GIANT'S QUOIT, DOLMEN DE LANYON, PRÈS DF PENZANCE, EN CORNOUAILLE
Dessin de H. Cierget, d'apré: une photographie,
Celtes, proches parents de ceux qui avaient également envahi les Gaules pour se mêler aux habitants ibères et iures!. Mais déjà l'élément germanique état représenté parmi les neaplades du sudsest de fa contrée, puise qu'elles étaient pour li plupart formées de Belges, immigrés depuis un siècle au moins et chez lesquels se trouvait sans doute une certaine part de sang tudesque. Dans la Bretagne insulaire, aussi bien que dans fa Gaule du nord, vivaient des Morins, des Rémois, des Mr'bates, d'ailleurs les plus civilisés de tous les habitants de li Bretagne, ceux que Fagri-
EWuight, The Celi, the Roman and the Suron.
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culture et l'industrie avaient le plus enrichis. Lors des grandes migrations qu'amena l'affaissement de l'empire, des tribus germaniques du nord vinrent conquérir leur part du monde romain et s'établirent solidement dans la Bretagne, exterminant où asservissant les habitants du pays. Les Jutes, guerriers émigrés du Jydland, prirent pied dans Pile de Thanet, sur le territoire de Kent, dans l'ile de Wight, sur les côtes du Hampshire; les Saxons, comprenant diverses peuplades de la basse Allemagne et surlout des Frisons, occupèrent le bassin de Ta Tamise et les côtes qui, d'après eux, ont pris les noms d'Essex et de Sussex ; les Angles, venus des campagnes méridionales de la péninsule Cimbrique, conquirent sur les Bretons les régions du centre et du nord de l'Angleterre, Plus tard, les Danois et es Normands, émigrés directement de la Scandinavie, puis les Normands francisés et les Français qui les accompagnaient, se mélèrent aussi, au nombre de cinquante mille environ, à la population de la Grande- Bretagne, déjà si multiple d'origine. Depuis cette époque, l'Angleterre n'a plus été envahie; mais, lors des persécutions religieuses, des fugitifs des Flandres, de la Saintonge, des Cévennes, des vallées Vaudoises, vinrent en foule y chercher un asile, ajoutant quelques éléments nouveaux à ceux dont la nation s'est graduellement formée. Ge sont des types appartenant aux groupes seplentrionaux, au moins depuis l'origine de l'histoire écrite, qui constituent par leur mélange le fond même de la population actuelle des Îles Britanniques : Celtes, Bretons et Germains, Saxons ou Scandinaves, sont les ancêtres des Anglais actuels. Il n'est point conforme à la vérité de les désigner d'une manière générale par le nom d’Anglo-Saxons, comme s'ils n'avaient d’autres aïeux que les envahisseurs germains venus des bords de l'Elbe et de la péninsule Cimbrique. Le nom d’Anglo-Celtes proposé par Huxley et d'autres anthropologistes est le seul qui convienne aux habitants de l'Angleterre, ainsi qu'à tous ceux du Royaume-Uni pris dans leur ensemble, Toutefois, dans le Tangage ordinaire, on se sert indifféremment de noms qui, loin d’être synonymes, indiqueraient pour le peuple lui-même des origines toutes différentes. Aïnsi les deux grandes îles sont appelées « Britanniques », comme si elles n'étaient encore peuplées que &e Bretons, et l'île maitresse n'a d'autre nom que celui de € Grande-Bretagne » ou simplement de « Bretagne » (Britain). En revanche, le mot « Angleterre » ou € pays des Angles » (England), appliqué géographiquement à une partie de la Grande-Bretagne, est aussi employé dans le langage ordinaire pour désigner la nation tout entière.
Mais si la race anglo-celte est partout mélangée, du moins est-il certaines
provinces où l’on sait, à s'en pas douter, que tel ou tel élément ethnique