LITTÉRATURE, LANGUES, GOUVERNEMENT DE L'INDE
national et l'écriture européenne, comparée à leur « divin » nagari, n’est désignée par eux que sous le nom de « vers et fourmis ‘». Héritier du Grand- Mongol, le gouvernement de Calcutta favorise l'emploi de l'ourdou ou « langue des camps », tandis que la plupart des Hindous patriotes, opposés à l'influence musulmane, préconisent l'usage de l'hindi et des divers dialectes provinciaux, mahbratti, goudzerati, bengali, tamil, telougou, et quand ils se servent de l'hindoustani, en bannissent avec soin tous les mots persans”. Mais un fait important s’est produit dans ces dernières années : le sanscrit, naguère langue morte, renaît comme idiome de correspondance entre les lettrés*. Le maha-radjah d'Oudeïpour, représentant de la race Solaire, a décrété qu’à l'avenir tous les documents officiels publiés dans ses États seraient rédigés en sanscrit.