DIGUE ET DÉTROIT DE PAMBAN
orientale de la jetée près du village de Pamban, offrait déjà un passage aux petites embarcations de la côte de Coromandel ; à marée haute, elles y trouvaient 2 mètres d’eau, un peu plus d'un mètre à marée basse. En 1858,
N° 128. — DÉTROIT DE PAMDAN
les Anglais commencèrent d'approfondir le détroit. Sous leur direction, des
chiourmes de condamnés ont fait sauter les rochers et dragué le fond du
chenal; actuellement, la passe, longue de 1289 mètres, large de 95, a
4,95 de profondeur, et des bateaux à vapeur, même des vaisseaux de
guerre, franchissent le seuil entre le golfe de Palk et celui de Manaar. Le VUI, 75
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bourg de Pamban, occupant à l'est l'extrémité de l'ile de Rameswaram, est peuplé de marins, de pilotes, de plongeurs et d'intermédiaires de commerce entre Ceylan et la terre ferme’, À l'est, vers le centre de l'ilot de Rameswaram, s'élève le temple de même nom, que la légende dit avoir été fondé par Rama, mais qui date en réalité du seizième et du dix-seplième siècle : c’est un prodigieux ensemble de constructions, dont quelques parties sont comparables aux monuments les plus parfaits de l'art dravidien; ses corridors, ornés de colonnes sculptées et surmontées de groupes d'hommes et d'animaux, n’ont pas moins de 1200 mètres de longueur, mais les détails précieux sont recouverts de couches épaisses de stuc bariolé qui détruisent complètement l'effet artistique.
L'ilot de Rameswaram, dernière terre hindoue, se rattache à Ceylan par la longue rangée de bancs de sable, reste du chemin que la légende dit avoir élé construit par le singe Hanouman pour faire passer les armées de Rama. Mahométans et chrétiens, repoussant comme impie la mythologie des indigènes, ont donné au « pont de Rama » le nom de « pont d'Adam »°.