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de faire dévier les navires de leur ro: accoutumée. Cependant les efforts de la ville zélandaise n'ont point «té vains, et ses bateaux à vapeur, qui correspondent avec les chemins de fer de la Hollande et de lAllemagne, ont déjà conquis une part considérabi: du transport des voyageurs et des marchandises entre le continent et l'Angleterre! : chaque jour un paquebot à vapeur fait le trajet entre l'ile de Walcheren et le port

t* Mouvement commercial du port en 1874, avant l'établissement de la ligne des paquebots anglais :

Entrées. , . . . . . . . . . . 5 navires, jaugeant 15 200 tonneaux. DOPUOB à vs vu 65e ++ 40 à » 16 050 »

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de Queenborough, situé près de Sheerness, sur la rive méridionale du golfe de la Tamise. Mais Flessingue, de mème que la plupart des villes de la Zélande, la province la moins salubre du royaume, a toujours le désavantage du climat humide, brumeux, chargé de miasmes, qui lui donna pendant les guerres de l'Empire une si lugubre renommée : toute une armée de débarquement, sur laquelle l’Angleterre comptait pour s'emparer d'Anvers, vint se faire dévorer par les « fièvres de Flessingue ».

La ville principale de l’île de Schouwen, Zierikzee, que dominent encore un clocher superbe, dont l'église a disparu, et la haute tour carrée d'une ancienne porte avec ses quatre tourelles d'angle, est une ville déchue, quoique fréquentée encore des marins et des marchands. Avant d’avoir été remplacée par Middelburg comme centre de commerce, elle eut jadis jusqu'à 550 gros navires dans son port, et les pêcheurs de hareng et de morue s’y réunissaient en foule; c’est à Zierikzee que se recrutaient surtout, pendant la guerre de l'indépendance, les bandes redoutables des « Gueux de Mer! ». La fermeture du canal de Bergen-op-Zoom, entre les deux estuaires dits de l’Escaut, a porté un coup mortel à son commerce. En 1877, elle ne possédait plus qu'un seul navire de mer*. Brouwershaven, sur la rive septentrionale de l’île de Schouwen, a pris au contraire une certaine importance comme avant-port des villes de la Meuse.

Au nord de ce fleuve, qui sépare de la Gueldre et de la Hollande proprement dite les trois provinces méridionales du royaume, une seule ville considérable se montre sur les coteaux de l’étroite péninsule d’entre Meuse et Rhin. Cette ville, dominant la rive gauche du Waal, est Nijmegen ou Nimègue, l’ancienne Noviomagus gauloise. La fière cité, qui du haut de ses « sept collines » contemple un vaste horizon de campagnes, jusque par delà les frontières orientales de la Hollande, est une des communes néerlandaises qui se vantent du plus glorieux passé. Après avoir été station romaine, elle fut l’une des résidences de Charlemagne; on y voit encore quelques débris, une abside et peut-être un baptistère d’un palais carlovingien. À l’époque de la Hanse, Nimègue fut l’une des cités les plus commerçantes de la confédération, et de tout temps ses citoyens ont été fort jaloux de leurs droits et de leur liberté. C'est à Nimègue, sur l’une des portes de la ville, que se lisait cette inscription, qu’un si petit nombre d'hommes sont dignes de répéter : Melius est bellicosa libertas quam servitus pacifica:

H. Havard, La Hollande pittoresque, Le Cœur du Pays. # Communes de la province de Zélande ayant plus de 5000 habitants en 1875 :

Middelburg. . . . . . . 16600 habitants. Lierikzee. . . . . . . 7700 habitants. Vlissingen (Flessingue). . 1600 » Gnes . . . . . . . . 6300 »

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