villes et les villages sont rares dans ce pays.

A l'exception de la Ponani, qui naît sur le versant oriental de l'Anamalah, les rivières du Malabar n’ont qu'un faible développement et ne peuvent se réunir à d’autres cours d’eau avant d'atteindre la mer; durant la saison des sécheresses leur lit est complètement à see, mais pendant la mousson elles roulent une masse liquide considérable, détruisant leurs berges, dévastant les cultures, démolissant les villages; il est peu de régions dans l'Inde où les accidents causés par les inondations soient plus fréquents. À l’ouest des Ghat de Maïsour et de Courg, la plupart de ces cours d’eau s’épanchent directement dans la mer d'Arabie, mais plus au sud ils se déversent dans les marigols riverains, désignés par les Anglais sous le nom de back-waters. En maints endroits, ces étangs s'alignent par deux où trois, où même en plus grand nombre, parallèlement à la côte: dans son ensemble, tout le littoral parait être composé de plages suecessivement déposées par la mer et séparées les unes des autres par des fonds où l'eau douce remplace graduellement l’eau saline. Les observations faites sur les côtes de Malabar n'ont pas été poursuivies d'une manière assez méthodique pour qu'on puisse dire si le soulèvement graduel des plages à facilité la formation de ces cordons littoraux parallèles, mais de nouvelles plages se déposent toujours en dehors des graus par lesquels les eaux surabondantes des lagunes se déversent dans la mer à l'époque de la mousson; les alluvions fluviales et les sables marins, soulevés par la houle, s'alignent en flèches, que le courant, suivant parallèlement la eôte du nord au sud, allonge dans la même direction.

Le niveau des lagunes change avec les saisons, et quelques-unes d'entre elles sont alternativement emplies par les inondations, vidées par les sécheresses, Îlen est que l'on à complètement séparées de la mer au moyen de levées el dont le fond est mis en culture; mais quand arrivent les pluies de la mousson, les rizières lacustres sont en danger d’être noyées; toute la population agricole est debout pour consolider les digues, et vider au moyen de norias les canaux qui s'emplissent, Parfois ces travaux sont inu-

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üiles; la pression de la mer ou des cours d'eau riverains rompt les digues, et ces petites € hollandes » du Malabar sont reconquises par les flots. Tout le long de la côte une ligne de

1 LEUR qe A RIOOTE DIR OR marigots est soigneusement

entretenue comme voie de navigation; presque tout le trafic de Cochin et de Travancore se fait non par mer, mais à l'abri des vagues, sur ce chemin paisible des lagunes. Même pendant la urande sécheresse, les bateaux font un service régulier entre Cranganore, Cochin et Alleppi, sur une longueur de 166 kilomètres; d'ordinaire, la ligne

de navigation se continue beaucoup plus loin, d'une part vers Mangalore, de

|A l'autre vers Trivandram; \ AL \\ Ant ) ‘ .

LAN de montoire de rochers inter-

près de Quilon, où un pro-

rompt la chaîne des marigols, on a récemment percé un canal pour éviter aux bateaux la circomnavigation du cap. Les routes de terre sont presque inutiles ; pour quelques menues pièces de monnaie, les voyageurs indigènes se font transporter à 500 kilomè-

SRE A MMIENANaNE CPerron tres avec bagages et mar- 1: 1 090 000 , £ —————— 1 chandises.

9 20 kil. : s S'arrondissant vers l'est par une courbe élégante, la eôte de Malabar se termine brusquement par la pointe du Kamari où Kandjamour, le cap Comorin des Occidentaux ;

au delà, une première baie, puis une seconde, creusée plus avant, mar-

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