‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 289 sur 552 · NATALITÉ · texte numérisé non relu

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quartiers des West-[ndia-Docks on rencontre par centaines des matelots de toutes les races du monde, nègres, Hindous, Malais, Chinois, Polynésiens : en aucun lieu de la terre on ne pourrait faire d'études ethnologiques plus complètes, La population immigrée du continent, à peine plus forte en proportion qu'elle ne l'était au milieu du seizième siècle !, n'est que d'un cinquantième environ du nombre total des habitants, et presque sans exception ces étrangers résident à Londres pour leurs affaires ? : tandis que les Anglais qui habitent Paris y sont allés afin de dépenser leur argent, e'est alin d'en gagner que les Français se rendent à Londres, De là, entre les deux colonies, de frappants contrastes qui ne sont pas seulement ceux de la race!

Pour se faire une idée de l’immensité des foules qui se pressent dans Londres, il n'est pas nécessaire d'assister à l'une de ces fêtes ou cérémonies nationales qui attirent plus d'un million de personnes sur le parcours d’un cortège. I suffit de voir aux heures d'affaires les principales rues de la Cité, Cheapside, Ludgate-Hill, Cannon-Street, Lombard-Street, quand les voitures, les chars, les camions de toute espèce semblent être confondus en une seule masse : pourtant on finit par reconnaitre dans ce chaos mobile deux courants continus, toujours distinets, auxquels chaque rue latérale verse un affluent et qui savent s'éviter comme deux êtres vivants. Au-dessous de la foule qui couvre les voitures s'agite une autre foule qui se glisse entre les chevaux, entre les roues, et se précipite en deux flots contraires le long des maisons. De minute en minute un bruit sourd annonce l'arrivée d’un train et des vomitoires de quelque gare s'élancent par centaines d’autres piétons qui se mêlent à la mer mouvante des êtres humains et s'y perdent bientôt, Le « pont de Londres », principale voie de communication entre la Cité et le quartier de Southwark, est traversé chaque jour par 500 000 personnes au moins*, et d'année en année la foule s'y presse plus nombreuse : démoli une première fois en 1829 pour être reconstruit sur de plus larges dimensions, il devra être rebàti de nouveau pour donner un lit suffisant au « fleuve d'hommes qui passe sur le fleuve inconscient » *. Du côté de ce pont tourné vers la mer on voit sur les

! Etrangers à Londres en 1567 : 4851.

# Population de Londres (d’après les tables du recensement) en I8TE :

Natifs de Londres... . . . . . 205%976h. | Allemands . 19 775 be » d'Angleterre et Galles... 944682 » | Fiangtiss 2 à 4 4 + à A0719 pd GOSSie Lu nue 41 099 » | Hollandais . 4 2 » » d'Irlande 91171 » | Polbnalss à à 4 à se à 4299 » » des possessions Britanniques. 25 494 » 1 Keandinaves . . . . . . 2987 »

5 Mouvement journalier du pont de Londres en 1875 : 20 000 voitures, 170 000 p étons. # Charles Dickens,

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012 NOUVELLE GÉOGRAPIHE UNIVERSELLE,

deux rives une forêt de mâts et d'agrès, laissant à peine, au milieu de ln Tamise, un chemin suffisant pour les innombrables embarcations qui se croisent, suivant le flot où Juttant contre la marée, De l'autre eôté, des bateaux à vapeur, où les voyageurs se pressent de la proue à la poupe, apparaissent où disparaissent entre les arches d'un viadue, incessamment ébranté par Le passage des trains. Ces € mouches », ces bateaux-insectes, qui vont, viennent, S'atlachent un moment à la rive, puis repartent prestement, se vidant à chaque escale de leur chargement d'hommes et se renrplissant toujours, sont des quais mobiles, pour ainsi dire, cheminant de l'une à l'autre extrémité de la ville,

Le chemin de fer métropolitain et les autres voies ferrées qui passent au-dessus des maisons, sur de hautes arcades, où bien au-dessous des édilices, en souterrains et en tranchées profondes, sont, comme la Tamise et les rues de la Cité, parcourus chaque jour par des centaines de milliers d'hommes : on ne peut évaluer À moins de cent millions de personnes le mouvement annuel des voyageurs dans les stations de Londres, Dans les gares souterraines les plus fréquentées, toujours emplies d'une atmosphère sulfureuse, résonnant sans cesse du roulement des wagons, on voit à peine s'enfuir un convoi qu'un autre apparait déjà. Dans l'intérieur de limmense agglomération londonienne, de Brentford à Greenwich et de Sydenham à Highyate, plus de cent cinquante stations, grandes et petites, mettent en communication les uns avec les autres tous les quartiers de Lx métropole et les lignes maîtresses qui se dirigent vers la province : sauf quelques courts trajets, les voyages dans Londres <e font maintenant par Va vapeurs dans un avenir prochain, le cercle formé par La ligne métropolitaine sera complet, et les trains, remorqués par des machines fixes et rattachés au même câble, tourneront incessamment comme un astre dans son orbite, Grâce à son réseau de voies rapides, la ville peut s'étendre indéfiniment dans les campagnes, au grand avantage de la salubrité publique ; si elle n'avait mis la houille à son service, elle devrait, comme Paris et la plupart des autres villes du continent, s'accroitre surtout en hauteur, en posant dans chaque maison étage sur étage. Néanmoins, Londres à dû construire déjà en maints endroits de ces énormes bâtisses où des milliers de personnes peuvent vivre les unes sur les autres en un espace restreint. Telle est la gare-hôtel des chemins de fer de Midland, prodigieux entassement de briques et de fer, avec des tourelles, des pavillons, des portes triomphales, tels sont les autres hôtels construits pour les voyageurs près des grandes stations où s'arrêtent les trains de la province. Ces palais, dont on voit de loin la haute masse dominant tout un quartier de

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