‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 258 sur 471 · AT · texte numérisé non relu

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mahométan Tippo-sultan. Au nord-est, la ville du € Rocher ». Chelam ou

Selam, — nom que les Anglais, par souvenir biblique, ont transformé en Salem, — a dépassé Coïmbatour en importance, grâce à la fertilité de La

plaine environnante où l'eau d'irrigation, dérivée de 200 réservoirs. fait naître de riches moissons d'indigo, de coton, de tabac. Dans les collines basses des alentours, on recueille du minerai qui sert à fabriquer un excellent acier. La culture du cafier a été aussi introduite dans les vallées des monts Chivaraï, qui dominent au nord-est la plaine de Salem. et les Anglais y possèdent déjà un petit village de santé, Yerkad, à 1510 mètres d'altitude.

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COÏMBATOUR, SALEM, TRITCHINAPOLI. 5659

La grande ville de Tritchinapoli, l’agglomération urbaine la plus considérable située au sud de Madras et de Pondicherry, cecupe la pointe du delta de la Caveri, eentre de divergence des canaux qui répandent la fécondité dans ce € jardin de l'Inde méridionale », si riche en rizières, en palmicrs, en vergers, en champs de tabac. Le quartier du fort, dont les murailles ont été récemment démolies, entoure un rot de gneiss, haut de 82 mètres. qui porte un temple de Siva et quelques autres constructions ; ce monticule, dont les parois lisses sont bariolées de couleurs diverses par

N° 425. — SALEY.

D'après l'Indian \tlas L fers

l'écoulement des ÿuies et les plaques de lichens, est l’objet de légendes qui ont valu à fs * lie son nom de « Cité des Dénions tricéphales ». C’est l’une des positions que Français et Anglais se disputèren! ïe plas énergiquement pendant ks guerres du siècle dernier. Du vas! +, Ja vue s'étend à l'ouest jusqu'aux montagnes qui limitent la plaine, parsemée d’autres blocs de gneiss, complètement isolés comme celui de Tritchinapcli. Au nord, dans une île de la Caveri, s'élèvent les hauts portails en pyramides ou gopoura du beau temple de Srirangam (Seringham), conseré à Vichnou, qui servit pendant plusieurs anuées de citadelle aux Français‘; si ce

4 Grandidier, Tour &u Monde, XX, 1265 Vilis 72

monument, qui date des premières années du dix-huitième siècle, était terminé, il aurait vingt gopoura, offrant chacune les proportions d'un monument isolé. Un autre édifice superbe du voisinage à été bâti en l'honneur de Siva; dans l'Inde méridionale, les temples se distribuent ainsi par couples, consacrés aux deux grands dieux du Panthéon contemporain.

Tandjor où Tandjavour, à l'est de Tritchinapoli et non loin du centre du delta, fat jadis la capitale du royaume hindou de Tehola ou Tehora, dont le nom se retrouve, disent la plupart des étymologistes, dans celui de Coromandel. Tandjor est une ville industrieuse et ses objets de bijouterie ne

N° {XX — TRITCRISAPOLI.

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sont pas moins renommés que ceux de Tritéhinapoli; elle doit sa grande célébrité à un temple du quatorzième siècle, non le plus vaste, mais le plus pur de style et le plus beau de toutes les contrées dravidiennes. La principale pyramide ou rimara, qui se dresse à 60 mètres et que couronne un dôme monolithe, se compose de treize étages, soutenus par un socle cubique à deux rangées de colonnes superposées : ses motifs caractéristiques sont des éventails sculptés qui rappellent probablement les plumes du paon, l'oiseau sacré: l'un des sanetuaires voisins, consacré à Soubramanya, le fils de Niva, est encore plus remarquable par l'élégance de la forme et le fini des détails : n'était la profusion des sculptures, on pourait se croire devant une œuvre de la Renaissance italienne, Au sud-est, le

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