NEPAL ET SES MONTAGNES
mière saillie de hauteurs, composées de roches tertiaires comme le Sivalik, dont elles forment le prolongement, Cette chaine sub-himalayenne, coupée par les torrents de distance en distance, est la Teherriaghati. C'est au nord, de l'autre côté de la dépression longitudinale des doun où mari, que se dressent les contreforts de l'Himalaya proprement dit, montant d'arèôte en arète jusqu'aux massifs suprèmes.
Dans le Nepal de l'ouest, se dresse, presque isolé au-dessus de la profonde vallée de l'un des « sept » Gandak, le massif du Narayana ou du «Fils de l'Hornme », c'est-à-dire Vichnou ; le sommet qui domine ce groupe est le Davala ghiri (Dhaolo ghiri) ou € mont Blane », que l'on a cru pendant près d'un demi-siècle être le pie le plus élevé de la Terre; à l'est, le Morchiadi, le Barathor, le Yassa rivalisent de majesté avec le mont Blane du Nepal. Le massif du Gosainthan ou du Kirong, dont les sommets les plus fiers sont le Deorali et le D:1:bang, est de 1600 mètres moins haut que le Davalaghiri, mais il est plus vénéré, sans doute parce qu'il est plus rapproché des populations civilisées. Des fissures de ses roches s'élancent les trois cascades saintes qui forment le lac de Nilkhiat, le dieu au « Cou bleu » : c’est le réservoir d'où s'épanche la Trisoul ganga, ainsi nomméc du trident de Siva qui la fit jaillir de la montagne’. Désormais le premier rang pour la hauteur appartient au Gaourisankar ou Tehingopamari, le mont superbe du Nepal de l'est, consacré au couple divin, à Siva, le dieu de la Force, à Parvalti, la déesse de la Beauté. Le Kintchindjinga, entouré des cinq vastes champs de neige qui lui ont valu son nom de « Cinq Névés Étincelants », appartient également au Nepal; il s'élève entre cet État et le Sikkim, à l’extrémité septentrionale du chaînon transversal de Singhalila. Plusieurs autres pics de la contrée, sans compter les contreforts des sommets principaux, dépassent la hauteur de 7000 mètres. Sans nul doute, le Trans-Himalaya, qui forme l’arète de partage entre le bassin du Tsangbo et celui du Gange, mais qui se trouve sur territoire chinois dans la plus grande étendue de son parcours, se couronne de pies rivaux des colosses de l'Himalaya, ou ne leur cédant guère en hauteur. Le pandit qui fit complètement le tour du massif de Gaourisankar en 1871, sans réussir pourtant à distinguer cette montagne, que lui cachaient d'autres cimes, ne cessa de voir au nord des sommets très élevés, qui ne lui paraissaient point inférieurs à ceux de l'Himalaya proprement dit. De lous les monts de cette région, celui qui lui paraissait le plus haut appartient au Trans-Himalaya; il domine au loin l’espace, au nord-est de
4 Oldfeld, Sketches from Nipal.
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