UTRECHT. — LE VIEUX CANAI
noitié
n, le
Dessin de Taylor, d'après une photographie de M. Braun
ébris,
de la
>, ON Duc
recht de la aires Am- Néertions
ations,
. Be Dm ; # Pacs 2 nn SERRE : : —< : nd D A ME à à A nt — on s . Là pu a re tirent citant me, nt LR RLE M ES RSR nee ss msnranenius nua ft More nmssnes D: # ’ Oo ER SC AD SE PRE A é dd sodiué de nn hi tsrque ne a ete gr Ar 6 dont ra D nt de D x g qS PRET ER A he ns de LÉ Ru rm rs nr mere ce Digne
UTRECHIT, GOUDA, LEYDE. 293
scientifiques, une bibliothèque appréciée, un observatoire météorologique où se sont faits, sous la direction de M. Buys-Ballot, des travaux qui ont grandement contribué aux progrès de la science. Le musée de l'hôtel de ville, la maison où naquit Adrien Florent ou Boyers, devenu pape sous le nom d’Adrien VI, renferment quelques tableaux, mais beaucoup moins qu'on ne s’attendrait à en trouver dans la patrie de Poelenburg, de Honthorst, de Both, de Hondekoeter. Une des curiosités d’Utrecht est le quartier des Jansénistes, sorte de béguinage où les fidèles vivent groupés autour de leur église. A l’est d'Utrecht, dans la grande commune rurale de Leist, vit une autre communauté, celle des Frères Moraves, la seule de ce rite qui existe en Hollande. En outre, des mennonites, remontrants, séparatistes, toutes les sectes religieuses des Pays-Bas sont représentées à Utrecht et dans les environs.
La ville de Gouda, appelée aussi Ter-Gouw, est un des centres commerciaux de l’intérieur du pays, grâce à sa position au carrefour des routes et des chemins de fer d'Utrecht, de Rotterdam, de la Haye, et sur le canal qui rejoint le Rhin et la Meuse par le cours du Gouwe et de l'Ussel hollandais'. Elle est connue dans l’industrie par ses briques et ses pipes, que l'on fabrique avec l'argile retirée du lit de l'Hssel, et par les excellents fromages que préparent les paysans des environs”. La « grande église » de Gouda est devenue célèbre par ses vitraux, dus pour la plupart aux frères Crabeth, artistes du seizième siècle.
A l’ouest d'Utrecht, le « Vieux Rhin » ne traverse qu’une seule grande ville, Leyde (Leiden), avant d'atteindre la mer. Ses eaux se ramifient en de nombreux canaux, les uns qui parcourent la cité dans tous les sens, les autres qui entourent le grand quadrilatère de Leyde, tout en gardant, comme à Utrecht, la forme serpentine que leur avaient donnée les saillies des baslions, rasés maintenant et remplacés par des jardins publics. Leyde est une des cités antiques de la Hollande : elle fut Lugdunum Batavorum ou Lyon des Bataves, la Leithis du moyen âge. Une station dut s'élever en cet endroit dès le premier peuplement de la contrée, car une bu ‘e de 16 mètres de hauteur y domine la plaine basse, offrant un refuge assuré contre les eaux. Les substructions trouvées sur ce monticule sont les plus anciens débris de la ville : là se trouvait la citadelle de défense, reconstruite depuis sous le nom de Burgt; tout autour se sont groupées les maisons, et maintenant encore la vieille tour qui s’y dresse est le centre géométrique de la cité.
! Mouvement de la navigation à Gouda en 1874 : 32 000 bateaux. 2 Fabrication des fromages à Gouda, 100 000 kilogrammes,
PR PNR PTE PRESS En ren
Pendant la glorieuse guerre de l'indépendance, Leyde fat une des villes qui donnèrent le plus haut exemple. Assiégée une première fois en 1573, puis dégagée promptement, elle fut investie de nouveau en 1974; ses défenseurs, peu nombreux, étaient décidés à faire leur devoir. A la fin du siège, les habitants dépouillaient les arbres de leurs feuilles, broutaient l'herbe des rues. « Voici mon épée, vous pouvez vous partager ma chair, disait le bourgmestre Van der Werff à des bourgeois révoltés; mangez-moi, mais je ne rendrai pas la place. » Et il ne la rendit point. Un vent de tem-