‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 279 sur 552 · REF · texte numérisé non relu

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A8 NOUVELLE GÉOGRAPIE UNIVERSELLE.

légiature les plus appréciés des Londoniens. Mais du reste on est déjà dans Londres. Les faubourgs se succèdent : Teddington, où commence la marée ; Twickenham, où beaucoup d'hommes célèbres ont vécu et qui possède l'un des meilleurs observatoires de l'Angleterre; Isleworth, Brentford, Petersham et Richmond, avec ses pelouses, son vaste pare où les daims paissent par centaines, sa terrasse d’où l’on voit à ses pieds la courbe si gracieuse de la Tamise, ombragée par des arbres touffus d’une incomparable beauté.

Londres ou London, là capitale des [les Britanniques et de leur immense empire colonial, est en même temps la ville la plus populeuse de la Terre : pour li multitude des habitants, elle ne fut probablement égalée à aucune époque de l'histoire. Ni Babylone, ni Memphis, ni jamais grande cité de la Chine n'ont eu de pareilles foules dans leurs murs, et si Rome et Byzance, les deux métropoles 6e ancien monde, avaient pu à l'époque de leur prospérité se fondre en une seule ville, elles n'auraient encore contenu qu'une population bien faible, en comparaison de la mer d'hommes qui s’est rassemblée dans la eité prucipale de l'Angleterre.

On la déjà dit depuis longtemps, Londres est une «€ provinee couverte de maisons ». Une fois entré dans ce labyrinthe de constructions, il semble qu'on n'en puisse jamais sortir sans le secours de la vapeur : le piéton le plus dur à la fatigue se lasse à parcourir l'interminable ville; les rues succèdent aux rues sans qu'il voie l’espace S'ouvrir à l'horizon. Toujours des maisons, des usines, des gares de chemins de fer, des villas, des jardins, puis encore des murs de brique, toujours des alvéoles de la grande ruche humaine S'ajoutant les uns aux autres jusqu'à perte de vue. Même au milieu des champs et des pares extérieurs, on pourrait se croire dans Londres, car de chaque côté des routes les maisons forment une ligne connue, de la capitale à ses annexes et de celles-ci à de longs faubourgs. En sortant de Londres à l'ouest on peut traverser ainsi, comme si lon était dans la même agglomération urbaine, Hammersmith, puis Chiswiek, puis rentford, Isleworth et Twickenham., Une route parallèle traverse la longue ville formée par Shepherd’s Bush, Acton, Ealing. Au nord, Hampstead, Iighgate, Hornses, Tottenham, Edmonton s'avancent au loin comme les bras d'un polvpe. De même, en cheminant au sud et au sud-ouest, Dulwich succède à Brixton, puis viennent Sydenham, Norwood, Croydon, et de village en village on peut aller ainsi jusqu’à Epsom, à plus de vingt kilomètres de distance, sans avoir vu la véritable campagne autrement que par de courtes échappées. Des milliers de personnes naissent, vivent el meurent dans les quartiers du centre de Londres sans jamais contempler un autre

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