MUR D'HADRIEN, ILE DE MAN
creusé un fossé large de {1 mètres et profond de plus de #4 mètres, et du côté du sud se trouvait un autre fossé plus étroit, hordé de retranchements en terre et en pierre; des stations militaires, des forteresses, des postes d'observation se succédaient le long du rempart à des intervalles rapprochés. La ville près de laquelle se terminait la muraille, du côté de l'est, porte le nom de Walls-End (Wallsend) où € Fin du Mur » : située au milieu du bassin houiller des bords de la Tyne, elle livrait autrefois les meilleures espèces de charbon de Newcastle; mais sa mine, jadis la plus impor tante de toutes, a été remplie par ies eaux.
Les habitants du Northumberland, dont le territoire a été si souvent disputé par Anglais et Écossais, ressemblent à leurs voisins du nord par les mœurs et le langage; dans le peuple, aussi bien que dans l'aspect du pays, se voit la transition graduelle entre les deux contrées. Du côté de l'ouest, au contraire, l'opposition est brusque. Les Cumbriens sont restés longtemps un peuple à part, maintenant facilement les anciennes mœurs, à l'abri de ses montagnes. Encore après la conquête normande, les Cumbriens parlaient leur langue celtique, peu différente de celle des Gallois. Quelques familles nobles du pays se vantent de leur pure descendance saxonne et Hennent en médiocre estime les nobles de sonche rioins ancienne qui se disent d'origine normande. Les pemsmns eux-mêmes comptaient naguère parmi eux un grand nombre de familles libres, ayant eultivé la même terre, de père en fils, depuis plus de einq cents ans', Ces statesmen, possesseurs de leurs champs, étaient remarjuables entre tous par la noblesse de leur attitude, la dignité de leur langage, la fière indépendance de leur conduite, Attaqués par la grande propriété, ils ont dû vendre les uns après les au’ves leurs lopins de terre, et sont réduits maintenant à la condition de manœuvres, comme ous les autres paysans de la Grande-Bretagne.
L'ile de Man*°, située non loin du milieu de la mer d'Irlande, en vue des trois États qui composent le Royaume-Uni, est un peu plus rapprochée de l'Écosse que de l'Angleterre ; mais, à en juger par les profondeurs de la mer qui l'entoure, c'est au comté de Cumberland que File se rattache le plus naturellement : entre Man et les côtes anglaises, la sonde indique une épaisseur moyenne de oÙ mètres d'eau, tandis qu'elle est d'au moins
1 Wordsworth; — Emerson, English Traits
3 Superficie de l'ile, Population en 174. Population kilométrique 570 kilomètres carrés, 59 867 habitants. 9 habitants, 1. 79
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626 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVEXSELLE
90 mètres au nord de l'ile, vers le comté écossais de Wigtown, et qu'on trouve des profondeurs de 150 mètres en cinglant à l'ouest vers le port irlandais de Belfast. Pour savoir si l'île de Man était une dépendance naturelle de la Grande-Bretagne où de lirlande, on y aurait transporté, dit Halles ', des serpents et des crapauds que l'on ne rencontre pas dans la «verte Erin », et qui, d'après la légende, y meurent immédiatement : les reptiles importés à Man ayant vécu, on en conclut que celte île était anglaise, Les restes du grand cerf mégacéros, st nombreux en Hrlande, ont été découverts pour la première fois dans Pile de Man *. F La position de Man, à une distance presque égale de trois centres d’attraction puissants, à souvent permis aux insulaires de maintenir leur indépendance an milieu du cercle d'ennemis qui les entourait; d’autres fois, elle leur à fait rapidement changer de maîtres, suivant les oscillalions du pouvoir politique chez leurs voisins. Dans les premiers temps du moyen âge, les habitants de Man eurent à subir l'influence de l'Irlande el de l'Écosse; puis ils furent conquis par les pirates danois, par les chevaliers normands et firent partie du royaume des îles écossaises, pour former ensuite un domaine distinet, dont les rois peu fortunés se eontentaient d'ur diadème en étain. Man devint ensuite la propriété féodale Lit 1 de seigneurs où «€ rois » anglais, auxquels succéda un seigneur écossais, dont le gouvernement britannique racheta les titres chèrement et à diverses reprises, de 178% à 1825. Actuellement File de Man dépend politiquement de l'Angleterre, mais non d'un comté spécial, et sans avoir droit de représentation au Parlement : c'est une sorte de colonie, ayant ses institutions judiciaires en propre, sa chambre des communes élue et certains privilèges fiscaux. La population de Man peut done se considérer comme formant un État dans l'État, et d’ailleurs elle se distingue encore de ses voisins des trois royaumes par ses traditions, par sa double origine
eten partie par sa langue. L'idiome max, qu'on parle encore dans les dis-
tricts montagneux et au nord-ouest de File, ressenible plus au gaélie d'E-
LS cosse et à l'erse d'Irlande qu'au eymry et au bas-breton; mais la population
celtique est fortement mélangée de sang scandinave”. Actuellement tous
les habitants, sauf quelques vieillards, comprennent Fanglais, La € lite
a air
térature » manx ne se compose guère que de livres et de traités religieux ;
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elle comprend aussi quelques ballades du serzième siècle,
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Des collines assez élevées, se prolongeant en chaîne du noyd-est au sud-
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1 Atlas inaritèmus el commercialis, AT28,
? George Cumming, Îsle of Man.
5 Lathin, The Ethnology of the British Islands
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t qu'on le port e naturté, dit dans la ement :
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es d’atur leur d’autres oscillaemps du l'Irlande par les es, pour se con * féodale ÉCOSSAIS, nt et à dépend ins avoir e, ayant élue et msidérer e encore "origine s les disélie d'Ébpulation ent tous La « lit-
ligieux ;
au sud-
ILE DE MAN. 627 ouest, forment l'ossature de rochers autour de laquelle s'étendent les campagnes de l'île : une brèche qui fut un détroit, et qui traverse File de l’est
à l’ouest, sépare ces collines en deux massifs. Le sommet prineipal, croupe