‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 244 sur 471 · HA · texte numérisé non relu

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Toutefois on ne peut arguer de la ressemblance des langues pour en conclure li parenté de tous les Dravidiens avec les populations du nord de l'Asie, Certainement le type dit € mongol » se retrouve chez mainte peuplade de linde, du centre et du midi; mais en est aussi dont les traits diffèrent peu de ceux des nègres, des Nustraliens, des Malais, des Née miles, des Égyptiens! est très probable que des populations d'origine diverse se sont succédé dans linde méridionale comme des couches d'al luvions qui se déposent sur une plage”; mais est impossible maintenant de retrouver les éléments primitifs dans out ce mélange de races; ce sont les professions, les elimats, le genre de vie, et surtout l'influence héréditaire des castes, même quand elles n'ont pour cause première qu'une différence de métier, qui eréent les grands contrastes entre les divers éléments ethuiques, La couleur, qui varie du noir au jaune pâle et au gris cendré, n'est pas un signe de race, car elle varie singulièrement dans une même famille suivant les occupations individuelles; on remarque en général que la pean est plus où moins foncée en proportion de la sécheresse du elimat : les Dravidiens du Malabar, vivant presque toujours à l'ombre de grands arbres, dans une contrée qu'arrosent souvent des pluies abondantes, ont le teint beaucoup plus elair que leurs frères du Coromandel, habitant des plaines moins boisées, sous un ciel moins pluvieux; dans une même tribu, telle que les Chanar, presque tous planteurs de palmiers, ceux du Malabar ont le teint des brahmanes, tandis que ceux du Coromandel sont presque nègres par la couleur, Dans l'ensemble, la grande masse de la population dravidienne ne diffère point des Aryens par le type, et pourtant on ne saurait attribuer à l'immigration des convertisseurs venus du nord une importance suffisante pour qu'ils aient pu donner les traits typiques de leur race à quarante millions d'individus. Quand on entre dans une cour de juslice de pays ami ou telougou présidée par un magistrat anglais, on est frappé de la ressemblance des têtes; seulement la physionomie dravidienne exprime plus de douceur et de finesse, celle de l'Européen plus de force et

de fierté’, De tous les Dravidiens, ceux dont on a le plus parlé depuis la « décou-

verte » du Nil ghiri, sont les Toda ou Touda, petite peuplade de dialecte

canarals qui ne se composail pas même de 700 individus en IST, mais

qui a pu, grâce à son isolement dans les montagnes, conserver ses mœurs

originales, Leur civilisation archaïque, importée des plaines orientales du ‘ Logan, Journal of the Eostern Archipelago.

# De Quatrefages, Journal des Savants, déc, 1875. 3 Caldwell, Grammar of the Dravidian Languages.

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