‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 295 sur 471 · EN · texte numérisé non relu

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Café, Opiun, £: 29 (00 cn0

Coton.

creme | ü 599 kil,

pentes de l'Himalaya. dans les doar du Bhoutan, le Sikkim, le Kangra, le Koumaon, le Garhwal, et deviennent de plus en plus nombreux dans les montagnes de T’Assam, dans le Tchota-Nagpore, sur le Nil ghiri et les monts de Courg et de Waïnad, enfin à Ceylan et dans les possessions anglaises de l'Indo-Chine. Les meilleurs produits viennent du Kangra et

peuvent, dit-on, se comparer aux variétés chinoises les plus estimées; mais c’est dans l'Assam, où furent établies les premières plantations, que la récolle a le plus d'importance : elle représente la moiue de la production hindouc', Dans l'Inde méridionale et à Ceylan, les plantations de cafiers eor-

, respondent à celles des arbustes à thé dans les régions septentrionales. Les pentes des Ghat, certaines parties du plateau de Maïsonr, le Waïnad et surtout le pays de Courg et l'ile de Ceylan, sont couverts de plantations ‘ans la zone montueuse. Le cafier n’a pas été, comme l'arbuste à thé, introduit dans la Péninsule par les Européens : dès 1560 il avait été apporté par un pèlerin de la Mecque; mais ce sont les Anglais qui ont donné à la culture son importance économique actuelle. La récolte totale du café représente environ 140 millions de franes, dont plus des trois quarts pour l’île de Ceylan*; mais c'est là précisément que l'avenir de la plante semble le plus menacé par les maladies. Les autres cultures ajoutent beaucoup moins aux richesses de l'Hindoustan; mais que de plantes, alimentaires ou industrielles, pour lesquelles l'Inde pourrait rivaliser avee les autres pays de production!

Les défrichements ont en maints endroits changé l'aspect de la contrée. Dans presque tous les districts faiblement peuplés, les agriculteurs sont nomades : ils brlent la forêt ou la jongle, jettent leur grain dans les cendres, puis, quand la force eréatrice du sol est épuisée, vont allumer un autre incendie. Ainsi de vastes espaces ont été complètement déboisés. Mais dans plusieurs régions peuplées la destruction des forêts, plus méthodique, est aussi plus sûre: les champs remplacent partout les bois. Dans certaines parties des hautes plaines du Gange et de la Djamna, on ne voit pas un arbre. Sur le plateau du Dekkan, on peut voyager pendant des journées entières à travers des campagnes dépourvues d’ombrage, et là le reboisement serait bien difficile : une fois abattus, les arbres repoussent mal sur la roche presque nue. Les forêts des Ghat méridionales, dans le Courg, le Waïnad, Cochin, Travancore, ont été dévastées, au grand détriment du sol, qui s’est raviné sous l’action des pluies. On ne s'occupe de reboiser les régions sans culture que depuis 1860 : à cette époque, les pays forestiers furent placés sous la surveillance du gouvernement; le mode de culture barbare par l'incendie des bois fut interdit, et çà et là commença le tra-

4 Récolte de thé dans l'Inde en 1832 : 28 400 000 kilogrammes,.

Valeur de la récolte... . . . . . . . 100 000 000 francs. # Récolte du café en 1878 : Inde continentale. . . , . . . 15 020 000 kilogrammes. » » LELS À LL OP RER NC 50 800 000 "

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