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liquide de plus de 0 mètres d'épaisseur, Ses grands abimes, à lorient de l'Écosse, ont 100 et 120 mètres. Dans ses parages méridionaux, l'endroit le plus profond, à à kilomètres au sud de Helsobuid, n'a que 06 mètres : c'est
1 Neplune français.
Es
une couche d'eau à peu près égale à la hauteur du rocher qui domine cette région des flots, Dans son ensemble, le fond de la mer du Nord ressemble à ces watlen de ses rivages dont les vasières s'étendent à perte de vue, traversées dans tous les sens par des fosses que les courants et les conflits de marées ont creusées dans les sables et que l’on peut comparer à des bras de méduses se ramifiant à l'infini. Le lit tout entier de la mer du Nord n'est qu'un immense bane, divisé en de nombreux bas-fonds secondaires. Évidemment, ces plaines de la mer, où tout relief naturel a disparu sous les sables et les vases, doivent leur uniformité singulière à un phénomène unique, agissant à la fois sur de vastes étendues. La plupart des géologues considèrent la mer du Nord comme ayant été, à l'époque glaciaire, le golfe où les courants poussaient en longs convois les masses flottantes tombées des glaciers de la Scandinavie, de l'Islande, de la Grande-Bretagne'. Ces ulaces, se renouvelant incessamment dans le golfe sans issue, y laissaient tomber les pierres, les débris de toute espèce dont ils étaient chargés; les restes de montagnes et de plateaux, menuisés à l'infini, devinrent ainsi le fond marin. Encore de nos jours, ce travail de comblement de la mer du Nord se continue; les glaces ne viennent plus, il est vrai, s’échouer sur les côtes de la Frise; mais le courant polaire, qui se fait sentir faiblement dans le vaste golfe, y entraine des pierres ponees rejetées par les volcans de Jan Mayen et de l'Islande”. C'est le même phénomène, quoique l'importance géologique en soit infiniment moindre. On se demande seulement comment il à pu se faire que la mer du Nord se comblât peu à peu, tandis qu'au nord-est la fosse du Skager Rak maintenait ses profondeurs de 300 à 500 el même à 800 mètres, le long des côtes de la Norvège méridionale. La ause en est probablement aux glaciers qui emplissaient jadis cette fosse profonde, ancien fjord immergé dans lequel viennent s'unir plusieurs autres fjords secondaires; c'est en dehors ‘de cette cavité que les masses rétnies des fleuves de glace entraient dans le grand courant polaire, qui devait les entrainer plus au sud et en distribuer les débris sur le fond.
La mer Baltique, vers laquelle s'avance, en forme de bras, cette fosse du Skager Rak, est, comme la mer du Nord, un golfe de l'Atlantique boréal, mais elle diffère de cet océan aussi bien par la composition que par les
{ Ramsay, Physical Geology and Geography of Great Britain, p. 157 3 Annales hydrographiqu's, #° trimestre IN73,