NEWCASTLE, BERWICK, ÉCOSSE MÉRIDIONALE, (HE
lle
ux ou l'Ile Sainte, située près de la côte entre Alnwick et Berwick, était jadis
10 célèbre dans l'histoire ecclésiastique par son abbaye de Lindisfarne, dont il
au reste quelques débris. À marée basse, un isthime de sables et de galets réunit
de l'île à la grande terre".
ne
de XI
ur
le ÉCOSSE MÉRIDIONALE
ont COMTÉS DE WIGTOWN, AYR, KIRKCUDBNIGHT, DUMFRIES, HOXBURGH, SELKIRK, BERWICK, HADDINGSON, EDINBURGN, LINLITHGOW, PEEULES, LANARK, RENFREW, BUTE,
DUMDBDARTON, CLACKMANNAN, STIRLING, RINHOSS, FIFE.
pst
de La basse Écosse, comprise entre les deux isthmes, — c'est le nom qu'on
ss donne aux parties les plus étroites de la Grande-Bretagne, — est une région
lle naturelle bien distincte, à la fois par le sol et par les hommes qui l'habi-
ta tent. Le g.'fe de Solway, qui s'avance profondément dans les terres, jusqu'à
me plus de la moitié de la largeur que l'Écosse présente en eet endroit, la
Le sépare nettement de l'Angleterre, et la limite se continue à l'est par la
pe crête des Cheviot-Hills. Au nord de la Clyde et du golfe de Forth, la ligne
sl qui passe entre la haute et la basse Écosse est toute conventionnelle et
nt sans aucune précision ; elle est formée par tous les contreforts de mon-
on tagnes de la haute Écosse qui s’abaissent par degrés dans la plaine : ce
0- sont les obstacles du sol et la rigueur du climat qui séparent les popula-
nd lions. Dans son ensemble, l'Écosse méridionale, telle qu'elle s'est montrée dans l'histoire, coïncide assez bien dans ses limites naturelles avec l'espace compris jadis entre les deux marailles romaines. Cet espace est
de beaucoup inférieur par la superficie au reste de l'Écosse, mais il est
b. bien plus important par l’industrie et influence; sa population forme les deux tiers du nombre total des habitants ?.
Le contraste de l'Écosse et de l'Angleterre se manifeste même dans la structure géologique des deux contrées. Tandis que les diverses formations du Yorkshire, du Lancashire et du Cumberland affectent en général la direction du sud au nord, et que la chaîne Pennine est nettement orientée dans ce sens, les roches de l'Écosse, beaucoup plus régulières dans leurs
allures, se succèdent uniformément en se dirigeant du sud-ouest au nord-
est, de l’une à l’autre mer. Cette orientation est la même pour les Che-
* Hugh Miller, First impression of England and the English. # Comtés de l'Écosse méridionale :
Superficie. Population en 1871. Population kilométrique. 24087 kil. carrés. 2 231 599 hab. 93 habitants.
iv,
viot, les Carrick, les Louther, les Muirfoot et les Lammermuir-Hlills, au sud de la plaine d'entre Clyde et Forth, et pour les Grampians et les autres chaînes de montagnes du nord de l'Écosse, Mais si les crêtes sont parallèles dans les deux moitiés de la Calédonie, les roches différent : les, formations carbonifères de l'isthme contrastent avec les montagnes d'oriine plus ancienne qui occupent l'Écosse septentrionale, et l'on sait quelle influence ont eue, pour le peuplement de la contrée, les richesses contenues dans ces assises du territoire inférieur.
Même avant que l'exploitation du charbon de terre eût attiré les habitants en foule vers la plaine de la Clyde, la population s'était naturellement groupée dans ces régions basses, où l'avaient appelée la douceur relative du elimat, la facilité des communications et la fécondité du sol. Des bords du firth of Tay à ceux du firth of Clyde s'était établi le véritable centre de l'Écosse historique et c'est autour des villes de cette plaine du milieu que gravitaient les habitants des vallées latérales et des bassins secondaires. Un foyer de civilisation distinct de ceux de l'Angleterre devait exister dans cette partie de la Grande-Bretagne. L'île, beaucoup trop longue pour sa largeur avant la construction des grandes routes, et d’ailleurs habitée par des populations d'origine différente, non encore fondues en une même nation, devait se diviser en États politiques séparés : l'unité ne pouvait se faire qu'après des luttes prolongées. Même lorsque l'Angleterre proprement dite et l'Écosse eurent acquis chacune leur cohésion politique, ces deux pays restèrent constitués en royaumes séparés, el la ligne de partage, incessamment déplacée à la suite des guerres et des traités, finit par être fixée au firth de Solway, aux Cheviot-Hills et à l'embouchure de la Tweed, jusqu'au jour où se fit l'union pacifique des deux États. Peu de guerres séculaires furent plus acharnées que celles des Anglais et des Écossais : de chaque côté de la frontière oscillaient en un mouvement presque incessant le flux et le reflux des invasions. Les habitants de la basse Écosse, entraînés souvent dans leurs incursions par les tribus des Highlands, pénétraient dans l'Angleterre septentrionale et s'avancèrent même, en 1405, jusqu'à Shrewsbury, dans la vallée de la Severn. De leur côté, les Anglais, beaucoup plus nombreux, réussirent plusieurs fois à s'emparer de l'Écosse et dévastèrent fréquemment les terres fertiles de l'isthme. Les avantages naturels dont cette contrée jouissait pendant la paix, les richesses acquises par le commerce sur les bords des volfes de l'est et de l'ouest, la plaine fertile, les eaux abondantes, tout sollicitait les pillards du sud à de fréquentes invasions.
Les collines de Cheviot, qui forment la partie centrale de la frontière.