‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 281 sur 552 · N NN NN À SSSS CR · texte numérisé non relu

N NN NN À SSSS CR

"S ÿ “À S + À Eu HS IË ‘ao!

Ÿ ÿ 5 d à È VS ÈS S'S! *s è TERSSS

Grave pur Evhard.

De oem de A 2 9 ee 0 me

ee

bed ours er Sim grilles

TES ’ y " à

administratifs de la métropole, l'ensemble de la population dite londonienne présente des écarts de plusieurs centaines de milliers, même de près d'un million d'hommes",

La concentration de si grandes mulluitudes s'explique par les avantages évidents de la position de Londres, Elle occupe un emplacement géographique excellent à la fois comme entrepôt d'une contrée agricole, comme lieu de convergence et de passage, comme port fluvial et maritime, et comme ville centrale de commerce par rapport au monde entier : sauf la clarté d'un beau ciel, elle a tous les avantages ; elle a su même, comparée à tant d’autres capitales, se donner celui de la salubrité.

D'abord Londres est à l'issue naturelle de la riche vallée de la Tamise, une des plus vastes de l'Angleterre, la plus fertile, celle où les commu nications se sont faites de tout temps avec le plus de facilité. Grâce au cours tranquille et aux eaux profondes de la rivière et de ses affluents, les embarcations pouvaient, dès les premiers siècles de l’histoire connue, descendre de toutes les parties du bassin, et les denrées apportées par le Father Thames allaient s’'emmagasiner dans le lieu d’entrepôt où commençait la navigation maritime, Londres était ce lieu d’entrepôt nécessaire. En effet, e'est Tà que s'élèvent les dernières collines riveraines et que la rivière, devenue fleuve de marée, présente le dernier lieu de passage facile entre les deux rives. Plus bas, la Tamise serpente entre des terres marécageuses et fréquemment inondées, puis s'étale en un large golfe aux bords jadis indécis. Là, toute communication entre l'un et l'autre rivage devient une véritable traversée maritime, quelquefois accompagnée de dangers, et souvent les habitants du littoral préféraient remonter vers la ville d'amont, où le passage s’opérait sans péril. Londres se trouvait à l'endroit précis où des bacs et des ponts devaient poser une limite à la mer et réunir les campagnes des deux rives. En outre, Londres était assez bien siluée pour se défendre en cas de guerre extérieure. Elle à, comme Paris, l'avantage d’être protégée du côté de la mer par les nombreux replis de son fleuve : dans le voisinage d'un grand estuaire de navigation où peuvent entrer des flottes ennemies, cet avantage est immense. On s’en aperçut

! Population de Londres en : 1861. 1871. 1878. Londres, bourgs parlementaires. . . . . . 2640253 hab. 5 024 066 hab. 3 527000 hab. » d'après les tables de l'état civi (316 kilomètres carrés) . . . . 2803989 » 5 254 260 » 3 580 000 » » dans les limites du Board of Works (305 kil. car.) . . . . . . . 2 808 862 » 3266987 » 3 594000 » » district postal (1170 kilom. carr.). 2967 956 » 5 536 129 » 3990000 »

district de police (1830 kil. carr.). 3 299 720 » 3 885 641 » 4447000 »

ondome de

ilages 'OCTA— mme e, ot auf la

parée

mise, nmuce au lents, nue, ar le menaire.

ue la

ssage erres golfe autre gnée vers ait à mer bien aris, * son vent reçut

Dhab.

LONDRES, on

bien lorsque les vaisseaux hollandais de Ruvyter, pénétant dans la Tamise, durent s'arrêter en route après avoir causé plus de frayeur que de mal.

A ne considérer Londres que dans ses rapports avec le reste de l'île, elle jouit d'une prééminence naturelle, qui devait s'accroitre de siècle en siècle à cause du réseau sans cesse grandissant des routes convergeant vers ce point vital de la contrée. La position de Londres par rapport aux mers environnantes el aux rivages opposés du continent ajoute encore à ces premiers avantages des condilions extraordinaires de prospérité. La forme même de l'estuare de la Tamise est des plus heureuses pour attirer le commerce. ïien plus largement ouvert que le golfe du Humber, bien plus profond, plus sûr et moins semé de banes de sable que la baie du Wash, le vaste | entonnoir que forme la Tamise maritime est le lieu de refuge le mieux disposé pour accueillir les vaisseaux qui parcourent en multitudes les mers voisines, D'ailleurs l'estuaire qui sert de rade extérieure à Londres est situé tout près de l'angle sud-oriental de la Grande-Bretagne, c'est-à-dire près du détroit qui réunit les deux mers, la Manche et la mer du Nord, et par suite Londres est devenue le marché de l'énorme mouvement des échanges produit par les deux grands courants commerciaux qui viennent s'y rencontrer. De même qu'à l'issue de la Manche, les deux flots de marée, l’un provenant f directement de l'Atlantique, l'autre ayant fait son immense circuit autour des îles Britanniques, se heurtent et se superposent en double flux, de même le trafie maritime de la Manche et celui des mers scandinaves s’entremèélent dans le port de Londres et y prennent une activité qu'ils n'auraient point eue S'ils n'avaient trouvé ce marché commun.

Relativement à l'Europe entière et à l’ensemble des continents, Londres occupe également une position des plus heureuses. Tant que l'Angleterre n'eut qu'une faible population de quatre ou cinq nullions d'hommes et que d'incessantes guerres civiles employèrent à l'œuvre de destruction toutes les énergies du peuple, Londres ne profita point de ses avantages pour servir d’entrepôt au commerce international; mais dès que les Anglais songèrent à prendre leur part des richesses que procure la grande navigation, la supériorité géographique du port de la Tamise sur tous ses rivaux des mers européennes se révéla. Londres est située à peu près exactement au milieu de toutes les régions océaniques de l'Europe, entre le détroit de Gibraltar et le cap Nord de la Scandinavie ; elle est aussi placée au centre de gravité de tout l'hémisphère continental : c’est là que se trouve préei-

sément le lieu de rendez-vous le plus naturel pour les navires qui vont

prendre leurs chargements sur les deux rives de l'Amérique, dans lextrème Orient, en Océanie ; de toutes les extrémités de la terre, les lignes de navi-

er eq

Page 1