FAUNE DE L'ATLANTIQUE BORÉAL
l'Atlantique, tels que le Kattegat et la Baltique, la proportion de calcaire esCencore plus considérable !. La destruction des falaises riveraines fournit constamment des matériaux à la mer pour la construction de roches nouvebles,
Pendant le cours des dix derniers siècles, l'action de l'homme à pu modilier quelque peu la faune de l'Atlantique boréal. Les pêcheurs basques ont d'abord exterminé l'espèce de baleine qui fréquentait leurs parages, Plus tard, la baleine franche, que l'on rencontrait au large des côtes européennes dans toutes les mers du Nord, a été pourchassée à outrance par les Basques et d'autres marins ; depuis le commencement du dix-huitième siècle, on à dù la poursuivre de plus en plus loin au bord des glaces flottantes de l'Océan polaire: c'est en parcourant les mers où elle s'est réfugiée que Scoresby à pu recueillir les observations qui font de son livre l'un des plus utiles à consulter sur les mers glaciales*. Au commencement du siècle, on luait enmoyenne plus d'un millier de baleines par an dans les mers du Npitzberg; en 1814, on en massacra dans ces parages quatorze cent trente sept; mais d'année en année l'animal se fit plus rare; il avait disparu en 1840, Pour atteindre leur proie, les baleiniers ont à courir les mêmes dangers que les explorateurs des chemins polaires, Actuellement la chasse de Ta baleine est presque abandonnée dans l'Atlantique du Nord. Les pêcheurs de cétacés ne cherchent plus ces géants des mers, et quant aux énormes rorquals, ils n'ont pas assez d'huile pour que Ia capture en soit profitable ; jusqu'à maintenant on ne les à utilisés qu'en les découpant pour en fabriquer du gnano, Le morse, jadis si commun que les Normands, sans quitter les eaux de la Scandinavie, trouvaient de quoi payer leur « denier de Saint-Pierre » en ivoire dentaire de ect animal, ne se rencontre plus que dans les parages du Nord : autrefois on évaluait à 10000 ou 80 000 les morses qui peuplaient l'ile de la Madeleine : ils n'y sont plus maintenant assez nombreux pour valoir la peine d'être chasss; mais les bateaux de pêche poursuivent loujours le gtobicéphale ou grindehval, dont les Féringeois où marins des Färoër tuent, à eux seuls, plus de 1200 individus par an.
* Proportion du calcaire dans l'eau marine :
Moyenne de l'Océan. tes eee << + 2.96 pour 1000. Atlantique boréal, entre Le 30° et le 55e de latitude... 3.07 » Kattegat . 5.929 »
Baltique .
Dee honns Eue, ae mans e BE) »
(Forchhammer, Philosophical Transactions, 1865.) * An account of the Arctic Regions, 1820.
lrminger, Notes sur les pêches du Danemark, des iles F ärüer, ele,
9x NOUVELLE GÉOGRAPIHE UNIVERSELLE.
Les pêcheurs eapturent aussi le scimmus borealis (haakjäring, hakat). grand squale qui voyage solitaire dans les profondeurs de l'Océan du nord et le tuent pour lui enlever le foie; environ 25 000 requins de cette espèce sont massacrés chaque année sur les seules côtes d'Islande, On ehasse surtout les phoques, dont einq espèces peuplent les côtes de l'Islande, de Jan Mayen, du Spitzberg, et sont entraînés çà et là dans les mers glaciales sur les glaces flottantes que poussent les vents et les courants, Les phoques exlerminés annuellement dans les eaux qui s'étendent de la Scandinavie au Grônland sont évalués à un millier", L'industrie moderne, de plus en plus âpre à la curée, demande toujours une plus grande provision d'huiles et de peaux, et les pêcheurs continuent leurs tueries avee un acharnement croissant, Or, comme tout se tient dans la nature et que l'ensemble des organismes forme un enchainement immense, des cétacés puissants aux foraminifères imperceptibles, toute rupture de l'ancien équilibre dans une des parties de la faune marine doit produire un déplacement général dans toutes les autres parties de ce monde vivant, juiqu'aux êtres les plus rudimentaires.
Quant aux poissons de mer que poursuivent les pècheurs dans le voisinage des côtes et sur les banes, ils ne semblent pas jusqu'à maintenant être menacés d'extermination par l'homme, tant est grande la multitude de leurs œufs : d'ailleurs les massacres de poissons que font les marins ne sont que peu de chose en comparaison du prodigieux carnage qui s'accomplit dans les eaux elles-mêmes entre les espèces ennemies, On sait quelle est l'importance de la morue pour l'alimentation de l'homme, mais il n'est pas à craindre que Îles pécheurs des côtes d'Islande, ceux de Roekall, du banc des Färôer et du Doggerbank, ‘dans la mer du Nord, ni les vingt mille Norvégiens et Lapons qui les poursuivent autour des îles Lofoten, en diminuent la race : seulement les bandes de ces animaux ne se montrent pas toujours dans les mêmes parages, et naguère, avant que le télégraphe électique ne renseignât Îles marius. ceux-ci perdaient souvent plusieurs jours où mème des semaines à leu recherche, Tandis que la plupart des poissons, entre autres le saumoa, l'esturgeon, l'éperlan, quittent les profondeurs des mers pour aller dépeser leurs œufs dans les rivières et le long
des côtes, la morue, ainsi que l’a découvert Nars, le célèbre naturaliste
norvégien, pond ses œufs en pleine mer et les embryons se développent
loin des rivages, Ainsi, quelle que soit la destruction du fretin et des grands poissons dans le voisinage du littoral, les immenses laboratoires où se renouvelle la race elle-même ne sont pas atteints.
Les harengs, dont on pêche au moins trois cent millions sur les seules
‘Ch, Grad, Esquisse physique des iles Spitibergen.
hakat) L u nord . espèce chasse mde, de ales sur ps vxlerui Gronus àpre à Le peaux, sant. Or, animes minitères arties de les autres s.
s le voisienant ètre ltitude de ns ne sont accomplit quelle est n'est pas ckall, du ingt mille , en dimiitrent pas aphe élecplusieurs lupart des t les proet le long aturaliste sveloppent les grands
« es OÙ =
les seules