VUE EN COUPE DE L'EXTREMITÉ DE LA JETÉE DU PORT D IJMUIDEN
Dessin de Férat, d'après le modèle exposé à Paris.
plates-formes de fascines recouvertes d'enrochements continuent en pleine mer les digues latérales, mais à des distances inégales. Celle du sud S'arrête à 150 mètres du rivage ; celle du nord, qui doit résister aux tempêtes du nord-ouest et protéger l'entrée du port, se prolongera jusqu'à 2000 mètres, La nouvelle bouche de li Meuse de Rotterdam n'a pas rendu à la grande navigation tous les services qui en étaient attendus. Jusqu'en 1876, elle Ss'approfondit régulièrement, mais alors elle S'obstrua de nouveau : à la fin de l'année, elle n'avait plus que »",19 de profondeur, moins que le “anal de Voorne', et depuis, les ensablements ont continué.
Le redressement de l'embouchure de la Meuse n'est qu'une faible partie du plan que poursuivent les ingénieurs hollandais. Il s'agit de transformer complètement l'archipel de la Zélande, en supprimant tous les estuaires inutiles pour en ajouter à la terre ferme tous les lits desséchés, On ne laisserait plus dans cet ancien dédale que trois estuaires
! Preussisches Handelsarchiv, 21 septembre 1875.
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d'entrée, la Meuse de Rotterdam, l'Escaut d'Anvers et la « porte » de Brouwershaven, continuée vers le Rhin par les Grevelingen, le Krammer, le Volkrak et le Hollandseh Diep'. Ces grands projets, réalisés un jour, donneront à ia fois aux Hollandais de nouvelles terres de culture et des canaux de navigation plus profonds et plus sûrs. On peut juger de ce que deviendront les bras de mer de l'archipel Zélandais par l'audace avec laquelle on a fait passer un chemin de fer au-dessus du Hollandsch