‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 307 sur 471 · RE ER PE CET NE · texte numérisé non relu

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marigots de la côte de Malabar, les lacs des Cirear et de la côte de Coromandel sont également traversés de chenaux navigables; enfin les grands canaux d'irrigation des doab du Gange et du Pandjab ont été ereusés de manière à recevoir des bateaux de charge, L'ensemble des voies de navigalion intérieure, sans ÿ comprendre les rivières, est évalué à près de 21000 kilomètres et représente une dépense de plus d'un demi-milliard de francs, C'est par centaines de mille que passent les bateaux sur les voies les plus fréquentées; mais, en beaucoup de bassins fluviaux, l'arrosement des caripagnes, appauvrissant de plus en plus les cours d'eau, a compromis la navigation, et le transport par chemins de fer a remplacé les expéditions, moins coûteuses, qui se faisaient par les canaux. Quant aux facilités pour le commerce extérieur par mer, on peut en juger par l'état de la flotte à vapeur de la Compagnie Péninsulaire-Orientale, qui dispose d'une cinquantaine de bateaux, jaugeant ensemble près de 150 000 tonnes, non compris les remorqueurs, les lanches et les allèges.

Le commerce général de l'Inde est moins important qu'il ne parait au premier abord. Sans doute il dépasse annuellement la somme de 5 milliards'; mais ces échanges ne représentent qu'une douzaine de franes par tôle, vingt fois moins qu'en France, cent fois moins qu'en Australie, L'Inde immense, avee ses 260 millions d'habitants, n'a pas même un ensemble d'opérations commerciales aussi considérable que la petite Belgique; elle dépasse légèrement l'ltalie. Les possessions anglaises de l'Orient ne sont done pas pour la Grande-Bretagne cette inépuisable source de trésors que se figure l'imagination, aidée par les souvenirs classiques. Néanmoins, il faut se souvenir qu'au milieu du siècle dernier l'exportalion ne dépassait pas 25 millions de franes?. L'activité du trafie indien s'accroit rapidement; de ISGT à ISST, la valeur des échanges s'est beaucoup plus que doublée. Naturellement, c'est l'Angleterre qui s'est réservé la première port; la vente du coton et l'achat des étoffes constituent déjà la moilié du commerce extérieur de l'Inde. L'exportation de l'opium donne à la Cbrue le deuxième rang parmi les clients de a péninsule Cisgangéque; la France vient après : elle importe de lnde anglaise pour une valeur annuelle d'environ 190 millions en graines oléagineuses,

indigo, coton, soie, calé; en outre, elle fait avec ses propres possessions Le

1 Commerce de l'Inde par mer pendant l'année fiscale 1880-1881. . . 35119 020 8S00 francs, , par terre » Dm 200 020 59%%5 »

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