N° 129, — YORK
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n'eut pas déplacé l’industrie et en même temps les populations et le siège de la puissance commerciale. York est au bord d'une rivière large et navigable, à la bouche d'un affluent, au milieu d'une plaine (vale af York) d'une fertilité singulière, et à l'endroit où passe la voie historique du commerce et des armées entre le sud et le nord de l'Angleterre. Il était en effet naturel que le chemin tracé de l'estuaire de la Tamise vers les frontières de l'Écosse s'éloignât de la mer pour éviter les sinuosités du rivage et surtout les marais qui continuent les golfes dans l’intérieur. En laissant à l'est les fens du Wash, la route devait pénétrer dans la vallée du Trent,
puis contourner à l'ouest les terres marécageuses au milieu desquelles AA 75
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se mélent les eaux du Trent et de l'Ouse. Mais, après avoir remonté ee dernier fleuve jusqu'à l'endroit où sa direction cesse de courir du nord au sud, la route devait le traverser pour ne pas faire un long détour. C'est au lieu de passage naturel de l'Ouse que les Brigantes avaient fondé leur apitale, Eburac ou Eborac, devenue plus tard, sous le nom d'Eburacum, la colonie la plus importante de toute la Bretagne romaine : c'est là que mourut Septime Sévère en 211, À l'autorité politique succéda Ja puissance religieuse : dès le commencement du septième sièele, York était le siège d'un évèché, devenu plus tard un archevéché qui disputa le premier rang à Canterbury. Les maires de York sont les seuls, avec ceux de Londres, d'Édimbourg et de Dublin, qui aient droit au titre de Lord et à ses prérogatives.
Quelques vestiges de fondations romaines ont été reconnus à York ; mais les édifices eux-mêmes ont disparu : tous les monuments curieux sont du moyen âge. Au-dessus des constructions modernes qu'on appelle le « Chàleau » et qui renferment les tribunaux et la prison, s'élève encore une tour bâtie par Guillaume le Conquérant, à l'endroit où s'était dressée une forteresse romaine. Les remparts, en grande partie conservés, entourent la ville de leur polygone irrégulier, d'un développement total de # kilomètres environ, et forment une promenade des plus agréables. La cathédrale, bâtie dans le quartier le plus haut de la ville, est un monument dont la construction à duré pendant presque toute la période de logive et qui présente néanmoins une assez grande unité dans son ensemble : la fenêtre de sa façade , au-dessus du porche, est d’une rare magnificence ; les deux tours, comme dans presque toutes les anciennes cathédrales anglaises, ne sont pas assez hautes en proportion de la nef, York a, sur les villes beaucoup plus vastes du district industriel, l'avantage de posséder plus de richesses léguées par le passé, des collections plus intéressantes, plus de vie scientifique, une individualité bien autrement précise. Par sa physionomie générale, c’est la ville anglaise par excellence. York est la patrie du sculpteur Flaxman.
Les bâtiments de plus de 100 tonneaux remontent l'Ouse jusqu'à York ; des navires d’un tonnage beaucoup plus fort pénètrent dans cette rivière jusqu’à Selby, située un peu en amont du confluent de la Derwent, qui baigne dans son cours supérieur la ville commerçante de New Malton. Mais c'est au bord de l'estuaire du Humber que se trouve le grand port de la province, Kingston-upon-Hull, appelée d'ordinaire du simple nom de Hull, comme la petite rivière à l'embouchure de laquelle elle est assise. Hull jouit, sur la côte orientale de l'Angleterre, d’une position analogue à celle
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