‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 219 sur 552 · CAERNARVON, MILFORD-HAVEN · texte numérisé non relu

CAERNARVON, MILFORD-HAVEN

d'un château : sa plage de bains est la plus fréquentée du pays de Galles, et des rangées d'hôtels élégants se développent en croissant sur la berge. Aberystwyth est la ville la plus populeuse du comté de Cardigan, dont ln capitale, située beaucoup plus au sud, près de l'embouchure de la Teifi, n'est guère qu'un bourg de pêcheurs,

La cité de Pembroke, l'ancienne Dyfed, dont l'appellation galloise actuelle, Pen Fro ou « Tête de la Presqu'île », a pris une forme anglaise, donne son nom au comté qui forme la péninsule extrême du pays de Galles : un beau château normand dresse encore ses tours ruinées au-dessus des maisons, Pembroke est, en dehors de la région industrielle, la ville galloise la plus

considérable, et doit une certaine importance aux chantiers de construction que l'État possède dans la baie voisine et qu'il a protégés par de

grands ouvrages militaires, La baie si parfaitement abritée qui envoie l'une de ses ramifications jusque près de Pembroke, baigne aussi de ses eaux la petite ville de Milford, d’où le nom de Milford-Haven donné à la mer intérieure. Milford, fondée au douzième siècle par des Flamands, eut jusqu'à deux cents navires dans son port et fut alors une ville très-florissante : souvent on à proposé d'y établir l'une des stations navales de l'Angleterre, et certes Milford-Haven, moins vaste que la rade de Brest, mais beaucoup mieux garanti des vents du large et moins périlleux à l'entrée, pourrait facilement abriter tous les vaisseaux de la Grande-Bretagne ; mais l'État possède déjà les prodigieux arsenaux de Woolwich, de Chatham, de Portsmouth, de Devonport, et recule devant les dépenses que demanderait la fondation d’un établissement du même genre, sur les bords d’un golfe presque solitaire ; c'est l’industrie privée qui s'empare de Milford pour y creuser des bassins et y construire de vastes entrepôts, qui donnent aux importateurs de marchandises de l'Amérique et des Indes une avance de vingt heures sur les négociants de Liverpool *. En attendant la complète réalisation de ses rêves, Milford est une ville amoindrie, de même que la cité épiscopale de Saint-David’s, située près de l'extrémité de la péninsule du même nom. Haverfordwest, bâtie sur un ruisseau élargi en estuaire qui va se mêler aux eaux de Milford-Haven, a mieux gardé son rang. Au sudest, sur les bords de la baie de Caermarthen, s'élève la ville de bains trèspittoresque de Tenby.

Caermarthen ou Carmarthen, chef-lieu de comté, était jadis considérée comme la capitale de la Galles du Sud; mais, quoique fort bien située,

! Flotte de pêche et de commerce d’Aberystwyth en 1877 : 284 navires jaugeant 37 390 tonnes.

* Mouvement du port de Milford, en 1877, sans les caboteurs sur lest : 2465 navires, jaugeant . . . . . . . . . . . . . . . 643050 tonnes.

dans les campagnes fertiles qu'arrose la Towy, la « cité de Merlin » est moins populeuse que les villes commerçantes du littoral, Llanelly" et surtout Swansea, l’ancien Abertawe où « Havre-Tawe ». Dès le douzième | siècle, dit Borrow, Swansea avait quelque importance coinme lieu d'industrie pour la fonte des métaux, mais elle n’eut de grande usine qu'au commencement du dix-huitième siècle. L'immense avantage que donnent à cette ville ses mines d’anthracite et de houille, lui assura d’abord la clien-

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