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s'accroit le nombre des citoyens ou /reemen possédant le droit de vote
PES RER Aer et
dans la Cité, diminuent les habitants proprement dits : plus ce petit coin de la Terre S'asservit de peuples par la puissance de ses capitaux, plus
sa propre population décroit, PMailleurs, la cause n'en est pas seulement
au phénomène économique naturel qui porte à concentrer tout le mou-
vement des grandes affaires dans un même quartier, au détriment de l'industrie et du commerce proprement dit; l'administration de la Cité aide fi de son mieux à la diminution des habitants par le percement de larges ave- 'l aues à travers les quartiers pauvres, Lors des abattis de maisons qui se fl firent dans la vallée de la Fleet pour le prolongement de la rue de Farringdon, près de huit mille familles d'artisans furent expulsées à la fois, et des édifices publies, des gares pour les chemins de fer, des palais pour les compagnies prirent la place des humbles demeures, Pendant les quarante dernières années, au moins cinquante mille ouvriers ont été ainsi renvoyés de la
î 1 Population el maisons de la Cité :
$ : ’ — ; 1801... ... 16508 maisons. 128 835 habitants.
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CITÉ, QUARTIERS DE LONDRES. d17
Cité et sont allés s'entasser dans les quartiers environnants, Il n’y a plus de pauvres dans la Cité, mais ils sont d'autant plus nombreux aux alentours. La quantité des paroisses locales n'a point diminuf, et leurs revenus annuels se sont accrus. Îen est qui ne comprennent pas même une cinquantaine d'habitants et qui, n'ayant point un seul indigent à qui distribuer leurs fonds de secours, Les emploient en festins et en traitements pour une tourbe d'employés à sinécures.
Les quartiers les plus misérables de Londres se trouvent en contact immédiat avec cette riche Cité, dont les seuls résidents seront bientôt des employés et des concierges. Dans les environs de la Tour et des bassins flottants est le dédale des rues où l'étranger redoute de S'aventurer etoù ne pénètrent que rarement les Londoniens des riches quartiers. La boue des rues se continue dans les corridors des maisons; les murs sont mouchetés d'ordures; des loques pendent aux fenêtres; des odeurs rances où fétides se méôlent à l'atmosphère; la plupart des hommes et des femmes que l'on rencontre dans les rues ont les yeux caves, la figure amaigrie, et portent des vêtements souillés, défroque dix fois vendue de fripier à fripier et qui, après avoir appartenu aux gentlemen et aux ladies des beaux quartiers du West-End, finit en haillons sur le corps des habitants de Shadwell et de Wapping. Au sud de la Tamise, certaines ruelles de Rotherhithe, de Bermondsey, de Lambeth, sont aussi des sentines de misère : e'est avec joie qu'après S'y être égaré, on revoit les bords de Ta Tamise, quelque grande avenue ou la verdure d'un jardin publie. Quel contraste entre l'aspect des quartiers pauvres el ceux des fauboures somptueux! mais aussi quelle différence dans le genre de vie des habitants et dans la durée de leur existence! La moyenne de là mortalité annuelle varie de 1% à 60 par mille personnes, suivant les rues, et à où la mort fauche si rapidement, c’est que le manque de travail, de pain et de tout bien-être lui ont facilité la tâche. Ce que Londres cache de misères est indicible !!
Les districts qui entourent la Cité au nord-est et au nord, et qui sont peuplés surtout par des artisans, Spitallields, Bethnal-Green, Clerkenwell, forment la transition entre les quartiers pauvres de Londres et ceux qu'habitent principalement les gens de la bourgeoisie. Là déjà presque toutes les maisons se conforment au type de la demeure anglaise : un fossé de 2 ou 5 mètres de profondeur et défendu de grilles sépare la rue de Ha façade ; de même qu'on pénètre dans une forteresse par un pont-levis, de même c'est par une plaque ou par un perron jeté sur le fossé qu'il faut
! Henry Mayÿhew, London Labour and London Poor.
PACE Lanta RESTE.