TRIBUS DU NIL GHIR
Kanara depuis huit siècles, dit la tradition, n'a pas été la seule cause du aèle que l'on a mis à les étudier, Des savants enthousiastes, et surtout les visiteurs désœuvrés du Nilghiri, ont voulu reconnaitre dans les Toda des frères de race, des Indo-Æuropéens, Celtes ou Pélasges; on a parlé de leur beau profil grec ou romain '; toutefois ils ne diffèrent point pour les traits de millions d'autres Dravidiens, et leur peau est beaucoup plus foncée que celle de la plupart des habitants du Malabar, Is sont d'ailleurs de haute taille* et bien proportionnés, sans avoir pourtant cette force athlétique dont parlaient les premiers voyageurs”, Is sont doux, affables, pacifiques, peu zélés pour le travail, sans ambition, mais courageux et d'une singuhère dignité de maintien : quand on les voit passer, drapés dans leur loge, on dirait des sénateurs de la Rome antique, Le nom de Toda qu'ils se donnent fièrement signifie « Hommes », mais il est compris par leurs voisins dans le sens de « Bergers », et en effet leurs occupations sont essentiellement pastorales, Ils ne chasseut point el n'ont d'autre arme qu'une hache de fer dont ils se servent pour couper le bois; ils ne labourent point la terre; le sol et ses produits naturels appartiennent à tous : ils ne sont arrivés à l'idée de propriété que pour les cabanes, les objets mobiliers, les bestiaux. Peuple pasteur, les Toda n'ont d'autre travail, presque d'autre religion que le soin de leurs troupeaux; le lait, leur principale nourriture, est l'objet d'une sorte de culte. Les trayeurs en chef, pris dans la classe des peki ou « fils de Dieu », sont de véritables prètres ayant fait vœu de chasteté; ils portent un vêtement particulier, vivent à part, et seuls avec les novices qui s'initient au sacerdoce, ils ont le droit de recueillir le lait et de préparer le beurre. Une vache sacrée, illustre par sa généalogie, précède le troupeau en balançant sa clochette, précieux objet que l'on dit venir du ciel. Après s'être purifié pour le travail du matin, le prêtre s'incline devant l'animal vénéré et bénit le troupeau de sa baguette blanche. Tous les rites de ce petit peuple ont le même caractère pastoral. Après la mort d'un Toda, on fait défiler devant son cadavre les bêtes du village, comme pour lui faire voir encore les animaux qui faisaient sa joie, puis on tue une où deux vaches pour lui donner la plus agréable des compagnies dans le grand voyage. Un rocher du Nil ghiri, le Makarti, qui se dresse en parois abruptes au-dessus de la plaine oceidentale, et qu'habite un anachorète, « gardien de la porte des cieux », est vénéré comme le point de
* Campbell, Ethnology of India.
* Taille des hommes. . 4... . . . . . . 1,797 » femmes... 4... 1,529 (Marshall).
3 Leschenault : — Hamilton ; — Young; — Harkness ; — Carl Ritter, Asien.
am Es 25 Re 2 AN 2 ar => DA. an ECO PP
Œ ET à t 4 k 1 : ‘7 5.
} "1: à LE [AE tj e #5 HÉARE TES NET UELS : CA ON LR | LE 1:14 #” OU MMEVES NAISRI EF :
IST tt RATER à À 4 « | 4 4 | JUNE, SET 4 M CE LA aT HE.
| h ! ®4 TERMS L ! 14 RU $ (ET FER CR L La , : FC.
' 31 LE r, & # $ PAL :
DAV es LR MEET 1 à î PO DER RON: (EE RS D x { pi, H
contaet entre le monde d'ici-bas et celui d’outre-tombe; c’est le promontoine d'où s'élane:at les âmes au soleil couchant pour aller aborder aux îles de nuages flottant dans l'azur. Très religieux, les Toda saluent ee monde lointain où vivent leurs ancètres; is s'inclinent aussi devant le soleil et la lune, en récitant une prière en faveur de leurs familles et de leurs troupeaux". Naguère les Toda pratiquaient l'infanticide, et les mœurs de là polyandne, qui leur étaient communes avec maintes tribus des montagnes, n'ont peut-être pas encore complètement disparu : le nombre des hommes dépasse d'an quart celui des femmes.
Les autres peuplades du Nil ghiri sont également dravidienne<, du moins par le langage. Les Badagar ou « gens du Nord », généralement désignés par les Anglais sous le nom de Burghers, sont des immigrants venus du Maisour au seizième siècle, à la suite de persécutions et de famines. Évalués à prés de 20 000 par le recensement de 1N74, ils sont, après les Européens, les dominateurs des « Montagnes Bleues », quoiqu'il. savent un léger tribut aux Toda en échange du droit d'établissement. Cultivateurs sivailes, sé divisant en castes nombreuses, ils ne diffèrent point des poyulatins policées de la plaine et pratiquent les mêmes cérémonies. Les Kotah où Gôhatar, c'est-à-dire les « Tueurs de Vaches », payent aussi un tribui aux Toda, considérés comme propriétaires primitifs du sol : ce sont les artisans et les industriels de la montagne, les danseurs et les musiciens qui égayent les fêtes des autres tribus, mais qui restent accablés sous Le mépris de tous à cause de leur malpropreté et de leurs mœurs d'omnivores. Les Kouroumba, « Mauvais Gars » ou « Volontaires », sont encore plus méprisés, quoique les Badagar choisissent parmi eux des magiciens, sans doute parce que ces hommes des bois sont mieux initiés aux secrets de la nature ; d'après Walhouse *, ils formaient au quinzième sièele une confédération puissante : e sont des fugitifs déchus de leur ancienne civilisation. Quant aux froula (Eriligarou) ou « Gens des Ténèbres », qui vivent dans le teraï, à la base du il ghiri, on voit en eux plutôt des bêtes immondes que des hommes : d’après les récits de leurs voisins, ils giteraient avec Les tigres et les mères confieraient leurs enfants à ces fauves’. Kotah, Kouroumlba et froula, qui sont au nombre d'environ 5000, parlent tous, de mème que les Soliga des collines orientales, les dialectes dravidiens des populations polieées avec lesquelles 1ls sont en contact, mais on voit en eux, à tort ou
1 Metz, Thu Trahes inhabiting the Neilgherry Hills; — Marshall, À Phrenologist amemg the Todas ; — Élu Bachus, Les Monticoles des Nilgherries.
* Journal of the Anthropological Institute, april 1875.
5 Rownes. Wd Trihes of India.
ontoire iles de monde soleil et le leurs rs de la lagnes, FUIT TETTESS
tons lésions = venus lines.
- après savent valeurs s pou s Kotah tribut
les ar-
“ns qui mépris ms, Les mépridoute la naration Ouant lérai, ue des lignes nlia «1
e que
aline
rt où
mg {he