LAQUEDIVES
l'est par - 1: MERS ; se par dages, mais ses plus hautes saillies sont recouvertes par SO mètres d'eau.
tance les . : . nee k Les bas-fonds, assez rapprochés de la surface pour former des brisants, ne
“récit el commencent qu'au sud du 1# degré de latitude, avec la Cora divh ou -
ne brus- l'ile de Cora, ainsi nommée, quoique nul de ses récifs n'ait émergé. Le banc
ontinient de Nesostris et les Bassas de Pedro (banc de Padoua ou Mounyal par) font |
piédestal aussi partie de cet archipel de bas-fonds, entre lesquels des vallées ser- # 22 3
AAAQIUS pentent à 600 mètres au-dessous de la surface marine. Les ilots des Laque- EE : à
hindoue, dives, épars au sud des banes, sont environnés d'abimes encore plus pro- ”
NAS fonds : dans la fosse qui sépare les Laquedives du socle continental, on à
a, est la jeté la sonde à 2560 mètres sans trouver le lit. ii 2
FN S Les Laquedives où Lakcha dvipa, c'est-à-dire les « Cent Mille Iles », ne 2. 4
APCE mérilent ce nom que si par iles les indigènes entendent les innom- | à brables têtes de récifs ou affleurements de sables qui se montrent à marée
le Rauju- basse autour des ilots émergés en tout temps: outre quelques pointes de
$ d'eau, rochers, 1 n'existe que douze terres dans le groupe des Laquedives et huit ah;
ss er Sculement sont habitées : ce sont Tehetlat, Kiltan, Kadamat, mini ou Amin- : !
Pan divi, dépendant directement de TEmpire Indien, et Agath (Aucutta), Kava-
d iles el catht (Cavroutt}, Antrot, Kalpeni, administrées pour le compte de le
ARE In- bibi de Cannanore. Nituées sur le chemin des navires arabes qui se diri- ,
Lion géo- ceaient vers le mont Dell, annanore, Cilieut, Cochin, les Laquedives
1e des étaient certainement connues dès les premiers temps de la navigation dan:
laldives, ,4 la mer des Indes: mais leur faible élévation et les erreurs d'estime que é
ia Le ; , : : s = Angria à fussent les navigateurs. donnèrent naissance à la légende d'îles errantes.
IR AN \birouni était sous l'influence de ces idées lorsqu'il déerivait les dirah D ces des mers indiennes. « Les unes viennent de naître : elles apparaissent en. Da sous la forme de monceaux de sable, qui grossissent, s'étendent et Sag- : ‘chent à slomérent en terres solides, tandis que d'autres S'ébranlent, se décoms faunes les Mal-
- Encore
posent et se fondent peu à peu dans la mer. Quand les habitants s'apercoivent de l'insécurité du sol qui les porte, ils se retirent dans quelque ile va voie de croissance, ils y € transportent leurs côcotiers, leurs palmiers, RARE leurs grains et leurs ustensiles et y établissent leurs demeures" >. Touteeupé la fois les insulaires de nes jours ne confirment point ces changements rapide
ReRRr de leur archipel et nulle tradition locale ne raconte l'apparition où x dis-
là où se parition d'ilets*. Les plages <'accroissent ou diminuent avec lenteur. suies Mal-
vant le travail des madrépores, les apports de la vague, les érosions des
courants, les dégâts causés par les evelones, Chaque ile, formée de sable es son-
ai Reinaud, Relations des vowages des Arabes, tone [, ov. 185%, ? Wood, Lakeradeerk Archi , Jourt e Geographical Society of London, 185
et de corail désagrégé, anxquels se méle un peu d'humus produit par décomposition des plantes, est une terre basse, atteignant au plus 5
4 mètres de hauteur au-dessus du flot de marée, qui s'élève de 5 mèu dans ces parages. Les berges se prolongent de part el d'autre, mais surtout à l'ouest, par des banes, plus relevés sur les bords que dans la par centrale : ainsi <e forment des lagunes ne communiquant avee la mer 0 par des brèches étroites où passent les bateaux à marée haute pour eut: dans le port intérieur. Plusieurs des Laquedives présentent dans Fensemil de leurs récifs une disposition annulaire, rappelant celle des atolls l'océan Pacitique: toutefois, en comparaison des Maldives, d'une si étonnante régularité de formation, les Laquedives ne sont, pour ainsi du que de simples ébauches.
Aucune source ne puilit dans le sol des îles, cependant on y trouve l'eau en abondance». D méme que sur les côtes septentrionales de Ceslan. il suflit de percer la couche supérieure du corail et de déblayer la strate d sable qui se trouve immédiatement au-dessous, pour atteindre r napy. d'eau douce que le contact latéral avec l'eau saline fait monter et baise suivant les oscillations de la marée. La terre est peu fertile; on y voit ee pendant quelques orangers, des papayers, des rizières, des champs de patates douces; mais la grande culture est celle des cocotiers : plus de 2060 000 arbres fournissent presque tout le nécessaire aux indigènes et leu premier article de commerce, la fibre où coir qui sert à tresser les cäbles et à lier les membrurs de navires : de à le nom de Divah-kambar ou « Îles du Fil» que les commerçants arabes donnaient autrefois aux Eaquedives'. La principale occupation des femmes consiste à découper les enveloppes des noix et les faire macérer dans l'eau salée pour préparer | libre. La feune originaire ne comprend d'autre mammifère que des rats, uès nuisibles aux plantations de cocoters; les bœufs, importés par les 1digènes, ne sont que de petits animaux sans vigueur. Les habitants de Laquedives, de langue malayalam, sont Naïr par les traditions, Moplah } le culte mahométan : pas un seul Hindou de religion n'habite Farehipe mats les plus riches familles <e disent issues de hautes castes péninsulaires’. Immigrants appartenant à des races diverses, les indigèm à n'ont pas une cohésion suffisante pour résister aux agents qui viennen percevoir l'impét au nom des Anglais où des radjahs du Malabar. Dans le: iles du nord, soumises au gouvernement britannique, la transmission
! Reinaud, ouvrage
? Valeur de Fexpoctatie 20nu-lle de: Laquedives : 495 000 Gancs. 5 Robinson, Report 0e he Laccadire Islands. Madras. 1854.
k D mél
Iäis sur-
1s la par
a Mer |
'OUF etrlt
l'enseml atoils
1e si élon-
ainsi dir
; trouve de Ceylan.
a strate d à la napyçe et baisse:
y vol ce hamps de s : plus de
nes et leur
* les câble ambar ou ux Laquer les enveréparer | e des rats, par les initants des loplah } l'arehipe s péninsuindigènes vienne!
+. Dans le-
hission 0
LAULTEDIVES, MINICOI 617
l'héritage aux garçons est devenue la règle; dans les îles du sud, les femmes ont gardé la suprématie que leur donne l'antique institution du matriareat. Partout elles ont une grande supériorité numérique, les hommes émisrant par centaines pendant la mousson du sud-ouest pour abriter leurs embarcations dans les havres de la côte de Malabar!.
Une ile solitaire, Minicoï on Minakaï, élève du fond des abimes oeéaniques entre le groupe des Laquedives et l'archipel des Maldives : les deux passages des navires, au nord et au sud de l'ile, sont désignés parles marins, d'après la latitude, sous les noms de « détroit du Neuvième degré » et « détroit du Huitième degré ». De méme que les Laquedives, Minicoï est une ile coralligène disposée en forme de croissant et prolongeant ses deux cornes à Fouest par un récif annulaire qui renferme une lagune: des bateaux ordinaires, et mème des navires, peuvent entrer dans ce port intérieur par un chenal dont la profondeur est de # mètres à marée hante. L'ile proprement dite a 10 kilomètres de longueur, mais elle n'est dans la plus grande partie de son étendne qu'une plage de quelques eentaines de mètres”; elle serait recouverte à chaque tempête si elle n'étut protégée sur la rive orientale par une levée de débris que les flots ont amoncelés et que les insulaires ont consolidés au moyen d'une digue haute de ü mètres et longue de 35 kilomètres. Au-dessus de cet ouvrage de défense on n'aperçoit que les éventails des cocotiers; plus d'une fois il fut endommagé par les evelones: en IN67, un sixième de la population fut enlevé par les vagues. De méme que les archipels voisins, Minicoi à pour richesse principale ses escoliers et pour industrie la fabrication des cables en fibre de coco: elle exporte aussi du suere de cocotier, du poisson salé et des porcelaines où eaouris blanches (cypræa monela), qui servent de monnaie en Afrique. Ses marins, possédant non seulement des bateaux de pêche, mais aussi une douzaine de navires où odies, qui commercent aver la côte de Malabar, Ceylan et Calertta, ont une grande réputation d'audace et d'habileté : ik connaissent parfaitement l'usage des instruments employés par les navigateur d'Europe. et lun d'entre eux à fondé une école nautique. La petite plage oeéanique de Minicoï offre comme un résumé de l'nde par a répartition de ses habitants en castes d'origines diverses”. Nes habitants se divisent en eing familles, dont les deux premières
* Superficie des Laquedives, sans le< fs et les hancs : 52 kilomètres carrés.
l'opulation en INT: : 10 695 habitant. Population kilométrique, 210 habitants. * Rasevi, Journal of the Geographical Society of London, 1872. * Superficie de Minicoï, 6 kilometres carrés.
Population en 1871, 2N00 habutant<. Population kilométrique, 466 habitants.
vi. 75
PCT
rs han des
LE
Gls NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE,
se croiraient déshonorées par le travail, quoique tout le sol leur appartienne avec ses bosquets de cocotiers. Le labeur est en entier rejeté sur les castes inférieures; les femmes surtout sont extrêmement laboricuses, bien que l'autorité leur appartienne dans le ménage : d'après la vieille coutume naïr, elles choisissent leur mari, mais plusieurs centaines restent sans époux, par suite de l'émigration qui entraine les jeunes hommes par delà les mers. La polyandrie n’est plus pratiquée, et en dépit de la religion mahométlane, qui est celle de tous les habitants, Minicoï ne présente aucun exemple de polygamie. Gette ile se trouve donc par ses coutumes sur la limite de deux civilisations. Au point de vue politique, elle est également un pays de transition : comme les Laquedives du sud, elle dépend de la bibi de Cannanore, mais sa langue et ses traditions la rattachent aux Maldives, Un ilot situé à l'extrémité méridionale du lagon de Minicoï est l'hôpital de l'île : on ÿ transporte les lépreux et les malades, les morts y sont ensevelis !
Ce vaste archipel des Giles du Malabar » où du € Millier d'Tles » ou des « Iles Malé » ou du « Rocher », — car tels sont les divers sens que donnent les étymologistes au nom des Maldives?, — s'étend sur un espace de 866 kilomètres du nord au sud; ses derniers récifs se trouvent déjà dans l'hémisphère méridional; en certains endroits, la largeur de la zone occupée par les atolls dépasse 80 kilomètres, mais l'ensemble des terres émergées à marée basse sur celte immense élendue est évalué seulement à 5000 kilomètres carrés; aux heures du flux, c'est environ le sixième de celte superlicie que recouvrent les plages de corail émergées. Le titre officiel du sultan des Maldives est celui des « Roi des Treize Provinces et des Douze Milliers d'Iles ». Owen” pense que ce nombre de 12090 n'est que le tiers ou le quart de la réalité, mais, d'après les cartes marines les plus détaillées, les terres distinctes de l'archipel, sans compter les simples récifs, seraient de quelques centaines seulement. Ptolémée en compte 1578, mais sans donner un nom à l’ensemble des atolls*. Cent soixante-quinze de ces îles sont habitées’,
Mème dans l'océan Pacifique, il n'est pas d'îles coralligènes qui présentent plus de régularité que les Maldives dans la formation de leurs plages
1 Basevi, mémoire cité.
# Lassen, Indische Alterthumskunde; -— Egli, Etyniologisch-geographisches Lexicon.
5 Journal of the Geographical Society of London, 1832.
4 Superficie des Maldives à marée haute : 900 kilomètres carrés. Population : 150 000 habitants, Population kilométrique : 48% habitants. Hunter, Imperial Gazetteer of India.
tienne
ur les ‘ICUSOS, Ile Col restent nes par “eligion résente utumes elle est le déà rallavon de
alades,
ou des ie donace de à dans Cu pe nergées 10 kilosuper- | sultan \illicrs e quart terres iclques in nom es, 'ésen-
plages