MUSÉES DE LONDRES
tielles, se succèdent sans ordre ; néanmoins li méthode s'introduit peu à peu et çà et là brillent quelques œuvres capitales que l'on admire simplement, sans se demander si on les à mises à la place qu'elles devraient HUE occuper : entre autres, le musée possède des sculptures de Ta Renaissance A italienne que Florence méme pourrait lui envier 5 il a surtout les sept admirables cartons de Raphaël, véritables peintures produisant le même effet que des fresques. Dans la collection des modeles scientifiques se votent Lis aussi quelques-uns des objets que les mécaniciens viennent étudier avec RH LS révérence, les plus anciennes machines d'Arkwright, de Watt, de Stephenson. À ses propres richesses, le musée de South-Kensinglon +joute aussi un grand nombre d'œuvres d'art fort précieuses, bijoux d'or, émaux, pierres lines, sculptures, qui lui sont confiées par de riches amateurs afin que les artistes el le publie puissent les étudier, Les collections du musée de South-Kensington sont de celles que le Parlement favorise le plus dans le [e) budget. Pendant les premières années qui ont suivi la fondation du musée, #1 le « département des Arts et des Nciences » dépensa de quatre à eimq mile fe
lions de francs par an pour l'accroissement de leurs trésors ; en moyenne, les frais d'entretien et de moulage dépassent an mullion?, Toutefois 1lest fâcheux qu'un musée semblable, qui est à le fois une école d'art et de science, se trouve à lune des extrémités d'un faubourg arisloeratique de Londres, loin du centre de La ville et de la population à laquelle 11 devrail profiter. Pour obvier à ce désavantage, une succursale du 1ausée de South-Kensington à été fondée dans le fwubour: industriel de Bethnal-
Green, En outre, des œuvres d'art et des livres d'étude sont expédiés dans {74 toutes les écoles de F'Angleterre. si
A côté de South-Ker-imgion, sur l'emplacement de Pancienne Exposition de 1862, où s'élévesa prochainement toute une cité de musées, se trouve la précieuse collection de Ta Compagnie des Indes : lt sont rassemblés tous les minéraux, toutes les matières premières que fournit Le sol si riche de l'Hindoustan, tous les échantillons de Findustrie et les objets les plus remarquables de Part des Hindous : nulle part en Europe on ne voit plus d'objets réunis qui permettent d'étudier de loin Fhistoire et la vie intine des peuples de la péninsule du Gange. Felest l'avantage qu'ont les collections spéciales sur les grands musées où tout se trouve réuni : elles guident
l'étude du visiteur instruit el soutiennent son attention. Londres possède
‘ Perrot, Revue des Deux-Mondes, V7 mi INTS.
? Dépenses d’entrelien du musée de South-Kensmalton en INTS :
ë 973050 fr, sans compter les frais de moulage, les photographies, ete, En outre, 200000 » acquisitions d'objets d'art,
no NOUVELLE GÉOGRAPIRE UNIVERSELLE.
plusieurs de ces musées spéciaux, admirablement ordonnés, qui contribuent tint au progrès de la science : tels sont le musée géologique de Jermyn- Street, que fonda de la Bèche, et le musée anatomique établi par Job Hunter au sud du grand square de Lincoln's Inn Fields. Presque toutes les sociétés savantes qui ont leur siège à Londres possèdent aussi de riches collections et surtout des bibliothèques spéciales d'une valeur inestimable. Guildhall, le palais municipal de la Cité, qui renferme lt bibliothèque publique la plus fréquentée de Londres!, contient la plupart des ouvrages, des cartes et des précieux documents relatifs à l'histoire de la capitale. L'Institution Royale, la Société de Géologie, qui est là plus ancienne du monde, li Nociété d'Anthropologie, la Société Linnéenne, enfin la Société de Géographie*, qui a pris l'initiative de tant de voyages d'exploration, sont toutes dans une situation prospère et disposent de capitaux considérables qui leu permettent d'accroître leurs richesses au profit de la science, La Société Zoologique, à laquelle on a donné une partie de Regents Park, a la plus riche collection d'animaux vivants qui existe dans le monde”: elle se compose de 2269 individus. La Société d'Horticulture à de fort beaux jerdins à South-Kensington, mais c'est à Kew, à l'ouest de Londres. que Se trouve le jardin botanique de à métropole, Le plus riche et 1e mneux catreten de FEurope. Ce jardins où la foule se presse les dimanches d'été pour échapper à Fennui mortel de la ville, est en méme temps un pare, où l'on peut deviser tranquillement assis sur le gazon des pelouses, à l'ombre des marronniers ou des cèdres*. Deux musées s'élèvent en diverses parties du pare : des serres nombreuses, assez vastes pour enfermer des arbres, sont éparses dans l'enceinte, L'une d'elles, qui sert de jardii d'hiver pour les plantes de la zone tempérée, couvre une supertieie de près de deux Liers d'hectire ; dans une autre eroissent les palmiers, les eveadées, les bananiers, les pandanus, les dragonniers, les bambous : on pourrait se croire transporté tout à coup dans une forêt vierge du Nouveau Monde, si l'on n'apereevait au-dessus des éventails de feuille le toit de verre sur lequel vient se déposer l'humidité de l'air extérieur, Dans les environs de Londres, notamment à Chiswiek, de riches propriétaires ont aussi des jardins qui peuvent se comparer par quelques-unes de leurs collections de fleurs et de leurs serres à l'établissement de Kew. Quant au € Paluis de Cristal », ! Bibliothèques publiques de Londres en ARTS : 59, Lecteurs à la bibliothèque de Guildhall en 1877 : 287 012,
* Budget de la Société de Géographie de Londres en 1876 : 290 290 francs. Nombre des membres : 3332,
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Nombre des membres de la Société : 55113 receltes en 1877, 873870 fr; visiteurs, 915 764, 4 Nombre des visiteurs en AN77 : 688 000
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