‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 417 sur 471 · ERAEREONE PERTE AURAI ES · texte numérisé non relu

ERAEREONE PERTE AURAI ES

HANOÏ, SONG TAÏ, NAM DINH. 905 “x succèdent près des embouchures du Mekong et Camao promet de deve- F nir un des lieux de rendez-vous les plus fréquentés par les barques, &. F . . æ quand la péninsule de ce nom sera couverte de cultures. Le petit archi- 14 pel de Poulo-Condor à aussi son importance. La grande ile est peuplée de + prisonniers libérés", ; (4:

La cité la plus peuplée du royaume d’Annam n'est pas la résidence : c'est 0e le chef-lieu du Tongking, appelé en langue vulgaire Hanoï, d'après le nom Hi de sa province, ou bien Kecho, le « Marché » par excellence; ses dénomi- F$ L. nations officielles sont Bac thañh, « citadelle du Nord », en chinois Dong 2 : kiñh, « capitale de l'Est ». Située sur la rive droite du fleuve Rouge, que . les jonques marines des Chinois et les bateaux à vapeur ayant 2? mètres de [à tirant d'eau remontent régulièrement jusque devant les quais, elle <e | és trouve à peu près vers le centre de la vaste plaine du Tongking, et, depuis fs: plus de deux mille ans, les denrées apportées du haut flenve et de ses 2 affluents sont dirigées vers ses entrepôts. Pour l'industrie, les arts, la eul- . ta ture des lettres, Hanoï est aussi la première ville de l'Annam; c'est le = « Paris » de la Cochinchine : c'est de là et d’un village vaisin que pro- e > viennent les meubles sculptés, les laques, les incrustations sur nacre, qui . rappellent le travail japonais*. La plupart des maisons sont bâties en bri- ou ques et en pierres, les rues sont dallées de marbre, de beties promenades 5 hs À entourent la ville, ainsi qu'une levée de défense contre les inondations. 4 Plusieurs milliers de Chinois, habitant un quartier séparé, servent d'in- ‘4 termédiaires aux échanges entre le Tongking et l'Empire du Milieu; ils LS expédient surtout des marchandises de provenance européenne et achètent Li en échange de l’étain et de l’opium”. La vaste forteresse de Hanoï, dont l'en- ns ceinte a six kilomètres de développement, est de construction française : N # elle fut bâtie à la fin du dix-huitième siècle, par Olivier et autres offi- ke k. ciers attachés à la fortune de Gialong. Élevée par des Français, elle a été Fe | ZA

deux fois prise par eux, en 1875 et en 1882 : près de la citadelle et du

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“ Villes principales de l'Indo-Chine dans le bassin du Mekong : Es LA0S ET SIN. ONCHISCHISE FRANÇAISE. .

Luang Prabang (De Lagrée). . . 15000 hab. | Saïgon. . - . . - . . . . . 65 000 hab. Êe - Nong Kaï. . . . .. ei UT SR. RRN ... 50000 » FX Korat (Mouhot). . . . . . . . 6000 » | Mythe... ..-... 15000 >» e Pnom peñh. . . . . . - . 50600 » :E - ? Kergaradec, Excursions et Reconnaissances, XI, 1882. le? 5 Commerce de Hanoï avec le Yunnan par le fleuve Rouge en 1880, d'après Kergaradec : LL + # Exportalions +. . . +... » +. + + 1 559 000 francs. Un = Importation. . . . . + - . . . . - - . . 2160000 » 2 Ensemble . . . - . . . . 3 529 000 francs.

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fleuve, un terrain, concédé à la Franre, porte les édifices du consulat et Je casernes d’une faible garnison. A quelques kilomètres de la ville, Francis Garnier et Balny d'Avricourt, qui avaient, à la tête d'une petite troupe, si rapidement conquis le delta du Tongking, succombèrent chacun de son côté dans une embuscade.

urbaines, mais les seules que les Européens connaissent sont les villes riveraines du Song-koi et celles du delta. Song-taï, en amont de Hanoï, est une place forte, entourée, comme le chef-lieu, d’une digue qui la protège contre les inondations. En aval, Nam-diñh, sur un bras méridional du delta, est une escale très fréquentée. Taïdzuong, à l'est de Hanoï, sur le Thuaibiñh, est aussi visitée par les jonques. Sa forteresse est l’une des mieux placées et des plus solides du Tongking : Balny d’Avricourt et d'autres vaillants hommes l'enlevèrent en 1875 par un coup de main. Des gisements de charbon se trouvent dans le voisinage. Le port de mer que le traité de 1874 ouvrit au commerce étranger, Haïp'ong, situé à l'issue d'une branche septentrionale du delta, est accessible aux navires tirant de #4 à 5 mètres. Le mouvement annuel des échanges, qui se fait d’une part avec Saïgon, de l'autre avec Hongkong, consiste presque uniquement en marchandises de provenance chinoise ou à destination de l'Empire du Milieu : naguère presque toutes les maisons de commerce européennes qui prenaient part au trafic, représentant environ les quatre cinquièmes des échanges du Tongking avec le monde extérieur de Haïp'ong, étaier gérées par des Anglais'; des bateaux à vapeur naviguant sous pavill.. chinois commencent à remplacer les navires britanniques”.

termine au cap Voung Khioua et que hérissent d'anciens remparts, la plupart des villes consistent en groupes de paillottes, éparses au bord des

Un pays aussi fécond doit avoir un grand nombre d'agglomérations

Dans l’Annam proprement dit, au sud de la chaîne transversale, qui se

1 Mouvement commercial de Ilaïp'ong en 1880 : Importations . . . . - - - . . - . . . - 5 467515 francs. Esportlions. 74e or 130752 »

Ensemble, d'après les déclarations officelies. 12 974 &58 francs. Valeur réelle des échanges : 20 000 000 franes. (Kergaradec, Excursions et Reconnaissances, NII.)

Mouvement des navires en 1880 : où :

Grands navires . . . . . . . - 2355 pugeant 114 200 tonnes.

Jonques chinoises . . . PRE | 9620 pare

Ensemble . . . . . - . - . 458 navires 125820 tonnes. d'él

* Part des diverses nations dans le commerce de Hip/ong en 1880 -

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HAÏP'ONG, HUÉ. 905

rivières et dans les bois, près d’une forteresse renfermant la demeure et les bureaux des fonctionnaires. Les villages de l'agglomération ne sont réunis que par des sentiers : dans mainte ville, si ce n’est aux abords du hangar

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