‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 232 sur 552 · RP ET IE · texte numérisé non relu

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tation de Londres! ; mais elle est aussi une ville de science. Patrie de Humphrey Davy, elle tient à honneur d'entretenir d'assez riches collections de géologie et d'histoire naturelle, Portheurno, près de Penzance, et d’autres criques du voisinage sont les points d'attache de trois câbles télégraphiques réunissant à l'Angleterre les ports espagnols de Santander et de Vigo et le village portugais de Carcavellos, près de Lisbonne, pour se ramifier au delà, par d’autres lignes, à Gibraltar et dans la Méditerranée ; en outre, un câble sous-marin va rejoindre, à 85 kilomètres en mer, vers le sud-ouest, un navire aux aguets qui hêle tous les bâtiments de passage pour les signaler aux armateurs de Londres.

Falmouth, à l’est du massif qui se termine par le cap Lizard, est une des nombreuses villes de la Grande-Bretagne qui possèdent un excellent port, assez vaste pour abriter des flottes entières. La rivière Fal, qui lui a donné son nom, s’élargit en un estuaire sinueux, ramifié en criques latérales : e’est à le port de Falmouth, défendu en outre à l'entrée par un brise-lames ; un promontoire conique, portant à la cime un vieux château, borne la rade du côté de la haute mer. Falmouth, pourvue de magasins, de bassins de carénage et de quais, est une des villes les mieux placées pour servir de point de départ ou d'arrivée aux voyageurs transatlantiques. Un grand nombre de bateaux à vapeur y font escale et son commerce est considérable*. Le chef-lieu de la Cornouaille, Truro, est également situé sur l'estuaire de Falmouth, mais à l'extrémité de sa ramification la plus septentrionale : c’est un port d'expédition pour le minerai des disticts environnants; 1l partage avec Penzance et Falmouth l'honneur d’être le siège de sociétés savantes. Truro est la patrie des deux voyageurs Richard et John Lander.

A l'est de Falmouth se succèdent le port de Saint-Austell, où l'on fabrique des poteries, et Fowey, ville qui fut la plus importante de tout le sudouest de l'Angleterre, il y a trois siècles, alors qu'une maison solitaire occupait l'endroit où s'élèvent aujourd’hui les édifices de Falmouth. Lors du siège de Calais, Fowey fournit 47 navires à la flotte d'Édouard H;

! Mouvement du port de Penzance, en 1877, sans les caboteurs sur lest : 1275 navires, jaugeant , . . . . . . . . . . 99 550 tonnes. Le]

Bateaux de pêche de Penzance en 1877 : 506 embarcations montées par 2215 pêcheurs.

# Mouvement du port de Falmouth en 1877, sans les caboteurs sur lest : 1423 navires, jaugeant 185 500 tonnes,

Flotte h » » 146» n 17600 »

5 Mouvement du port de Truro, en 1877, sans les caboteurs sur lest :

956 navires jugeant... . . . . . . . 95 990 tonnes,

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FALMOUTH, TRURO, FOWEY. 121

elle était surtout la ville des pirates; ses marins livraient même des combats à d'autres Anglais et mirent en déroute les matelots de Rye et de Winchelsea, En 1457, les Français brûlèrent la ville. Sa rade, accessible à tous les navires el par tous les vents, est encore très-fréquentée !,

La puissante Plymouth, réunie maintenant à Devonport et à Stonchouse,

N° 88. — ESTUAIRE DE FALMOUTIH ET DE TRURO,

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Profond'de 0 à 20m. de 20m. àu-dels.

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est devenue la cité la plus populeuse de toute la côte méridionale de l'Angle-

terre. Nulle n'a été plus fréquemment mentionnée dans l'histoire des expé-

ditions de guerre et de découvertes : de À partirent Francis Drake en 1977 ! Mouvement du port de Fowey en 1877 : 2771 navires chargés, jaugeant 220 550 tonnes.

Flotte commerciale de » » 179 » » » 18 060 »

Bateaux de pêche de h » 245 embarcations montées par 795 pêcheurs.

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et Cook en 1772. Quoique ville de guerre, entourée d'ouvrages fortifiés et dressant des murs crénelés sur tous ses promontoires, Plymouth est une ville admirable d'aspect, L'estuaire où vient d'entrer la rivière Plym mêle

. dans la rade ses eaux à celles d'un autre estuaire, beaucoup plus vaste, où

débouche la rivière Tamar. Des coteaux qui dominent Plymouth, des promenades qui bordent les quais, on ne voit partout que baies et détroits, parsemés de navires : ici des bateaux à vapeur qui vont et viennent d'un rivage à l'autre, là des voiliers à l'ancre dans le port; plus loin, des navires de guerre ou des pontons rasés, semblables à d'énormes maisons, et sur la mer, qui blanchit au delà du brise-lames, les bâtiments aux voiles gonflées, En face de la ville, de l'autre côté d’un détroit, s'élève la colline de Mount-Edgecumbe, revètue des beaux arbres d'un pare, que des allées divisent en massifs pittoresques ; quand le soleil éclaire le paysage, on se croirait, à la vue des groupes de pins maritimes, transporté sur les côtes de la Méditerranée, dans quelque cité d'Italie. Le havre de Plymouth est, comme celui de Falmouth, un ensemble de ports d’une superficie totale de plus de 700 hectares et des flottes entières y trouveraient un abri; mais l'entrée est largement ouverte du côté de Ja mer et toute la partie de la rade au bord de laquelle est bâtie la ville était jadis menacée par les vagues de tempête, On à osé leur barrer le passage par une digue (break-water) de 1554 mètres de longueur, comprenant une masse de 2 millions et demi de mètres cubes d'un marbre grossier, qui fut longtemps considérée comme lun des monuments les plus étonnants de l’industrie humaine. Cette œuvre, commencée en 1812 par l'Écossais Rennie, fut terminée en 1846; mais il faut y travailler sans cesse et la recharger de blocs, non-seulement parce que les vagues viennent en desceller les pierres, mais aussi parce que les pholades y creusent leurs cavités, qui donnent à la roche l'aspect de la pierre ponce. Il est arrivé pendant une tempête que la digue à été rompue par la force de la mer et que des pierres du poids de 60 et de 80 lonnes ont été déplacées : même un navire échoué a été lancé, par-dessus le brise-lames, dans les eaux de la rade intérieure!. D'ailleurs l'est constaté par les hommes de l'art que la digue de Plymouth n'est pas assez élevée au-dessus de l'eau : les vagues la franchissent par les gros temps, et le mouvement ondulatoire du flot se continue jusque dans le port”.

Plymouth peut montrer dans ses limites mêmes et dans ses environs immédiats d’autres monuments remarquables du génie industriel de l’An-

1 Carus, Engiand und Schottland im Jahre 1844. * Cialdi, Del molo ondoso del mare. — Revue maritime et coloniale, janvier 1876.

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uleterre : elle a, dans le quartier moderne de Stonehouse, à l'extrémité d'une péninsule qui sépare les deux rades du Sound et de l'Hamouze, les immenses dépôts d'approvisionnement de la marine; dans le quartier de Devonport, tout entouré de remparts, elle possède un grand arsenal et de vastes chantiers pour les vaisseaux de guerre; au nord-ouest de la ville,

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un pont de chemin de fer, d'une longueur de 685 mètres, franchit l'estuaire de la Tamar à 50 mètres de hauteur, pour atteindre à Saltash la rive de Cornouaille. En pleine mer, la ville de Plymouth s'annonce par le superbe phare d’Eddystone ou de la « Pierre du Remous », construit sur une roche isolée. Dès 1696, on avait élevé en cet endroit un phare de

bois, que la mer emporta quelques années après, Une nouvelle tour dis-

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parut aussi, Le troisième édilice, dressé en 1756 par Smeaton, subsiste encore; mais il est nécessaire de le rebâtir, parce que les vagues rongent en dessous la partie du rocher où il s'élève : pendant les tempêtes, des lames, glissant sur li courbe de la tour, s'élancent à plus de 30 mètres jusque au-dessus de la lanterne et s'étalent dans l'air en une immense ombelle, Le futur monument aura 40 mètres de haut, afin que le feu n'en soit jamais masqué par les vagues,

Quoique le territoire dont Plymouth est le marché naturel ne soit pas considérable, cette ville fait un grand commerce, surtout comme place de ravitaillement pour la marine anglaise". ne se trouve qu'une seule agglo-

méralign d'hommes de quelque importance dans le bassin fluvial dont P

\= mouth occupe l'issue + est la ville minière de Tavistock, située dans une vallée du Dartmoor, La plupart des autres villes du comté de Devon sont elles-mêmes des ports où communiquent directement avec des estuaires. Au sud de li péninsule la plus avancée da Devon s'ouvre la rade de Salcombe, qui ne fait pas de commerce direct avec l'étranger, quoiqu'elle possède une flottille de navires assez considérable”, Immédiatement à l'est de la péninsule qui se termine par le promontoire de Start-Point s'ouvre l'estuaire sinueux de la Dart, où se jette la rivière du même nom, et que garde à l'entrée a ville pittoresque de Dartmouth, bâtie en amphithéitre sur la colline 5 e'est la patrie de l'inventeur Neweomen®. Plus loin se montre Brixham, petit port où débarqua Guillaume d'Orange en 1688 et qui, sans faire de commerce direct, possède néanmoins une flottille assez

considérable! puis, au delà du cap de Berry-Head, se déroule la gra-

cieuse plage en hémieyele de Tor-Bay (baie de Tor), dominée par de belles

Mouvement du port de Plymouth, en IN77, non compris les caboteurs sur lest :

Entrées. 0. ee a à 26% navires, jaugeant 698 311 tonnes, Sorties. ee . 2444 ' 015 017 Total... 6069 navires, jaug. 1213 398 tonnes.

Flotte commerciale du port en 1ST7 :

aT navires, jugeant 4 0 4 0 0. | ee 45 000 !

? Elotie de commerce de Salcombe en ANTT :

SN navires, jaugeant, 4 : , : Me | : 17 nes, 5 Mouvement du port de Dartmouth en 1877, sans les caboteurs sur lest : 1459 navires, jaugeant 102 350 tonnes Flot'e de commerce de \ , 497 » » 1067 »

Flottille de péche de » » 981 bateaux, montés par 1052 hommes. = Flottille de commeree appartenant aux armateurs de Brixham en 1877 :

225 navires, jaugeant. 4, 4 4 4 4 4 4 4, 19 910 tonnes.

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