MONTAGNES, FALAISES, RIVIÈRES DU YORKSHIRE
reculent avec elle, L'emplacement où se trouvaient la cité de Ravenspur, les villages de Kilnsea, de Hyde, d'Auburn, d'Upsal, d’autres encore, est maintenant en pleine mer. Une roche superbe, la Matrone, indique l'endroit où se dressait l’ancienne falaise. Des lacs, des étangs, situés sur le plateau, ont disparu avec les roches qui les portaient : l’un d'eux, Sandley Mere, reposait sur des alluvions remplies de dents d’éléphants !.
Sur les rives du Humber, c’est le phénomène inverse qui ’accomplit ; là, des alluvions, dont le flot s’est chargé en démolissant les falaises de Holderness, se déposent en bancs vaseux et s'ajoutent à la terre ferme ou aux îles de l'estuaire. Ainsi « lle Noyée », Sunk Island, qui n'avait pas même 5 hectares de surface au milieu du dix-septième siècle et qui se trouvait à plus de 1600 mètres de la rive du Humber, entre deux chenaux navigables, est maintenant rattachée à la côte septentrionale, et ses prairies, endiguées par l’homme, s'étendent sur un espace de 51 kilomètres arrés ; elles forment, en face de Great Grimsby, une sorte de péninsule émoussée à la pointe. De même, en amont de Hull, de vastes étendues qui jadis étaient couvertes par les eaux sont devenues terre ferme, mais en cet endroit la nature à été constamment guidée dans son œuvre par le génie de l’homme. La plaine où se réunissent l'Ouse et le Trent était jadis un marécage, reste du lac qui s'était formé à l'ouest de la chaîne du littoral, avant le percement de la eluse où passe le Humber. La grande île où se trouve le village d'Epworth et qui porte encore son nom scandinave , Axholme, et les îlots de Wroot et de Crowle, s'élèvent au-dessus de la plaine basse, et presque tous les habitants de la contrée se sont groupés sur les pentes de ces hauteurs pour éviter le sol incertain et fuir l'air empoisonné du marais. Mais depuis le moyen âge les terres qui entourent Axholme ont été graduellement asséchées. Ici, comme dans les fens du Wash, les Hollandais ont initié les habitants du pays aux travaux hydrauliques, et l’une des fosses maitresses, Puteh River, rappelle encore par son nom les services qu'ont rendus ces étrangers; mais le sol de la contrée à été fréquemment remanié depuis. Des canaux découpent tout le pays en polygones de grandeur irrégulière et c'est à grand'pein si l'on peut reconnaître les anciens méandres de la rivière Don et de lIdle ou « Paresseuse », qui s’attardaient autrefois dans la plaine presque déponrvue de pente, On s’est oceupé surtout de donner une déclivité à la campagne ; grâce à la rivière Trent, qui apporte des eaux chargées de troubles, on à pu exhausser la partie supérieure de l'ancien marais, tandis que la partie
!Philipps, Rivers, Mountains and Sea Coast of Yorkshire; — Ramsay, Physical Geology and Geography of Great Britain.
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inférieure est égouttée par des fossés profonds : c'est la méthode italienne du colmatage, appliquée avec succès sur le sol de l'Angleterre.